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Septembre 2000
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24 - 2000, DVD 111 - Extension du Schéma directeur triennal des programmes de réalisation des quartiers tranquilles et d'aménagements en faveur des vélos. - Programme 2000 des quartiers tranquilles et d'aménagements en faveur des vélos. - Orientations pour 2001

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DVD 111 relatif au programme 2000 des quartiers tranquilles et d'aménagements en faveur des vélos et aux orientations pour 2001.
Je donne la parole au premier orateur inscrit, Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Monsieur le Maire, depuis 1995, vous avez eu le grand mérite de lancer un programme cohérent de création de pistes cyclables dans Paris. Certains aménagements laissent vraiment à désirer et menacent la sécurité des cyclistes, mais le résultat est là et globalement marque un progrès important.
Vous avez, en mai 2000, décidé avec le Préfet de police et la R.A.T.P. d'autoriser la circulation des cyclistes dans 70 kilomètres de couloirs d'autobus sur les 140 kilomètres existants. Cette demi-mesure risque de créer une situation confuse.
Les couloirs de bus autorisés seront signalés par des panneaux spéciaux. Les autres, interdits, ne seront pas signalés et, en toute bonne foi, des cyclistes risquent de les emprunter, puisque cette circulation des vélos est déjà tolérée de fait.
Comme le dit Philippe RICHÉ, Président de "Vélo XV et Vélo VII" : "Les cyclistes parisiens risquent d'y perdre leur latin de cyclistes !".
En outre, et contrairement à ce qui est dit dans l'exposé des motifs, tous les couloirs de bus peuvent être élargis à 4,50 mètres.
Si vous refusez souvent cet élargissement, c'est pour ne pas trop diminuer les files de voitures qui roulent dans les rues ou pour ne pas supprimer des places de stationnement, alors que cela est nécessaire à bien des endroits.
Cette solution permettrait de créer un réseau structurant partout dans Paris, puisque le Plan de déplacement urbain et le contrat de plan Etat-Région n'en prévoit aucun. Elle vous est d'ailleurs réclamée par de nombreuses associations.
Est-ce parce que les élections municipales approchent, le Maire du 15e s'est enfin décidé à amorcer un maigre projet de pistes cyclables ! Des couloirs d'autobus, sur une partie des rues de Vaugirard et Lecourbe, vont être ouverts aux cyclistes, ainsi que de mini-tronçons d'autres couloirs qui vont de nulle part à nulle part.
Il faudrait absolument rendre ces débuts de parcours cyclables plus cohérents dans le 15e pour qu'ils soient réellement utilisables pour les cyclistes. Quant à l'itinéraire cyclable prévu sur les quais sur l'emprise du Port Autonome de Paris, une solution provisoire avait été trouvée, me semble-t-il, à la Commission Vélo, mais elle n'est toujours pas réalisée.
Quant au programme 2000 des quartiers tranquilles, il ne répond toujours pas aux objectifs que vous vous étiez fixés : diminuer la circulation de transit sans pénaliser les déplacements des riverains ; améliorer la qualité de vie, tout en respectant les déplacements des riverains.
Vous vous bornez, en fait, à faire rouler des autos à 30 kilomètres à l'heure et, au mieux, à implanter çà et là quelques ralentisseurs dans de minuscules secteurs de Paris qui étaient, dans la plupart des cas, déjà tranquilles !
Mieux encore, certains de ces mini-quartiers portent maintenant ce label, alors que rien encore n'a été fait. C'est ainsi que le Maire du 15e et son Conseil ont été heureux d'apprendre, le 14 septembre dernier, qu'ils possédaient un quartier tranquille à Dupleix, alors que vous le comptabilisez comme tel depuis deux ans !
Je ne réexposerai pas les moyens techniques vous permettant de créer des rues semi-piétonnes qui sont l'une des bases des quartiers tranquilles dans de nombreuses villes européennes.
