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Juillet 2011
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Conseil Municipal
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47 - 2011, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à la fermeture des piscines municipales pendant l’été. Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à l’état des piscines. Vœu déposé par l’Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2011

47 - 2011, V?u déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à la fermeture des piscines municipales pendant l?été. V?u déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à l?état des piscines. V?u déposé par l?Exécutif.

 

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Nous passons à l?examen des v?ux référencés n° 23, n° 24 et n° 24 bis dans le fascicule, déposés par le groupe U.M.P.P.A. et l?Exécutif, relatifs aux piscines municipales.

La parole est à M. COUDERT.

M. Thierry COUDERT. - On peut se poser la question : pour qui sont donc faites les piscines municipales parisiennes ? Sans doute pour les scolaires, sans doute pour les clubs, mais en tout cas pas pour les Parisiens qui aiment nager, qui aiment nager en solo, je dirais, quand ils ne sont pas dans un club.

On savait déjà que les horaires étaient assez complexes et qu?à plusieurs reprises, ont été repoussés des v?ux qui réclamaient que les piscines municipales soient ouvertes tard le soir, ce qui n?est pas le cas, sauf une ou deux exceptions, mais il est quand même surprenant de se rendre compte que, pour l?été qui vient, un été où, précisément, il semble que de moins en moins de Parisiens partent en vacances, un tiers des piscines municipales sont fermées.

Pour des raisons apparemment techniques ! Mais est-ce qu?on n?aurait pas pu se poser ces questions sur la réfection technique des piscines avant pour les faire coïncider avec une période peut-être moins cruciale que l?été ? En tout cas, cela est dommage.

Nous pensons qu?il y a matière à réexaminer l?ensemble du fonctionnement, des horaires et de la saisonnalité des piscines municipales parisiennes, car il faudrait que ceux qui ont envie de nager dans des piscines à Paris puissent le faire en fonction de l?évolution des modes de vie qui conditionne un changement des horaires et sans doute un changement de la saisonnalité de fonctionnement de ces piscines. Les piscines sont faites pour ceux qui ont envie de nager et pas simplement pour faire plaisir à des fonctionnements théoriques et bureaucratiques.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci.

C?est le v?u n° 23, n?est-ce pas ?

On le fait voter tout de suite ? Non, on va passer au v?u n° 24.

Qui le défend. Personne ?

Vous voulez le défendre ?

Très bien ! Comme vous n?étiez pas inscrit !

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Je voudrais le défendre, Monsieur le Maire, parce que je m?intéresse au sport à Paris.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Ah ! Et à la piscine en particulier !

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Ce v?u, dans la continuité de ce que Thierry COUDERT vient de dire, aborde deux autres problèmes, en particulier, dans le 15e arrondissement mais, par extension, pour l?ensemble de Paris.

D?abord, c?est l?état des piscines.

Cet été, quatre des cinq piscines municipales du 15e seront fermées, pour des raisons diverses, tenant soit à des dysfonctionnements, soit à des questions sanitaires, etc.

En tout état de cause, nous sommes devant un vrai problème de programmation des réfections, voire d?absence de programmation, et les choses ne sont pas satisfaisantes. On ne peut pas admettre que, sur un arrondissement aussi grand que le 15e arrondissement, quatre des cinq piscines municipales soient fermées en même temps.

Le deuxième problème, c?est l?absence de visibilité par rapport à ces programmations. Nous considérons que la question des horaires est un vrai sujet, comme Thierry COUDERT l?a évoqué.

Je le redis, je l?ai dit en 7e Commission, nous ne remettons pas en cause, et j?aimerais que ce soit clair et acté une bonne fois pour toutes, parce que j?ai l?impression que ce n?est pas le cas, nous ne remettons pas en cause le fait que l?Exécutif, par ses travaux programmés l?été, veuille éviter un impact trop important pour les scolaires, mais la question de la programmation de façon générale doit, et c?est ce que Thierry COUDERT a expliqué, je crois, être abordée.

C?est la raison pour laquelle nous demandons qu?en ce qui concerne le 15e, mais je le dis, par extension, il faut se poser la question sur tout Paris, les choses soient un petit peu mieux prévu, que de vrais audits patrimoniaux soient faits sur les équipements sportifs, et les piscines en particulier, afin que les nageurs parisiens et les nageurs du 15e ne soient pas lésés, qu?ils soient en club, qu?ils soient scolaires ou qu?ils soient nageurs en solo, comme l?explique Thierry COUDERT.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci.

Pour répondre aux deux v?ux, je donne la parole à M. Jean VUILLERMOZ.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Merci.

Déjà, avant de répondre, je voudrais corriger une inexactitude contenue dans un des v?ux. En effet, la piscine Keller du 15e est bien une piscine municipale. Même si sa gestion est externalisée, elle reste une piscine publique pour laquelle la Ville fixe les tarifs et décide des heures d?ouverture.

