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Juin 2011
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28 - 2011, Vœu déposé par le groupe PCF/PG pour l'arrêt du gel des concours de recrutements des professeurs de la Ville.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2011

28 - 2011, V?u déposé par le groupe PCF/PG pour l'arrêt du gel des concours de recrutements des professeurs de la Ville.

 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l?examen du v?u n° 5 relatif à l?arrêt du gel des concours de recrutement des professeurs de la Ville, déposé par le groupe Communiste et Parti de Gauche, présenté par Alexis CORBIÈRE en une minute.

M. Alexis CORBIÈRE. - Vous savez tous qu?il existe ce corps particulier, les professeurs de la Ville de Paris (les P.V.P.), qui interviennent dans nos écoles. Ils y jouent un rôle important, qui est indiscutablement une richesse. Je me fais l?écho d?une certaine inquiétude, notamment de l?organisation syndicale qui les représente concernant leurs conditions de travail et le nombre de postes ouverts.

Depuis l'année dernière, la Ville a gelé le nombre de postes au recrutement lors des concours, considérant qu'il y avait assez de postes et que les postes étaient tous pourvus.

Mais il y a un désaccord avec les organisations syndicales qui représentent les P.V.P. Elles considèrent que près d'une soixantaine de P.V.P. vont partir à la retraite dans les années qui viennent et que les personnes attendant sur les listes complémentaires ne suffiront pas à pourvoir ces remplacements.

Je sais que Mme BROSSEL répondra tout à l'heure. Je sais qu'elle tient à rassurer l'ensemble des représentants des P.V.P. J'écouterai ses arguments avec précision.

Je tiens à rappeler que, en 2002, les représentants des P.V.P. avaient signé un protocole d?accord avec M. Éric FERRAND, adjoint au Maire de Paris chargé des Affaires scolaires, selon lequel la Ville s'engageait à ce qu'en quatre ans nous passions de 827 postes à 862.

Voilà pourquoi j'attends des réponses, merci beaucoup.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Madame BROSSEL, vous avez la parole.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Merci beaucoup.

Tout d?abord, merci à Alexis CORBIÈRE d'avoir mis en lumière les Professeurs de la Ville de Paris, dont je découvre avec surprise, de jour en jour, qu'un certain nombre de personnes, intervenant de près ou de loin dans le champs de l'éducation à Paris, ne connaissent pas l'existence.

Or, les Professeurs de la Ville de Paris sont d'abord des intervenants absolument incroyables dans les établissements scolaires du premier degré, en élémentaire, où ils assurent l'enseignement aux enfants de la musique, des arts visuels et du sport.

Sans eux, nous n'aurions pas la même qualité d'enseignements. J'ai souhaité, dès que j'ai été en relation avec eux, au tout début de mon mandat, que nous puissions mettre les P.V.P. au c?ur du projet éducatif parisien.

Le projet éducatif parisien fait la part belle à toutes les opérations que nous avons appelées "l'Art pour grandir". L'accès de tous les enfants de Paris à la culture et à la pratique artistique amateur est un projet qui s'appuie, au jour le jour, sur les professeurs de la Ville de Paris.

Il m'apparaît important que nous puissions en permanence les maintenir au c?ur du projet éducatif parisien et les associer à toutes les réalisations que nous menons.

Je suis en ce moment même en train de faire la tournée d'un certain nombre de projets qui sont arrivés à maturation. On voit à quel point la qualité des travaux menés par les P.V.P. est importante. Cela me semblait important de redire cela aujourd'hui.

Un sujet n'est pas évoqué, mais c?est pourtant un sujet important et il me semblait important d?en dire un mot au Conseil de Paris aujourd'hui, c?est la question de la masterisation, puisque les Professeurs de la Ville de Paris ont un corps construit par homologie avec celui des professeurs des écoles.

Ce corps a été modifié, vous le savez, et un décret a suivi avec une nouvelle échelle indiciaire. Il a évidemment mis du temps à être publié, le décalage entre les lois et les décrets étant souvent important.

Je souhaitais vous annoncer que, lors du dernier C.T.P. de la DASCO qui s'est tenu il y a de cela dix jours, j'ai annoncé aux organisations syndicales qu'un groupe de travail allait être mis en place dès aujourd'hui, afin de pouvoir travailler à la transposition des modifications dans le statut de nos Professeurs de la Ville de Paris, avec pour objectif de pouvoir voter une délibération en cette fin d?année, pour que la mesure puisse se mettre en place dès le début de l'année 2012.

