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Juin 2011
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74 - 2011, Vœu déposé par le groupe UMPPA relatif à l'opération en faveur d'"un bateau pour Gaza". (suite).

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2011

74 - 2011, V?u déposé par le groupe UMPPA relatif à l'opération en faveur d'"un bateau pour Gaza". (suite).

 

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - J?ai une demande de rappel au règlement par le président du groupe U.M.P.P.A. Je lui donne la parole.

M. Jean-François LAMOUR. - Merci, Monsieur le Président.

Quels que soient les sujets et, Monsieur SCHAPIRA, quelles que soient les périodes, vous nous citez telle ou telle élection. Et alors, Monsieur SCHAPIRA ! Et alors ! C?est le rôle d?une assemblée comme la nôtre de traiter tous les dossiers, quelle que soit la période : campagne, pas campagne. Et d?ailleurs, vous nous avez habitués, au niveau de l?Exécutif municipal, au mélange des genres que nous assumons et pour lesquels nous débattons en permanence au Conseil de Paris.

Mais, Monsieur le Président, M. Ian BROSSAT s?est comporté d?une manière totalement?

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Je ne suis pas président. Je suis maire.

M. Jean-François LAMOUR. - Laissez-moi terminer.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Oui, mais je suis maire. Je ne suis pas président.

M. Jean-François LAMOUR. - J?ai insulté quelqu?un, moi ? Vous me laissez terminer ? Qu?est-ce que c?est que ce travail ?

Donc, Monsieur le Président?

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Monsieur le Maire. Allez, continuez. Je ne suis pas président.

M. Jean-François LAMOUR. - Vous êtes président de la séance. Vous présidez la séance, oui ou non ? Alors, Monsieur le Maire...

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - En général, on s?adresse comme cela.

M. Jean-François LAMOUR. - En plus, il faut respecter un protocole auquel vous ne nous avez pas beaucoup habitués, Monsieur VUILLERMOZ.

Alors, Monsieur le Maire, M. Ian BROSSAT s?est comporté d?une manière indigne pour un président de groupe. Il a mis en cause, effectivement, la présence d?une élue du groupe U.M.P., alors que cette élue est en permanence - en permanence - au Conseil de Paris, sur des sujets d?ailleurs qui l?intéressent, peut-être plus que d?autres, et c?est tout à fait normal. Et je trouve d?ailleurs que c?est plutôt bien que des élus se spécialisent dans tel ou tel domaine. Et je ne vois pas en quoi, Monsieur BROSSAT, cela remette en question les compétences de cette élue.

Alors, plutôt que de faire des attaques personnelles comme vous venez de le faire, répondez sur le fond. C?est beaucoup mieux que, en permanence, d?ironiser comme vous le faites régulièrement, sur tel ou tel.

Venez-en au fond, dites effectivement ce que vous avez à dire sur ce v?u, c'est votre droit et c?est le débat démocratique, mais essayez de respecter les personnes et l'ensemble des membres du Conseil de Paris.

Je crois que cela vous honorera et rendra plus crédibles les interrogations, voire les critiques, que vous allez émettre aujourd'hui sur ce v?u.

En réponse, Monsieur le Maire, à ces attaques de M. BROSSAT, je demande à ce que Mme Valérie HOFFENBERG puisse faire une explication de vote et puisse répondre aux attaques de M. BROSSAT.

Je trouve encore une fois inacceptables les propos qu'il a tenus à son égard.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Monsieur le Président, je vous signale tout de même que, en général, lorsque l?on dépose un v?u, on a une minute pour le présenter et on ne reprend pas la parole après.

Pour l'instant, je vais donner la parole à M. Ian BROSSAT pour une explication de vote et, ensuite, il y aura M. GAREL.

M. Ian BROSSAT. - Merci, Monsieur le Maire.

Tout d?abord, je maintiens tous mes propos et je pense d'ailleurs que les comptes rendus de séance permettront très largement de confirmer ce que j'ai dit tout à l'heure.

Par ailleurs, on pourrait me faire tous les procès du monde, j'ai passé mon enfance en Israël, je parle hébreu couramment. En l'occurrence, le procès que vous insinuez me paraît peu approprié.

Par ailleurs, tout ce que l'on voit, c?est qu?à chaque fois que, d'une manière ou d'une autre, nous mettons en cause la politique de l'État d'Israël, non pas l'existence de l'État d'Israël, mais la politique de l'État d'Israël, à chaque fois, le groupe U.M.P.P.A., par la voix de Mme HOFFENBERG (c'est comme cela), pousse des cris d'orfraie. C'est la réalité.

