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Juin 2011
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33 - 2011, DJS 111 - Signature d'une convention avec l'Evolution Sportive et Culturelle du XVe pour l'attribution d'une subvention. Montant : 27.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2011

33 - 2011, DJS 111 - Signature d'une convention avec l'Evolution Sportive et Culturelle du XVe pour l'attribution d'une subvention. Montant : 27.000 euros.

 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DJS 111, sur lequel Odette CHRISTIENNE s'est inscrite. Jean VUILLERMOZ lui répondra.

Madame CHRISTIENNE, vous avez la parole.

Mme Odette CHRISTIENNE, adjointe. - Monsieur le Maire, non seulement j'interviens sur le DJS 111, mais j?y associe également les 106, 85, 108, 23, 125 et 89, de façon globale.

Quelle place pour le sport dans notre société en mutation ? Quelle importance lui accorde la Ville ?

Pour nous, la pratique du sport est avant tout un plaisir, le plus souvent celui d'un vivre ensemble et donc un facteur d'équilibre individuel et aussi de cohésion sociale.

Sans doute n'avons-nous pas la mentalité des Anglo-Saxons qui valorisent le sport à l'école et à l'université. Dans notre système scolaire, il est encore considéré comme une curiosité exotique nettement séparée des autres disciplines.

Dans les ouvrages concernant l'école, actuellement encore, le sport est absent et occupe tout au plus parfois trois lignes. Il a été au cours de l'histoire quasiment exclu des programmes, sauf dans un contexte national spécifique.

Encore faut-il qu'alors l'usage en soit exemplaire. Il peut étonner, comme dans un contre-exemple que je vais citer et que l'on ne doit pas occulter, bien qu?il entache l'image de quelques hommes, auxquels nous sommes redevables d'un merveilleux héritage : l?école publique.

Jugez-en. Nous sommes en 1878, le contexte prête à des mises en cause et inévitablement celle de la morale inculquée aux élèves. Littré déclare : "Nous qui élevons nos enfants dans le bienveillant respect des pays étrangers, il faut changer tout cela."

Et alors on pense, comme remède, au sport.

Voilà que Jules Ferry met en valeur le rôle éducatif et patriotique des sociétés de gymnastique, de tir et d'instruction militaire.

Et voilà que, dans un large consensus, tant chez les enseignants que dans l'opinion publique, et même chez le fondateur de la Ligue de l'enseignement Jean Macé, on intègre par la loi du 27 janvier 1880, dans les programmes d'enseignement, y compris dans les écoles élémentaires, le couple gymnastique et instruction militaire.

Imaginez-vous : le 14 juillet 1882, le bataillon scolaire de 650 petits soldats des écoles élémentaires du 5e arrondissement est passé en revue.

Les usages critiquables, il y en a eu ! Cela incite à la vigilance contre les dérives possibles, encore de nos jours, dans l'utilisation du sport. Mais telle n'est pas notre perception de l'intérêt du sport.

Pour nous, il est évident que l?enjeu du sport est avant tout le bien-être. Nous voulons que le sport garde tout son sens, sa noblesse et la place qui lui revient dans la cité.

La politique de la Ville est à cet égard remarquable, contrairement à ce qui a été dit, qui, au-delà des activités périscolaires pour les enfants, veut favoriser la pratique des sports dans leur diversité pour l'ensemble de la population parisienne, pour les Parisiens de tous âges et de toutes conditions.

Rappelons que plus de 2.000 associations sportives utilisent 400 équipements de la Ville.

C'est dans cette perspective qu'aujourd'hui nous voulons particulièrement nous féliciter de la décision prise dès 2001 de conclure des conventions avec les associations sportives parisiennes et que 52 conventions devraient être renouvelées pour la saison sportive 2011-2012.

Comment ne pas saluer les engagements des associations dont les projets sont aujourd'hui soumis à nos délibérations ?

Ne citons que quelques exemples, comment ne pas soutenir le "Cercle des Escrimeurs Parisiens" qui manifeste avec une belle réussite la volonté de promouvoir les femmes désireuses d'exercer une discipline qui a toujours été réservée aux hommes ?

Comment ne pas se féliciter en constatant que le Sporting club universitaire de France investit dans le développement de la pratique sportive en milieu scolaire et participe, notamment aux ateliers bleus de la Ville, en organisant une bonne approche de la vie sportive, avec sept sections (rugby, natation, tennis, escrime, volley, basket et golf), proposées pour les 13e, 17e, 18e, 19e et 20e arrondissements, et veille à concilier l?éthique sportive et le sport de haut niveau.

Oui, le sport pour tous est une nécessité et nous devons mettre en évidence l'association "Evolution Sportive et Culturelle" du 15e, qui s'emploie notamment à permettre l'accès au sport à des familles aux revenus modestes.

Quant à l'association "Ménilmontant Patro Sport", créée en 2001, elle a diversifié les sections, elle favorise la pratique du sport au féminin. Il est intéressant de souligner que des activités peu répandues, telles que l'aquagym, qui ne concerne pas que des personnes présentant des handicaps ou en rééducation à la suite d?accident, ou la gymnastique rythmique.

Elle soutient également la pétanque, pratiquée à tous les âges, qui allie effort, adresse et convivialité dans la mixité.

La prise en compte des personnes en situation de handicap se développe également, "Cap Sport Art Aventure et Amitié" propose le basket fauteuil, en loisir ou en compétition selon les souhaits, le vélo à main comme loisir, mais l'association a également mis au point des ateliers de sensibilisation au handicap, déclinables selon tous les âges.

Un des projets soumis à notre projet de délibération concerne l'appui à 17 associations handisport.

Le Paris Alésia Football Club du 14e arrondissement, créé en 1907, perdure. Il est fortement engagé dans la vie locale. Il s'agit d'un club, filiale du P.S.G. qui accorde la priorité à la formation des jeunes et accueille notamment 435 joueurs licenciés.

Bien d'autres associations mériteraient vraiment d'être citées en exemple, pour les services qu'elles rendent aux Parisiens, aussi engageons-nous à voter favorablement pour la signature des diverses conventions.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Pour vous répondre, M. Jean VUILLERMOZ a la parole.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Je voudrais simplement remercier Odette CHRISTIENNE pour ses encouragements.

Effectivement, j'essaie de faire le maximum pour développer le sport dans la Ville, la réponse aux scolaires, aux associations et, plus largement, aux Parisiennes et aux Parisiens, ainsi d'ailleurs qu'à ceux qui travaillent dans Paris et qui souhaitent faire du sport dans Paris. Il faut aussi réserver des créneaux.

Je profite de cette occasion pour remercier Mme la directrice de la D.J.S. ainsi que les personnels de la D.J.S.

Voilà en quelque sorte ce que je pouvais dire. Evidemment, on pourrait largement développer sur le sport de proximité à Paris et sur les efforts fournis dans la dernière période.

Je voudrais simplement dire que, en ce qui concerne le sport de proximité, le budget est en hausse constante depuis 2001 et surtout depuis 2008, mais il faudra tous les ans que ce budget augmente, car c?est aussi une bonne réponse sociale notamment dans les quartiers et les quartiers politique de la ville, notamment à travers le football et d'autres sports.

Voilà. Merci, Odette, pour ces compliments et continuons le combat !

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 111.

Qui est favorable à son adoption ?

Pas d?opposition ?

Pas d?abstentions ?

Le projet de délibération est donc adopté. (2011, DJS 111).