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Septembre 2000
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46 - 2000, DASCO 119 - Subvention au lycée Paul-Valéry (12e). - Montant : 1.600 F

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2000


M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DASCO 119 relatif à l'attribution d'une subvention au lycée Paul-Valéry.
Je donne la parole à l'orateur inscrit, M. Jean-Philippe HUBIN.
M. Jean-Philippe HUBIN. - Monsieur le Maire, nous avons là une subvention de 1.600 F. C'est très important. L'école en question a réclamé 6 ou 7.000 F, et je ne comprends pas du tout pour quelles raisons la Ville de Paris qui a pu dégager 5.000 F pour la Commune de Paris, et 50.000 F pour le concours de pétanque de l'Assemblée nationale, ne peut pas dégager 6.000 F pour ce voyage d'enfants qui doivent partir, et qui sont déjà partis d'ailleurs, à Rome et en Grèce.
Oui, je ne vois pas en quoi c'est risible lorsqu'il s'agit d'enfants qui s'intéressent à la culture latine.
Je ne pense pas que, Monsieur BRAVO, vous soyez contre les gens qui s'intéressent à nos origines les plus lointaines.
Notre civilisation étant comme chacun le sait la fille des civilisations latines et grecques.
Puisqu'il s'agit d'une trentaine d'enfants qui fréquentent le lycée Paul-Valéry - à la limite du 20e et du 12e - et qui s'intéressent à cette civilisation gréco-latine, nous devrions les encourager.
Je trouve déplorable le fait que nous n'ayons pas dégagé les 6.000 F qu'ils demandaient et que nous ayons ramené notre aide à 1.600 F. Comme quoi nous ne sommes pas d'accord avec la manière dont les choix sont faits ici : quand il s'agit de choses que nous jugeons importantes elles paraissent négligeables, et quand nous les jugeons négligeables, elles paraissent importantes.
Voilà pourquoi, Monsieur le Maire, je suis content de ne pas être totalement dans la majorité municipale de temps à autres.
M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - La parole est à Vincent REINA.
M. Vincent REINA, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Monsieur le Maire, vous me voyez particulièrement étonné par les propos de mon collègue Jean-Philippe HUBIN qui en règle générale sait aussi, en dehors de sa fougue, être raisonnable quand il le veut.
Il se trouve, cher Jean-Philippe HUBIN, qu'il y a un certain nombre de critères qui sont applicables et notamment au prorata du nombre d'élèves, et pour le lycée Paul-Valéry, en l'occurrence, vous avez indiqué que cela concernait une trentaine d'élèves, alors qu'il n'y en a que 22.
Sur les 22 élèves, seulement 9 étaient des collégiens, le reste étant des lycéens.
S'agissant des lycéens, le financement des séjours est de la compétence de la région, ce qui explique une participation de 6.000 F qui correspond aux 9 élèves du collège.
Si le nombre d'enfants du collège avait été plus important, bien évidemment, comme dans d'autres cas, la subvention aurait augmenté.
D'ailleurs je crois savoir que depuis un certain nombre de mois, en matière de subventions sur l'ensemble des arrondissements, pour avoir reçu quelques lettres de maires d'arrondissement, y compris de l'opposition municipale, il y avait une certaine satisfaction de voir que l'ensemble des dossiers étaient acceptés.
Là, en l'occurrence, je ne peux pas, à partir de critères, faire n'importe quoi. Cette subvention est attribuée aux seuls élèves des collèges.
Vous m'en voyez déçu, mon cher Monsieur HUBIN, mais il y a des règles et il faut les appliquer.
M. Jean-Philippe HUBIN. - Pour l'information de tous, il faut savoir que la dépense des parents était de 40.000 F !
M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - Merci, Monsieur HUBIN.
De toute façon, les lumières de la civilisation gréco-romaine continueront de nous inonder et avec ou sans subvention, nos élèves continueront à aller puiser aux sources.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 119.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, DASCO 119).