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Septembre 2000
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38 - 2000, DAC 168 - Répartition des crédits de la provision "Promotion de la musique nouvelle" (second acompte) pour l'année 2000

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2000


M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAC 168 relatif à la répartition des crédits de la provision "promotion de la musique nouvelle" pour l'année 2000.
La parole est à M. BRAVO.
M. Jacques BRAVO. - Monsieur le Maire, j'interviens avec délicatesse sur ces sujets parce que mes interventions sont parfois mal comprises de l'Adjointe au Maire chargée de ces affaires. C'est sur la méthode que je m'interroge.
Dans ce projet de délibération, il y a 22 bénéficiaires pour des montants qui s'étagent - de manière très hétérogène - de 5.000 à 150.000 F. Je trouve que la méthode de globalisation qui a été retenue et mise en place depuis quelques années est une bonne méthode, je ne déroge pas à cette évolution. Ceci étant, il faut raison garder pour avoir des plages de raisonnement plus homogène.
Ma question, Madame le Maire, porte sur le point que tous les bénéficiaires ne sont pas localisés à Paris. C'est la doctrine de la Ville qui pose problème.
Dans la délibération 168, je vois 30.000 F pour Alfortville, 20.000 F à Cachan, 20.000 F jusqu'à Lyon. Il y a d'autres délibérations à notre ordre du jour. DAC-37 : 100.000 F à Champigny-sur-Marne ; DAC-54 : 20 000 F pour un orchestre de chambre à Plessis-Robinson.
Je conçois, j'imagine ce que vous pouvez répondre sur l'intérêt des Parisiens à ce que des spectacles, préparés ailleurs, soient cependant donnés dans des enceintes parisiennes. Mais j'aimerais quand même que notre doctrine municipale soit plus ferme sur les subventions versées à des non résidents parisiens, et avoir l'information réciproque sur le volume des subventions dont bénéficieraient des associations culturelles parisiennes venant d'autres collectivités territoriales hors Paris.
En fait, nous ne voyons qu'une partie du dossier (ce que nous versons à d'autres) mais il m'intéresserait de voir ce que d'autres collectivités, de la France entière puisque Paris a pris l'habitude de subventionner très largement en banlieue et en province, accordent comme volume financier pour aider des associations culturelles parisiennes qui produiraient des éléments de spectacles hors Paris.
Merci, Monsieur le Maire. Ceci étant, nous voterons pour.
M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - Merci, Monsieur BRAVO.
La parole est à Mme MACÉ de LÉPINAY.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
Monsieur BRAVO, vous avez raison de penser que je suis extrêmement susceptible.
Sur ce projet de délibération, vous savez que le fait que nous passions deux fois en Conseil de Paris pour donner la répartition des crédits que nous avons affectés au budget primitif à l'association "Musique nouvelle en liberté" est, pour moi, un signe de grande clarté et de grande transparence.
Je sais que vous y êtes sensible, d'ailleurs vous l'avez dit vous-même.
Il se trouve que nous réservons une provision globale à l'association "Musique nouvelle en liberté" et que nous actons en quelque sorte la répartition qu'elle fait de ces crédits. Elle les fait en fonction des critères de fonctionnement que nous avons acceptés dès l'origine, c'est-à-dire, vous le savez bien, l'introduction de musique contemporaine dans des programmes de musique classique afin de diffuser au mieux la musique contemporaine auprès de tous les auditoires.
Votre remarque ne portait pas sur ce point, mais sur le fait que nous pouvions donner, par l'intermédiaire de cette association, des subventions à des associations qui n'étaient pas résidentes à Paris.
Je vous ferai remarquer que, tout au long de l'année, nous donnons des subventions à des associations dont le siège n'est pas à Paris, parce que ces associations se produisent à Paris et que c'est donc pour le bénéfice des Parisiens que nous souhaitons les soutenir.
Vous nous demandez si nous pouvons évaluer la réciproque. Il faudrait que nous interrogions toutes les associations parisiennes en leur demandant quelles sont les subventions qu'elles reçoivent quand elles se produisent en province.
A mon avis, quand l'Ensemble orchestral va se produire dans une région, à Lyon, à Toulouse ou dans une petite ville de province, il est évident qu'il y a une participation de la municipalité. Je peux essayer de faire ce travail, il sera un peu titanesque, mais je veux bien me lancer dedans.
Je le répète, ces subventions, si nous les donnons, c'est parce qu'elles concernent précisément des concerts ou des pièces de théâtre, quand il s'agit de théâtre, qui ont été donnés à Paris pour le public parisien.
M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - Merci, ma chère collègue.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 168.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, DAC 168).