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Juin 2011
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103 - 2011, DPP 1 - Signature d'une convention avec l'association "Fatma & Cie" pour l'attribution d'une subvention dans le cadre du dispositif "Ville Vie Vacances" (3e). Montant : 2.500 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2011

103 - 2011, DPP 1 - Signature d'une convention avec l'association "Fatma & Cie" pour l'attribution d'une subvention dans le cadre du dispositif "Ville Vie Vacances" (3e). Montant : 2.500 euros.

 

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DPP 1. Il s?agit de la signature d?une convention avec l'association "Fatma & Cie" pour l'attribution d'une subvention dans le cadre du dispositif "Ville Vie Vacances" pour un montant de 2.500 euros.

Je donne la parole à M. Jean-Jacques GIANNESINI, pour le groupe U.M.P.P.A.

M. Jean-Jacques GIANNESINI. - Merci, Monsieur le Maire.

Je prends la parole sur ce premier projet de délibération consacré à l'un des plus anciens dispositifs de la politique de la ville, le programme "Ville Vie Vacances".

"Ville Vie Vacances" évite le désoeuvrement des mineurs qui ne participent pas spontanément aux activités sportives et culturelles traditionnelles et qui, encore moins, ne partent en vacances.

Ce dispositif contribue donc à la prévention de l'exclusion et à l?égal accès aux loisirs éducatifs, aux vacances des enfants et des jeunes sans activité et/ou en difficulté.

Depuis 2007, l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances assure le suivi et la gestion du dispositif.

En 2010, près de 10 millions d'euros ont été consacrés au soutien de 3.625 projets qui ont concerné 95 départements, durant tout ou partie des vacances scolaires, et qui relèvent de domaines diversifiés : sport, culture, civisme, environnement, sorties, séjours et activités humanitaires.

Ce Conseil de Paris du mois de juin examine les subventions au titre de l?année 2011 aux associations mettant en ?uvre le programme "Ville Vie Vacances".

Il n'est pas l'objet ici de commenter chaque subvention, mais de regretter l'absence de bilan sur les actions menées. Malheureusement, il ne s?agit pas d'un grief propre à ce dispositif, mais plutôt à l'ensemble des subventions relevant de la politique de la ville.

Faute de disposer d'informations, nous ne sommes pas en mesure de savoir si l'efficacité du dispositif est assurée par le respect de quelques principes clefs.

La cible prioritaire de ce programme est constituée par les jeunes de 11 à 18 ans, habitant les quartiers prioritaires de la Politique de la Ville.

Or, la Ville de Paris cible de manière générale les 11 à 21 ans, avec une priorité accordée de 13 à 18 ans. Il serait intéressant d'obtenir en fin d'année scolaire un bilan du public touché par l'ensemble des associations concourant à "Ville Vie Vacances".

Cela nous permettrait notamment de connaître la proportion de filles qui participent à "Ville Vie Vacances", pour mesurer son impact sur la prévention des violences sexistes.

De même, certaines associations n'interviennent pas dans les quartiers politique de la ville, 9e et 3e arrondissements, par exemple.

Bien entendu, si ce dispositif ne concerne pas uniquement les quartiers prioritaires, il doit cibler en priorité les quartiers politique de la ville.

La crainte est de voir des associations qui proposent des prestations de loisirs et de droit commun pendant les vacances scolaires être financés sur des fonds "Ville Vie Vacances".

Encore une fois, comme nous ne disposons pas d'un exposé des motifs particulièrement fourni sur ces associations, ce dernier ne se limitant qu'à un copier/coller maladroit, nous ne pouvons pas juger du contenu pédagogique de ces structures.

Je terminerai simplement mon intervention par une question. La Ville de Paris va-t-elle prochainement expérimenter les dispositifs initiés par l?ACSE et l?A.N.C.V. pour favoriser les séjours ?

Je vous remercie.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Pour vous répondre, la parole est à Mme Myriam EL KHOMRI.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe, au nom de la 5e Commission. - Merci, Monsieur le Président.