La réalité, c'est que vous cautionnez systématiquement la politique de l'État d'Israël, quelle qu'elle soit.

Nous avons le droit de considérer que nous sommes en opposition avec vous sur cette question.

Je suis fier que la Ville de Paris, sous notre impulsion d'ailleurs, sous celle du groupe "Vert" également, permette que nous prenions nos distances et que nous critiquions la politique de l'État d'Israël lorsqu?elle mérite d'être critiquée.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Je donne la parole pour une demande d'explication de vote à M. GAREL.

M. Sylvain GAREL. - Je vais être très court.

Je partage totalement?

Je vais partager une fois que le calme sera revenu, puisqu'apparemment il y a des sujets que certains élus ne supportent pas de voir discutés ici?

M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. Vous faites une basse politique, qui n'a rien à voir avec le Conseil municipal de Paris.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - On peut peut-être laisser parler M. GAREL.

M. Sylvain GAREL. - Je partage totalement ce que vient de dire Ian BROSSAT, je confirme que Mme HOFFENBERG ne prend la parole dans cet hémicycle que pour les questions liées au conflit?

Qui chez nous prend la parole uniquement sur cette question ? Personne !

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Laissez parler M. GAREL.

Pierre, tu n?as pas la parole.

M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - Et bien, je la prends !

M. Sylvain GAREL. - Dans ce cas, j?éteins le micro et on se parle, tous ensemble. Cela va faciliter le débat.

Je recommence.

Je disais donc que je partage ce qu?a dit Ian BROSSAT, qu?effectivement Mme HOFFENBERG n'est présente que pour intervenir sur les questions liées au conflit israélo-palestinien.

M. Jean-François LAMOUR. - De quoi je me mêle ?

M. Sylvain GAREL. - Deuxièmement, que la critique que vient de faire Pierre AIDENBAUM ne tient pas, parce que je vous rappelle que ce n'est pas nous qui avons déposé un v?u sur le bateau pour Gaza, mais l'U.M.P.P.A., qui demande, par un v?u totalement absurde, que la Ville ne soutienne pas une opération qu'elle n'a jamais soutenue, ce qui est complètement débile et qui n'a aucun sens !

Je pense franchement qu'avec ce genre d'interventions, vous ne faites rien pour que la paix s'installe dans cette région du monde.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - M. SCHAPIRA et Mme HOFFENBERG souhaitent s?exprimer.

Très court, Madame, respectez le règlement. Je donnerai la parole à M. SCHAPIRA après.

Madame HOFFENBERG, soyez courte, s'il vous plaît.

Mme Valérie HOFFENBERG. - Très bien.

D'abord, j'assume tout à fait mon rôle de devoir, dans cet hémicycle, défendre la paix et Israël, comme je le fais au nom du groupe U.M.P.P.A. Je l'assume et j'en suis effectivement extrêmement fière.

Deuxième élément, Monsieur, je m'exprime. Chacun a un domaine de compétence. Je suis là de façon régulière, je prends la parole sur celui-ci où j'ai des compétences que vous n'avez pas, parce que vous ne connaissez pas la région. J'assume mes compétences dans ce domaine.

Troisièmement, permettez-moi de vous dire aussi que je n?accepte pas que M. SCHAPIRA ait dit tout à l?heure que je n'intervenais que parce qu?il y avait des élections.

Si vous regardez, justement, vous l?avez dit vous-mêmes, mes interventions depuis trois ans, il y a une contradiction, cela fait trois ans que j'interviens sur ce sujet, puisque c'est aussi ma fonction.

Je m'inscris en faux par rapport à toutes ces accusations.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Monsieur SCHAPIRA ?

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - On ne va pas relancer le débat.

Les élections, c?est pour tout le monde, ne prenez pas cela pour vous, Madame HOFFENBERG. Les élections, tout le monde y est et vous le savez très bien.

Simplement, je voulais remettre les pendules à l'heure.

Le v?u dont on parle, pourquoi y a-t-il un refus ?

Je ne sais même plus où il est, d'ailleurs !

Simplement, le v?u demande à ce que le Maire de Paris appelle les Parisiens à ne pas participer à cette campagne. Non, ce n'est pas possible, c'est le droit de manifestation. Le Maire ne va pas dire : "Vous ne participez pas à telle campagne".

Pour le reste, j'ai dit ce que j'avais à dire dans ma réponse.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 33 avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u est repoussé.