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Septembre 2000
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34 - 2000, JS 260 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'association "Paris football club 2000" une convention de partenariat

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2000


M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération JS 260 concernant la signature à l'institution "Paris football club 2000" d'une convention de partenariat.
La parole est à Mme BILLARD.
Mme Martine BILLARD, élue "Les Verts". - Merci, Monsieur le Maire.
Par ce projet de délibération, le Paris Football club aura reçu 11 millions de subventions pour l'année 2000, après avoir reçu 12 millions et quelques bricoles pour l'année 1999. Ceci sans compter la subvention pour charges locatives qui a d'ailleurs une fâcheuse tendance à l'augmentation constante.
La délibération justifie la convention par deux éléments.
Promouvoir une équipe de football amateur de haut niveau. De ce côté-là, c'est plutôt raté ! Pourtant, depuis 1997, la subvention a presque doublé. Pendant ce temps, l'équipe première est descendue de Nationale 1 à Championnat de France amateurs.
Il est question, dans cette délibération, d'engager des joueurs professionnels. Il faudrait savoir : soit c'est une équipe d'amateurs, soit ce n'est plus le cas mais cela ne peut pas être un mixte.
Deuxième élément : participer à l'animation sportive de l'Est parisien en direction des enfants et des jeunes.
C'est bien là que le bât blesse aussi.
Plusieurs familles du 20e se plaignent justement que tous les moyens du "Paris Football club" aillent à l'équipe première et que les équipes d'enfants et de jeunes soient délaissées.
D'ailleurs en 1996, les délibérations indiquaient 500 jeunes, encadrés par 50 entraîneurs et éducateurs. Aujourd'hui, il n'est plus questions que de 40 entraîneurs et éducateurs pour le même nombre de jeunes.
En résumé, le nombre de jeunes est le même qu'en 1996, le nombre d'éducateurs et d'entraîneurs, lui, est inférieur de 20 %.
L'équipe descend au niveau des championnats et pendant ce temps-là la subvention a pratiquement doublé.
A quoi sert tout cet argent ?
En 1999, nous avions eu droit à une présentation financière succincte de l'association. Nous apprenions ainsi que pour l'exercice 1997-1998, les recettes s'élevaient à 13 millions. Les dépenses s'élevaient à 12. 755.000 F.
Le budget prévisionnel pour l'année suivante était prévu à 16 millions. Cette année, qu'en est-il ? Nous n'en savons rien !
Cette délibération prévoit 7 millions de subventions et fait l'impasse de façon totale sur les données financières de l'association.
Il me semblait que justement il y avait une refonte de la présentation des demandes de subvention des associations qui devaient faire apparaître l'ensemble de ces données.
En résumé, le "Paris Football club" reçoit une subvention qui est presque égale au tiers de celle du P.S.G.
Il arrive en second derrière le P.S.G. comme club de sport, subventionné à Paris.
Pendant ce temps-là, les contrats bleus ne reçoivent que 5.200.000 F. L'ensemble des autres associations sportives parisiennes reçoit un peu plus de 16 millions.
Nous considérons donc que la subvention est excessive voire injustifiée. Nous demandons que les moyens financiers soient réorientés vers les activités sportives, des jeunes et des enfants, au lieu de ne servir qu'à des activités de prestige, même pas couronnées de succès.
Nous voterons contre cette subvention.
M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - M. CANE a la parole pour la réponse.
M. Dominique CANE, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
Il va de soi que je n'entre pas dans la polémique que soulève Mme BILLARD au sujet des classements de l'année dernière, des renseignements qu'elle n'a pas obtenus de certaines personnes qui se plaignent, dans le 20e. Tout cela vient d'une seule et unique personne qui a été évincée du "Paris F.C." et qui remue actuellement beaucoup de choses. Passons. Laissons courir ces affaires-là.
Je voudrais simplement déclarer qu'au terme d'une convention triennale conclue en 1998, la Ville de Paris a décidé de poursuivre son aide au "Paris football club" en passant un nouveau contrat avec l'association.
La nouvelle convention réorientait très clairement les objectifs de soutien apporté au club.
Au niveau de l'équipe Fanion, les objectifs affichés restent ambitieux, à savoir, regagner la division nationale dans les meilleurs délais avec, à terme, le passage à la deuxième division nationale de football professionnel.
L'aide de la Ville de Paris est plus que jamais subordonnée à une politique vigoureuse du club en direction des jeunes, et plus particulièrement des enfants des arrondissements de l'Est parisien.
Il faut rappeler en effet que le club anime 25 équipes de jeunes, possède plus de 550 adhérents, et fait vivre une école de sport. Elle participe activement à de nombreuses actions de prévention durant tout l'été dans l'Est parisien.
Compte tenu des résultats sportifs et de la réorganisation de l'équipe Fanion, il a été décidé de réduire très fortement le montant de la subvention annuelle qui est passée de 11.450.000 F en 1998 et 1999, à 7.420.000 F en 2000.
Si l'on raisonne en termes de saison sportive, c'est une diminution de près de 45 % que subit l'Est de la Ville de Paris.
Il convient de préciser, en outre, qu'à l'issue de cette convention, un bilan sera tiré avec la Ville de Paris. Ses conclusions vous seront bien sûr présentées.
Enfin, le fonctionnement de ces clubs s'effectue dans la plus grande clarté vis-à-vis de la Ville de Paris puisque des élus parisiens siègent à son conseil de surveillance, y compris des membres de l'opposition municipale.
J'ajoute que dans les années précédentes, le conseil d'administration et son président ont toujours déclaré que les documents comptables étaient toujours à la disposition de qui les souhaitait au Conseil de Paris. En revanche, si les informations n'ont pas été demandées, il est bien évident qu'elles n'ont pas été fournies. Je vous remercie.
M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - Merci, Monsieur CANE.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 260.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, JS 260).
M. Didier BARIANI, adjoint. - Je ne prends pas part au vote.
M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - Je vous remercie.