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Juin 2011
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96 - 2011, Vœu déposé par le groupe E.E.L.V.A. relatif à l'extension de l'opération Paris Respire vers l'est de Montmartre.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2011

96 - 2011, V?u déposé par le groupe E.E.L.V.A. relatif à l'extension de l'opération Paris Respire vers l'est de Montmartre.

 

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Le v?u n° 58, déposé par le groupe E.E.L.V.A., est relatif à l'extension de l'opération "Paris Respire" vers l'Est de Montmartre.

Je donne la parole à nouveau à M. le Président GAREL, pour une minute.

M. Sylvain GAREL. - Monsieur le Maire, depuis maintenant plusieurs années, Montmartre bénéficie d'une opération "Paris Respire".

Cette opération était d'abord limitée à l'Est du secteur de la Halle Saint-Pierre, puis s'est agrandie vers les rues Feutrier, André Del Sarte, Muller. Aujourd'hui, à la demande massive des riverains, nous souhaitons que ce dispositif soit étendu jusqu'au boulevard Barbès, sans, bien sûr, inclure le boulevard Barbès, pour permettre à ce quartier, qui est situé à l'Est de la Butte Montmartre, de pouvoir lui aussi mieux respirer le dimanche et les jours fériés.

Pour mettre en place ce dispositif, il ne nécessite que trois barriérages, au lieu de deux actuellement, et la présence de deux A.S.P., ce qui nous semble tout à fait limité en termes de personnels.

Cette opération a été d'ailleurs soutenue très largement lors du dernier Conseil du 18e arrondissement, puisque l'ensemble des élus a voté en faveur de ce projet.

Je vous remercie.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci.

Pour vous répondre, je donne d'abord la parole à M. le Représentant du Préfet de police.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - La Préfecture de police prend acte de cette demande. Néanmoins, il sera difficile d'y répondre de manière opérationnelle, car, effectivement, il y a déjà deux périmètres dans le 18e arrondissement, le quartier de l?Est de Montmartre et le quartier de la rue du Poteau, qui nécessitent beaucoup de points de surveillance et qui mobilisent déjà 9 A.S.P. chaque dimanche.

Or, les A.S.P., comme d'autres agents de statut municipal, sont quand même une denrée rare, particulièrement le dimanche, puisqu?ils travaillent majoritairement par des rythmes de semaine, 5-2, et que tout travail le dimanche doit être compensé et nécessite un réaménagement de l'horaire complet, qui d?ailleurs n?est plus disponible pour les missions de verbalisation du stationnement payant.

Donc, nous avons actuellement l'obligation chaque dimanche de prélever des A.S.P. dans les autres arrondissements pour tenir ces points et une extension qui entraînerait la nécessité d'avoir trois A.S.P. supplémentaires serait de ce point de vue problématique à assumer.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - La parole est à Mme Annick LEPETIT.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

En effet, le Conseil du 18e arrondissement a voté à l'unanimité ce v?u. J'émets un avis favorable. Je pense que les opérations "Paris Respire" sont très appréciées de nos concitoyens.

Il s'agit en fait d'une opération qui doit être étendue aux rues situées entre Clignancourt, Barbès, Rochechouart et Custine.

C'est une opération, c'est vrai, qui nécessite la présence d'agents, en plus des barrières qui sont posées à l'entrée des rues. Je parlais d?incivisme tout à l'heure, on n'en est pas très loin.

C'est vrai, j'entends bien ce que me dit M. le Préfet de police, à savoir qu'il faudrait mettre du personnel supplémentaire. Cela ne nous empêche pas de réfléchir à d'autres formes, pour empêcher, le dimanche, les voitures d'entrer dans un quartier.

On voit bien, par les expériences aujourd'hui que nous avons dans un certain nombre de quartiers "Paris Respire", que, dès lors qu'il n'y a plus de présence humaine, les barrières sont enlevées et les automobilistes forcent le passage.

Bien souvent, ils n'ont l'air d'être informés de rien. Je parlais aussi d'information sur les nouveaux modes de fonctionnement dans les rues à Paris ou dans d'autres villes, d'ailleurs.

Je crois que nous devrions un peu nous atteler à dire aux uns et aux autres que le partage de l'espace public, ce n'est pas uniquement en faveur des automobilistes.

Je joins donc mon v?u, si je puis dire, à celui de Sylvain GAREL et des élus du 18e arrondissement, pour que nous puissions trouver à la fois bien sûr des personnels qui relèvent de la Préfecture de police, mais aussi réfléchir ensemble à de nouvelles façons de pouvoir protéger ces quartiers, pour le mieux-être des personnes qui y vivent.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Monsieur le Président GAREL, pour une explication de vote, je suppose.

M. Sylvain GAREL. - Une explication de vote très rapide et une réponse à M. le Représentant du Préfet de police.

Je remercie Mme la Maire de son soutien, j?en suis très heureux pour les habitants du 18e arrondissement.

Je dois dire que la réponse de M. le Représentant de la Préfecture de police me déçoit énormément. Nous finançons, à la Ville, des milliers d'A.S.P., pour qu'ils fassent un certain nombre de tâches à notre demande.

Je vais demander à ce que l?on revoie ce dispositif. Si vous n?êtes pas capables de dégager deux personnes un week-end, alors que vous êtes capables de mettre 2.000 policiers pour faire un P.S.G.-O.M., c?est vraiment de la mauvaise volonté, une volonté d?entraver les actions de la mairie du 18e et de la Mairie de Paris.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u avec un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u est adopté. (2011, V. 158).