Je dis cela parce que, quand même, il y a un certain nombre de piscines qui sont externalisées mais elles font partie des piscines de la Ville, elles ne sont pas privées.

Il y a donc bien six piscines municipales dans le 15e, ce qui en fait l?arrondissement de Paris le mieux doté en valeur absolue et le troisième en valeur relative par rapport au nombre d?habitants.

Il y a bien évidemment une situation compliquée à gérer cet été puisque quatre piscines sont fermées dans le 15e. Sur l?ensemble de la Capitale, 12 fermetures de piscines vont avoir lieu cet été.

Cette situation temporaire ne doit pas conduire à des amalgames.

Lorsque vous parlez de sous-investissement chronique, je reprends votre v?u, vous laissez planer une ambiguïté que je vais m?efforcer de lever devant le Conseil de Paris.

Il est vrai qu?avant 2001, la Ville n?a pas suffisamment investi dans l?entretien et dans la rénovation de son patrimoine sportif. Les difficultés observées aujourd?hui en sont la conséquence.

En 2001, il manquait, quand la Ville est passée à Gauche, 17 piscines pour que Paris arrive à la moyenne nationale de surface de plans d?eau par habitant, la dernière ouverture remontant à 1992.

C?est quand même un problème ! Vous ne pouvez pas aujourd?hui ne pas tenir compte de cette réalité, surtout quand on parle des piscines, des investissements nécessaires et quand on sait combien de temps il faut pour construire une piscine. Prenez cela en compte ! Les choses ont changé à partir de 2001.

L?investissement dans les équipements sportifs est aujourd?hui de 600 millions d?euros pour cette mandature. Je rappelle qu?il était de 120 millions d?euros entre 1995 et 2001, soit une multiplication par 5 qui nous permet de conduire un plan de rattrapage pour créer de nouvelles piscines et pour moderniser nos équipements.

C?est particulièrement vrai dans le 15e, puisque la Ville a budgétisé trois opérations d?envergure sur les piscines :

- la rénovation complète de Massard en 2006 : 5,7 millions d?euros.

- la réhabilitation et l?ouverture de Keller en 2008 : 10 millions d?euros.

- la rénovation à venir en 2014 de Mourlon, pour 4,7 millions d?euros.

A ce sujet, vous souhaitez l?avancement des travaux à l?été prochain. Or, vous connaissez très bien le calendrier. Celui-ci ne pourra pas être avancé, il y a des procédures et des délais à respecter : les travaux de Mourlon débuteront en février 2013 et la livraison se fera en janvier 2014.

Vouloir précipiter une opération de cette envergure, c?est prendre le risque de mal faire les choses et je ne conçois pas le sens des responsabilités qui m?ont été confiées de cette manière.

Concernant la piscine Blomet, sur laquelle vous m?interrogez, il n?est pas envisageable de la réhabiliter d?ici à la fin de la mandature. Néanmoins, et à ma demande, un diagnostic de cet équipement a été réalisé en 2009. Actuellement, une étude de faisabilité est en cours pour proposer une restructuration globale.

Mais, bien entendu, il appartiendra à la prochaine équipe municipale d?inscrire cette opération après 2014.

En ce qui concerne la piscine Seine Ouest, puisque vous m?interrogez aussi sur ce point, il y a, vous le savez, une volonté de notre part de réaliser cet équipement dans le cadre de l?aménagement global des berges de Seine. Un travail est mené en ce sens, des études sont en cours. Tout ceci est sous le pilotage d?Anne HIDALGO. Il ne faut pas cacher que, pour un tel projet, il y a des complexités techniques qui doivent être examinées avec attention. La dernière piscine que l?on a réalisée avait coulé avant d?être vraiment utile. La volonté est là, elle est forte, mais il y a encore des étapes à franchir.

Je vous rappelle quand même que, depuis 2001, 8 millions d?euros sont consacrés en moyenne chaque année pour répondre à plusieurs objectifs importants : l?accessibilité des personnes en situation de handicap et la mise en place d?un nouveau système de traitement de l?air et de l?eau.

J?avais beaucoup à dire sur les chloramines et les légionelles, vous le savez, on en a déjà parlé beaucoup au niveau de la commission et je suis prêt à le refaire, mais pour gagner du temps je ne le ferai pas maintenant.

Je rappelle également que, dans leur grande majorité, les travaux qui ont lieu cet été n?ont pas été décidés en urgence, mais il y a près de dix-huit mois en concertation et en accord avec toutes les mairies d?arrondissement concernées. C?est avec elles que la décision de faire les travaux pendant la période estivale a été prise.

