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Septembre 2000
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143 - QOC 2000-517 Question de M. Christophe CARESCHE et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris relative à l'intoxication par des pesticides de plusieurs enfants au stade Pershing dans le bois de Vincennes (12e)

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2000


Libellé de la question :
"M. Christophe CARESCHE et les membres du groupe socialiste et apparentés viennent d'apprendre par un article de presse que, lors d'une visite au stade Pershing, dans le bois de Vincennes (12e), des enfants ont été pris de malaises après s'être abrités du soleil sous les arbres.
L'état de 42 d'entre eux a été jugé suffisamment préoccupant pour entraîner leur admission à l'hôpital Necker. Les exhalaisons des pesticides répandus en abondance sur les arbres seraient à l'origine de ces troubles.
Dans ces conditions, M. Christophe CARESCHE et les membres du groupe socialiste et apparentés souhaiteraient connaître les mesures envisagées face à un tel danger pour la santé publique et pour l'environnement. Il est dorénavant établi que le niveau élevé de la pollution à Paris, résultant de la circulation automobile, est la cause directe de nombreux cas d'affections respiratoires, en particulier chez les enfants et les personnes âgées.
Ils trouvent, pour leur part, paradoxal que la bonne santé de la végétation parisienne ait pour contrepartie une dégradation supplémentaire de l'air sans qu'il n'existe d'alternative et demandent donc le point de vue de la Ville de Paris sur ce problème inquiétant."
Réponse (Mme Suzanne DECRESSAC-DESPUJOLS) :
"Lors d'une fête rassemblant, au mois de juin, plus de 1.600 élèves parisiens au stade Pershing, dans le bois de Vincennes, quelques dizaines d'enfants ont présenté des signes cliniques relativement bénins tels que gonflement de paupières, écoulement nasal, etc. 24 d'entre eux ont été mis en observation le jour même en milieu hospitalier. Ils ont rapidement été rendus à leurs familles sans conséquences ultérieures. Cette mise en observation était motivée plus par le nombre de cas simultanés et la volonté de prévenir une éventuelle aggravation de l'état des enfants que par la sévérité des symptômes constatés.
La cause de ces malaises n'a pu être déterminée avec certitude. L'hypothèse d'une réaction à des pesticides ou autres produits chimiques utilisés dans le traitement des arbres a en tout cas pu être écartée. En effet, pratiquement aucun traitement phytosanitaire, chimique ou autre, n'est effectué par les services des Parcs et Jardins sur les arbres des bois de Vincennes et de Boulogne, conformément à la politique générale visant à respecter autant que possible l'évolution naturelle de ces massifs forestiers. Le secteur où se trouvaient les enfants ce jour-là ne dérogeait pas à cette pratique.
Différents services interrogés par la Direction des Parcs, Jardins et Espaces verts, tels que le Laboratoire central de la Préfecture de police, le Laboratoire d'hygiène de la Ville de Paris, l'Institut de veille sanitaire de la Ville de Saint-Maurice, n'ont pu donner de réponse certaine à ce sujet. L'hypothèse la plus probable reste celle de manifestations allergiques, qui auraient pu être déclenchées par des pollens provenant de graminées ou d'autres végétaux."