Mais, il y a d'autres aménagements indispensables à réaliser, si vous voulez réellement améliorer la qualité de vie des habitants de ces mini-quartiers.
Il faut vous engager dans un jeu complexe de voies à sens unique, créer des couloirs vélos à contresens, supprimer le stationnement des voitures sur un côté des rues étroites pour mieux faire rouler les bus et, au besoin, les cyclistes ; le stationnement devrait être en majeure partie réservé aux riverains, quelques aires de livraison et selon la taille des rues, quelques places à la disposition des visiteurs ; agrandir les trottoirs, de la verdure, des espaces de détente pour les enfants lorsque c'est possible, calme, sécurité... voilà les ingrédients nécessaires à la réussite d'un tel projet.
Je vous le redis, Monsieur le Maire, au lieu de multiplier des petits secteurs mal aménagés, mieux vaudrait choisir des zones plus importantes en surface, moins nombreuses et les transformer réellement en quartiers tranquilles.
Ainsi, je vous ai suggéré pour le secteur Saint-Honoré de l'étendre à l'ensemble compris entre les rues de Rivoli et du Louvre jusqu'au boulevard Sébastopol ; ce serait plus cohérent dans un quartier résidentiel, également commerçant, puisque les seuls axes de transit sont les accès aux souterrains et parkings. Vous n'en tenez toujours pas compte, c'est dommage.
J'avais fait d'autres propositions d'ailleurs, que je ne redétaillerai pas.
Ces aménagements de quartiers tranquilles sont tellement décevants que, malgré les progrès du plan vélo, je m'abstiendrai sur ce projet s'il faut le voter globalement.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à Mme BERTINOTTI... qui n'est pas là. Monsieur BRET, vous intervenez au nom de Mme BERTINOTTI ?
M. Bertrand BRET. - Et au nom du groupe socialiste et apparentés par la même occasion.
Monsieur le Maire, dans ce projet de délibération vous tentez de justifier votre politique des quartiers tranquilles et, comme parfois on y retrouve un peu tout et n'importe quoi, de bonnes choses et de moins bonnes.
Je voudrais tout d'abord, Monsieur le Maire, être rassuré sur le fait que vous respectiez bien les modalités que la Région - qui je le rappelle, finance à hauteur de 50 % le plan vélo et de 30 % les quartiers tranquilles - vous a présentées pour que justement cette subvention puisse vous être versée.
Je rappellerai brièvement ces modalités : le plan triennal, vos propositions semblent le respecter ; mais en même temps une estimation détaillée des coûts, ainsi - et là n'est peut-être pas le moindre - le fait qu'il y ait un plan unique de circulation douce qui rassemble aménagements cyclables, quartiers tranquilles, j'allais dire dans le cadre d'une concertation technique poussée, développée, ce qui, d'après les échos que j'ai pu avoir de la part de la Région, ne semble pas être actuellement le cas, mais je ne doute pas que vous allez me rassurer sur ce sujet.
Sur le fond, nous restons assez réservés sur nombre de vos propositions. Selon vous ces quartiers trouveraient tout à fait une suite cohérente entre eux avec les pistes cyclables par la simple superposition du plan vélo et de votre programme quartiers tranquilles. Nous sommes assez sceptiques quant à cette démonstration.
Le schéma directeur que vous nous proposez est d'abord une énumération sur l'air du catalogue des futurs aménagements par arrondissements qui se traduiront souvent tout au plus par une succession de zones 30. A nos yeux le plan proposé ne répond pas toujours à une cohérence démontrée en matière de déplacement, de maîtrise de flux et de diminution des nuisances. Ainsi la comparaison de la carte du schéma directeur quartiers tranquilles avec la carte du bruit telle que vous nous l'avez présentée en février 1999 est tout à fait significative, l'implantation des quartiers tranquilles évite quasiment systématiquement les axes les plus bruyants, les rues les plus bruyantes des quartiers concernés se trouvant sur le contour des futurs quartiers tranquilles.