Vous l'avez dit, "Ville Vie Vacances" est un dispositif partagé entre la Ville et l'État, sur lequel nous avons chacun, les uns et les autres, fixé des orientations.

En l'occurrence, la Ville de Paris a essayé de cibler sur de l'action de proximité dans des espaces où il y avait énormément de jeunes et où il y avait très peu d'activités proposées, avec une cible d'âge, notamment les 11-18 ans.

Par ailleurs, la Ville finance également un dispositif avec la Préfecture de police, avec des cars qui viennent chercher des jeunes dans différents quartiers, notamment les quartiers "politique de la ville" qui ont été ciblés, et qui les amènent sur des bases de loisirs où ils ont des activités tout au long de la journée.

Pour le Département de Paris, parce que je vous parlerai au nom de la DPP et de la DASES, aujourd'hui, nous avons les délibérations DPP, mais une grande partie est également de la DASES, où la DASES finance majoritairement des séjours et la DPP des activités de proximité.

Je réponds à votre dernière question : oui, nous finançons des séjours. Au niveau de la Ville de Paris, ce sont à peu près 430.000 euros qui sont donnés dans le cadre du dispositif "Ville Vie Vacances", plus de 140 associations, 400 projets et, l?an dernier, il y a eu 20.000 jeunes touchés.

Vous m'auriez demandé des bilans avant cette séance, je vous les aurai donnés puisque, avec l'État, entre la DPP et la DASES, il y a des visites sur les lieux de ces actions et, donc, nous savons précisément le nombre de jeunes qui ont participé.

C'est ainsi que nous arrivons à voir justement si notre orientation, qui est justement une mixité des publics, c'est-à-dire ne pas faire que des activités sportives comme du football où il n?y aura que des jeunes hommes, mais essayer de trouver des activités culturelles et physiques qui mélangent les publics, des équipes mixtes aussi de football ou de sport, c'est vers cela que nous allons et nous rendons bien compte que ces objectifs justement de mixité des publics sont aujourd'hui réalisés.

Je me permets quand même de noter que si vous souhaitez un bilan extrêmement exhaustif de l'ensemble des actions, je suis prête à vous le donner.

Vous vous étiez inscrit sur le DPP 1, donc j'avais un bilan, par exemple, de l'action menée par "Fatma & Cie" dans le 3e arrondissement, et je peux vous dire qu'il y a eu beaucoup de jeunes qui ont participé, par exemple, à l'action avec le pingpong. Et nous avons touché également beaucoup de jeunes en début d'après-midi, qui ont 12 ans, et des jeunes vers 19 heures qui avaient plus 17 ou 18 ans.

C'est vrai que l'objectif de "Ville Vie Vacances", c'est aussi un dispositif de prévention de la délinquance, c?est-à-dire quand des jeunes sont dans l'espace public, c'est aller à leur rencontre et les attirer vers ces activités.

Ce n'est pas justement pour, quelque part, répondre à l'activité classique de ces associations. Je crois que vous ne pouvez pas nous demander de cibler tel ou tel âge etc., nous pouvons avoir une grande fourchette de 11 à 18 ans.

Bien évidemment, si un gamin de 9 ans, qui est dans l'espace public, dans lequel il n'y a pas d'activité, j'invite ces associations à le prendre en charge, en lui proposant des activités. C'est comme cela aussi que nous concourrons à une plus grande paix publique dans notre espace public.

Enfin, je voulais signaler à l'Assemblée aujourd'hui que nous testons deux expériences de "Ville Vie Vacances" nocturnes, toujours dans cet esprit de prévention de la délinquance. C'est ce qui va être mené par l'association "Espoir 18" dans le 18e, avec un "V.V.V." de 22 heures à 2 heures du matin, en direction des plus grands. Et également une action, un espace jeune éphémère, avec le centre social "Etincelles" dans le 20e arrondissement. Je crois que, là aussi, nous répondons véritablement à la question de la régularisation des jeunes dans l'espace public.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPP 1.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2011, DPP 1).