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Septembre 2000
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126 - III - Questions du groupe du Mouvement des citoyens.QOC 2000-470 Question de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris sur la piscine Molitor (16e)

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2000


Libellé de la question :
"M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens attirent l'attention de M. le Maire de Paris sur l'avenir de la piscine Molitor (16e).
Ils ont en effet accueilli avec satisfaction l'avis défavorable émis au mois d'août 2000 par Mme la Ministre de la Culture et de la Communication au permis de démolir de la piscine présenté par la Ville de Paris qui prévoyait notamment la destruction de la piscine d'hiver.
Cette décision intervient à la suite d'une demande de renforcement de la protection de cet édifice effectuée par M. Georges SARRE au début du mois de juillet 2000, auprès du Ministre de la Culture et de la Communication et du Secrétaire d'Etat au Patrimoine et à la Décentralisation culturelle.
Le communiqué du Ministère de la Culture, qui fait état de cette décision, précise que "l'ampleur des démolitions proposées ne laisserait subsister que quelques éléments de l'ouvrage inscrit. Elle est donc incompatible avec les principes de conservation et d'authenticité qui s'appliquent aux Monuments historiques, alors même que les progrès techniques réalisés dans le domaine du traitement des matériaux devraient permettre de conserver une large part de l'édifice protégé".
C'est pourquoi M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent à M. le Maire de Paris quelles sont ses intentions concernant la piscine Molitor. Ils rappellent leur souhait de voir la Ville de Paris lancer un nouveau projet destiné à préserver l'intégrité de cet équipement sportif et de loisirs.
Dans ce but, M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent à M. le Maire de Paris s'il entend, comme le propose à juste titre le Ministère de la Culture, s'appuyer sur le concours du Laboratoire de recherches sur les Monuments historiques.
Ils soulignent enfin à ce sujet que le patrimoine du XXe siècle constituera le thème central des prochaines journées du patrimoine, les 16 et 17 septembre 2000, et qu'à cette occasion notamment, ils souhaitent connaître la décision de M. le Maire de Paris répondant à leurs attentes."
Réponse (M. Dominique CANE, adjoint) :
"C'est par arrêté du 27 mars 1990 que la piscine Molitor fut inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Quelques jours après l'inscription, le 19 avril 1990, M. le Préfet de la Région d'Ile-de-France précisait toutefois à la Ville que cette mesure ne faisait pas disparaître la possibilité de réaliser un projet à condition que d'éventuelles adjonctions au volume existant et que l'option d'une reconstruction partielle n'altèrent pas la physionomie de l'ensemble au point de rendre vaine la protection.
Une esquisse d'aménagement tenant compte de ces remarques a été soumise au conservateur régional des Monuments historiques qui a signifié, le 26 juillet 1990, son avis favorable. Le projet a alors été affiné et a donné lieu à un avis favorable du directeur du patrimoine le 27 février 1992. Celui-ci écrivait notamment que le projet présenté par les architectes REICHEN et ROBERT "a su conserver et développer le caractère et la modestie de ce site qui en a fait le projet le plus sensible et le plus fidèle à l'esprit du lieu et de ses abords".
C'est sur la base de ce projet que le Conseil de Paris a approuvé, le 12 juillet 1999, diverses dispositions visant à réaliser la réhabilitation partielle et la reconstruction de la piscine ainsi qu'un programme hôtelier complémentaire. Une demande de permis de démolir et une demande de permis de construire ont donc été déposées conformément à cette délibération. Le 3 août 2000, Mme TASCA, Ministre de la Culture et de la Communication, a informé le Maire de Paris de sa décision de refuser l'autorisation nécessaire à la délivrance du permis de démolir.
Pour pouvoir comprendre cette position en apparente contradiction avec les avis précédents et en tirer les conséquences, la Ville de Paris a demandé au Ministre de lui communiquer les avis récents qui fondent sa décision, notamment ceux du conservateur régional du patrimoine, de l'architecte en chef chargé d'une mission d'Inspection générale des Monuments historiques, de l'architecte des Bâtiments de France et du Directeur régional des Affaires culturelles de l'Ile-de-France.
En l'absence de réponse à cette demande, il n'est pas possible d'apporter aujourd'hui une réponse à la question du devenir de cet ensemble immobilier."