Cela me conduit donc, Monsieur le Maire, à formuler six observations :
La première est que la présentation de vos quartiers prévoit l'implantation de quartiers tranquilles mais dans des quartiers dont bon nombre sont déjà tranquillisés de fait. Je prendrai deux exemples : la multiplication de ces quartiers dans le 5e et dans le 1er arrondissements en fait des arrondissements quartiers tranquilles en eux-mêmes et l'on se demande s'il était vraiment nécessaire de tranquilliser des rues qui le sont déjà.
La deuxième observation est que la circulation automobile, en se reportant sur le pourtour de ces quartiers - et cela est donc en cohérence avec ce que j'énonçais - va renforcer les nuisances, particulièrement les nuisances sonores, sur les rues qui sont déjà les plus bruyantes.
La troisième observation, Monsieur le Maire, est que les indications formulées par la carte justement de classement acoustique des voies parisiennes ne sont pas toujours prises en compte.
La quatrième observation concerne la carte des carrefours dangereux. La Préfecture de police a établi le recensement d'une dizaine de ces carrefours, or malheureusement je constate que les quartiers tranquilles ne servent pas à la résorption de ces carrefours dangereux. Je prendrai un exemple : le quartier tranquille dit Sarrette, dans le 14e arrondissement, qui évite l'un des carrefours les plus dangereux de Paris, le carrefour Tombe Issoire/Alésia. Vous savez comme moi, Monsieur le Maire, qu'il y a dans ce secteur une forte mobilisation des riverains, des habitants, des commerçants, pour que le périmètre de quartier tranquille évolue et prenne en compte et intègre ce carrefour. Je plaide donc pour que vous soyez à l'écoute de cette légitime revendication. Comme il ne s'agit là, dans le cadre de ce quartier tranquille Sarrette, que d'une simple proposition, nous en sommes à l'élaboration d'un schéma de principe, je ne doute pas que vous pourrez répondre positivement à cette demande.
Je voudrais également faire une cinquième observation portant sur le diagnostic, l'évaluation des quartiers tranquilles déjà réalisés. J'avais eu l'occasion l'année dernière de vous en demander la réalisation. Devrai-je vous rappeler qu'en 1998 vous aviez déjà mis l'année sous le signe du piéton, sans que cela donne naissance ou à débat ou à une quelconque évaluation, à un compte rendu de bilan d'action. Je crois qu'après maintenant presque trois ans de mise en place de quartiers tranquilles, l'heure est peut-être au premier bilan d'action d'évaluation et c'est la demande que je vous formule.
La sixième observation : je réitère une fois encore, pour la deuxième année consécutive - j'espère que ce sera la seconde et donc la dernière - que nous ayons un débat au Conseil de Paris avec vous-même, d'ailleurs, Monsieur le Préfet de police, sur les problèmes liés à la sécurité routière.
Je crois que les quartiers tranquilles doivent être également un élément moteur de la résorption de ce véritable sinistre que sont les accidents de la circulation à Paris, un mort tous les trois jours à Paris, du fait d'un accident de la circulation, en particulier chez les piétons, avec trois fois plus de victimes graves et de tués que chez les automobilistes, c'est une véritable hécatombe.
Il y a là une conjonction d'actions qui doivent être conduites à la fois par la Préfecture et par la Ville. Nous souhaitons, nous vous le demandons à l'un comme à l'autre, que ces débats soient portés devant notre Conseil.
Voilà, Monsieur le Maire, très brièvement présentées les observations que nous invite à formuler votre document. J'ai formulé des griefs, dans le même temps j'ai apprécié les avancées qui sont d'ailleurs dues aux propositions formulées par les mairies d'arrondissement de gauche, notamment du 10e, du 18e, du 11e, du 9e et du 19e, arrondissements, ce sont des points très positifs, ce qui veut dire - et j'en reviens à mon propos initial - qu'il y a du bon et du moins bon dans cette proposition, mais comme nous sommes des gens qui sont profondément réalistes, optimistes, nous allons soutenir votre projet de délibération.