Evidemment, le SNADEM est associé à ces discussions. C'est la première chose, mais c'est important, puisque la revalorisation s'appliquera à un certain nombre de P.V.P.

Sur la question des concours, effectivement, le concours a été gelé l'année dernière. Il a été gelé tout bêtement, si je puis m?exprimer ainsi, parce que les personnes qui avaient été recrutées précédemment n'ont pas pu toutes être mises en poste, et ce parce que les P.V.P. sont un corps plutôt jeune, sur lequel il y a donc moins de départs en retraite.

J'ai le plaisir de pouvoir dire aujourd'hui que trois des P.V.P. qui avaient obtenu le concours il y a de cela deux ans seront enfin affectés sur un poste à la rentrée. On est sur une différence entre le nombre de postes ouverts à concours et la réalité concrète de la mise en emploi, de la mise en poste de ces personnes.

J'en ai pris l'engagement, je le redis aujourd'hui, évidemment, il n'y aura ni à cette rentrée ni à la rentrée suivante, d'enfants sans P.V.P. devant eux pour assurer cet enseignement de qualité.

Cela signifie que s'il devait y avoir des besoins en termes de recrutement, il y aurait ouverture de concours pour que les départs puissent être compensés, de manière à ce que les enfants aient en face d'eux les enseignants nécessaires à leur bonne réussite scolaire et à leur épanouissement personnel.

Un tout petit sujet reste difficile à maîtriser, c?est la date effective de départ en retraite, à laquelle vous faisiez allusion, Monsieur CORBIÈRE. Il y a divergence entre les chiffres que vous avez cités et ceux qui sont aujourd'hui actés par la Direction des Affaires scolaires et la D.R.H.

Atteindre un âge, dans les années à venir, ne veut malheureusement plus dire un départ en retraite automatique, puisqu'un certain nombre de personnels, comme c'est le cas dans l'Education nationale, repoussent leur date de départ en retraite.

C'est la raison pour laquelle le Rectorat de Paris s'est retrouvé avec 300 personnes en surnombre l'année dernière, car les gens partent moins en retraite, puisqu?ils subissent les conséquences de la réforme des retraites.

Nous avons exactement le même problème, c'est pourquoi il faut être vigilant sur l'analyse faite du nombre de personnes qui auront atteint l'âge de départ en retraite et le nombre de départs effectifs en retraite.

Je le redis, il n'y aura pas de classes sans P.V.P., pas d'enfants sans P.V.P., et si nous devons rouvrir des concours, nous les rouvrirons pour que les enfants de Paris puissent bénéficier de cet enseignement.

Le SNADEM va être reçu dès mardi par la directrice des Affaires scolaires. Je le recevrai évidemment, s'il le demande, pour que nous évoquions ce sujet.

Je vous propose bien volontiers que nous revenions sur ce sujet à la rentrée prochaine et dans les étapes qui seront pertinentes, par rapport aux départs effectifs en retraite, que ce soit en fin d'année calendaire ou en fin d?année scolaire, puisque l?on a deux étapes avec les enseignants.

Que nous puissions revenir sur ce sujet est en tout cas un engagement que je prends devant vous.

Comprenez bien que je ne souhaite pas en rouvrir si c'est pour que des personnes lauréates mettent plusieurs mois, voire plusieurs années à pouvoir enfin intégrer un poste.

Cela ne me paraît être ni de bonne gestion ni surtout de bonne gestion humaine pour les personnes en attente.

C?est pourquoi, si vous en êtes d?accord, espérant avoir répondu aux questions qui sont les vôtres, je vous demande de retirer ce v?u et que nous puissions refaire le point sur ce sujet.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci beaucoup.

Monsieur CORBIÈRE, à la lumière des explications très complètes qui viennent de vous être données, est-ce que vous? ?

M. Alexis CORBIÈRE. - Je prends acte des explications et des engagements que vous venez de prendre.

Je sais que vous rencontrez prochainement la principale organisation syndicale, je suis en contact avec elle. Au regard des conclusions qu'elle tirera de sa rencontre avec vous, je propose que nous en reparlions.

J'ai entendu votre engagement : vous ouvrirez des postes en cas de besoin. Je vous prendrai au mot, si vous ne respectiez pas votre parole à l'avenir.

Je retire momentanément ce v?u, mais c?est un sujet qui continuera à vous occuper, sans doute.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Je vous confirme que Colombe BROSSEL a l'habitude de tenir ses paroles.

Nous prenons acte du retrait.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Merci.