Je sais que ce n?est pas facile, Monsieur COUDERT. Croyez bien que ce n?est pas de ma volonté personnelle de limiter la possibilité pour les Parisiennes et les Parisiens de venir se baigner au mois de juillet et au mois d?août. Mais qu?est-ce que vous voulez que l?on fasse ? Il faut faire des travaux, c?est important.

Même les salariés de la Ville ne pourraient pas travailler dans ces piscines, parce qu?il faut faire l?aération, les circuits internes et bien souvent les cuves fuient. Comment fait-on ? Et vous voudriez que l?on fasse cela pendant la période de l?année normale, de l?année scolaire. Ce qui voudrait dire qu?il n?y aurait pas de possibilité, pour les scolaires dans vos arrondissements, d?apprendre à nager ?

Vous me dites : on n?est pas suffisamment à l?écoute des Parisiennes et des Parisiens pour qu?ils puissent aller nager et qu?ils puissent aller se baigner. Vous savez bien que l?on a amélioré, que l?on a même considérablement amélioré l?ouverture des piscines, notamment le soir et le midi pour que les Parisiennes et les Parisiens puissent venir se baigner dans nos piscines. On l?a fait, c?est très important.

Il faut aussi négocier avec les syndicats et les organisations syndicales pour qu?ils acceptent les horaires différents. Vous le savez, c?est aussi le cas pendant les vacances !

Donc, tout cela, nous le faisons, croyez bien que je suis très attentif et que j?ai la volonté de faire en sorte que ces piscines soient le plus ouvertes possible. Mais tenez compte de tout ce que je viens de dire, c?est-à-dire les difficultés que l?on a eues.

Quand la Gauche est devenue majoritaire dans cette Municipalité, ce n?était pas évident, il n?y avait pas eu d?investissements suffisants faits et maintenant il le faut. Ces piscines sont vieilles, elles ont besoin de réparations, elles ont besoin d?entretien, il faut se mettre aux normes nouvelles, aussi bien sur les légionelles que sur le chloramines ; il y a des travaux à faire et nous devons les réaliser.

On essaye de le faire le plus rapidement possible pour que cela gêne le moins de gens possible, mais c?est vrai qu?il y a une gêne, je le reconnais volontiers.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci. Donc ?

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Excusez-moi, c?est dans ce sens que j?ai proposé un v?u à l?Exécutif, s?il y a le retrait des deux autres v?ux, sinon j?appellerai à voter contre.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Concernant les v?ux n° 23 et n° 24, les maintenez-vous ?

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Nous allons maintenir les v?ux et je vais faire une explication de vote sur le v?u n° 24 bis si vous en êtes d?accord.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Tout de suite ?

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Oui.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Allez y.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - J?entends bien ce que vous dites, Monsieur VUILLERMOZ, avant 2001, l?ombre et, après 2001, la lumière est arrivée sur les piscines, ce qui est bien en termes d?éclairage, c?est toujours important pour les équipements sportifs.

Dans votre v?u, je retiens la proposition d?un document d?orientation. Cela fait longtemps qu?on le demande, comme nous demandons des audits des équipements sportifs à Paris. Je prends acte que vous faites un pas vers nos propositions.

Le problème, dans votre v?u, c?est qu?en gros vous nous expliquez qu?avant 2001, il ne se passait rien et que, depuis 2001, c?est-à-dire depuis 10 ans, sept piscines ont été créées, plus de 80 millions d?euros ont été investis et que, de manière globale, 600 millions d?euros dans cette mandature ont été investis dans les équipements.

Dont acte, mais 80 millions d?euros pendant 10 ans pour les piscines pour que, au final, au bout de 10 ans, il y en ait cinq sur six qui soient fermées en même temps, cela m?interpelle un peu.

Je ne comprends pas très bien où est l?efficacité de vos investissements et de votre vision des équipements sur la question, d?autant que l?on nous a parlé à l?envi d?un projet de piscine flottante au droit du Parc Citroën, on n?en voit pas le bout d?une discussion. J?espère que, quand elle sera présente, elle ne coulera pas comme la piscine flottante Joséphine-Baker, parce que cela ferait encore une piscine fermée pour l?été.

Mais, compte tenu de ces éléments, il me paraît difficile d?adopter ce v?u, parce que l?on adopterait le fait qu?avant 2001, il ne se passait rien, que ce qui se passait était mal fait et que, depuis 10 ans, 80 millions d?euros ont été investis et jetés à l?eau, si vous me permettez l?expression, puisque, finalement, dans le 15e arrondissement, il y aura quatre piscines sur six de fermées cet été.

Je crois que ce n?est pas satisfaisant d?adopter un tel v?u.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Parfait, donc vous maintenez les v?ux nos 23 et 24.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 23 déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 24 déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de v?u référencé n° 24 bis déposé par l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de v?u est adopté. (2011, V. 178).