(M. Roger ROMANI, adjoint, remplace M. Jean-François LEGARET, adjoint, au fauteuil de la présidence).
M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Je vous remercie, Monsieur BRET.
La parole est à Mme JUNOT en remplacement de M. LEBEL.
Mme Marie-Thérèse JUNOT. - Je parle en lieu et place de François LEBEL, Maire du 8e, bien que je ne sois pas élue du 8e, je le fais par amitié pour lui.
Je rappelle, Monsieur le Maire, que ce projet a été repoussé à l'unanimité par le Conseil du 8e pour cause d'absence totale et complète de concertation avec les élus et les riverains. Bien plus, j'avais, comme maire de l'arrondissement, proposé à vos services une approche réaliste et adaptée aux réalités des quartiers du 8e, du concept de quartier tranquille, qui est, je le reconnais, une approche intéressante, dans le sens d'une nouvelle conception de la voirie parisienne, malgré cela une fois encore je constate le mépris dans lequel les élus du terrain sont tenus - les élus, c'est-à-dire les Parisiens eux-mêmes - et la gestion bureaucratique de notre Ville.
Merci, Monsieur le Maire.
M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Je vous remercie, Madame.
La parole est à Mme SCHERER.
Melle Sylvie SCHERER. - Merci.
Monsieur le Maire, chers collègues, dans le cadre de ce projet de délibération, vous nous présentez vos programmes et orientations pour la mise en place de nouveaux quartiers tranquilles.
A nos yeux, ces programmes manquent un tant soit peu de courage. Vous proposez d'aménager en quartiers tranquilles des quartiers qui le sont déjà en comparaison de ceux que vous n'osez même pas évoquer !
Vous partez du principe que sont éligibles au statut de quartiers tranquilles les quartiers résidentiels et ceux où les piétons se promènent le plus. Pour ce qui est des piétons, il est normal qu'ils aient choisi les quartiers où la circulation piétonne est plus facile, ce qui sous-entend que ces quartiers sont déjà tranquilles. Seulement, les autres quartiers ou les autres rues de Paris sont aussi habités. Beaucoup d'entre eux n'ont pas eu le privilège d'être sélectionnés. Que dire encore de tous ceux qui vivent au bord des axes rouges, ces véritables nationales en plein coeur de la ville ? Ce sont eux qui souffrent le plus des nuisances provoquées par le trafic routier incessant. Et pour eux, rien n'est prévu dans votre programme.
Il est certain qu'il faudrait beaucoup de courage pour se mettre à dos le lobby automobile, mais n'est-ce pas nécessaire si l'on veut vraiment faire une politique de la ville cohérente ?
L'augmentation de la fréquence des pics de pollution, la volonté des citoyens parisiens de sortir de cette politique du "tout voiture" auraient dû vous inciter à entreprendre une politique plus ambitieuse. Or, vous avez systématiquement exclu de vos quartiers tranquilles les axes lourds de trafic automobile qui les bordaient.
Pourtant, la quasi totalité d'entre eux sont longés d'immeubles résidentiels, ont des écoles, lycées et autres équipements publics recevant des enfants et adolescents.
Enfin, vous auriez pu être cohérent avec ce que vous préconisez dans le contrat de ville (dont nous parlerons tout à l'heure) 2000-2006. Je ne prendrai qu'un exemple : celui du 18e arrondissement, où vous évoquez "la coupure physique et psychologique" provoquée par la présence du boulevard Ney dans le nord de l'arrondissement. Pourtant, rien n'est prévu dans vos futurs aménagements, pas même une légère limitation de la vitesse du trafic routier.
Quant aux quartiers tranquilles déjà réalisés, le résultat n'est pas toujours probant. Prenons par exemple le quartier Sainte-Marthe, dans le 10e arrondissement. La rue Sainte-Marthe a été réalisée au titre du programme 2000 et, au lieu de devenir un espace agréable à vivre pour les piétons, elle est devenue une voie d'accès facile pour les voitures qui ne sont plus gênées par le stationnement d'autres automobilistes et peuvent ainsi déambuler à toute vitesse sans rencontrer aucun obstacle ! Ou encore, nous vous avions demandé d'agrandir l'espace réservé aux piétons sur la rue de Lancry. Cette demande n'a pas été prise en compte, vous m'aviez même répondu à l'époque que ce n'était pas l'objet de la délibération, l'aménagement réalisé n'a fait que maintenir le stationnement illégal des voitures sur l'un des côtés de la voie et les piétons circulent aussi difficilement qu'avant !
Lorsque l'aménagement en quartier tranquille est réussi, cela ne fait qu'accentuer la spéculation immobilière de ces quartiers, en excluant de fait les populations défavorisées qui n'ont plus qu'à se retrancher sur les quartiers où la vie quotidienne est difficile du fait de la prédominance du trafic routier.
En ce qui concerne l'aménagement de pistes cyclables, bien que l'on puisse noter quelques améliorations, certains aménagements sont d'un intérêt douteux. Je pense notamment à l'aménagement proposé sur l'itinéraire "Pantin-Villette" dans le 19e arrondissement et concernant le boulevard Sérurier. Ces aménagements "vélo" sont censés permettre un encouragement de ce mode de transport au détriment de l'usage de la voiture dans un souci de protection de l'environnement et d'amélioration du cadre de vie, or il n'en est rien. L'aménagement a été pensé au détriment de la voie piétonne ! L'espace réserve aux voitures reste inchangé, par contre l'une des pistes cyclables se retrouve sur l'espace normalement dédié aux piétons, réduisant celui-ci d'autant !
Pour conclure, si les intentions énoncées dans ce projet de délibération peuvent sembler vouloir améliorer les modes de circulation piétonnier ou cycliste, dans la réalité l'automobile est et reste un mode privilégié de déplacement à Paris. Pour que cela change, il serait nécessaire d'avoir la volonté politique de limiter réellement l'automobile dans la Capitale en repensant globalement la politique de déplacement dans l'agglomération et non en priorisant des petits périmètres indépendants les uns des autres.
M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Je vous remercie, Madame.
La parole est à M. BLET.
M. Jean-François BLET. - Monsieur le Maire, voici votre livraison annuelle de quartiers tranquilles. Comme lors des précédents exercices, j'aurais pu effectuer un développement minutieux pour vous démontrer la fatuité de ce programme qui ne vise qu'à labelliser "quartiers tranquilles" des quartiers déjà tranquilles. J'aurais pu dénoncer le fait que les voies de transit sont systématiquement exclues de toute programmation. J'aurais pu réclamer la suppression des autoroutes urbaines : voies sur berges et axes rouges. J'aurais pu décrire ce que serait un Paris libéré de l'automobile avec un plan d'aménagement des quartiers s'inspirant de l'opération Montorgueil sans en adopter le faste. J'aurais pu mettre en évidence l'incohérence de ce programme qui fait fleurir chaque année des quartiers tranquilles sans qu'une quelconque logique n'apparaisse. J'aurais pu mettre en exergue l'absurdité des voies cyclables de 25 mètres de long des quartiers tranquilles Hallé et la Brèche-aux-Loups.
Mais aujourd'hui, tout cela me semble bien vain. Oui, Monsieur le Maire, M. PLASAIT m'a blasé !
A toutes ces évidences, votre Adjoint à la Voirie m'aurait rétorqué, comme en 1995, "qu'il est vrai que la voiture automobile dans la ville présente quelques inconvénients et qu'il ne faut pas oublier aussi qu'elle présente par ailleurs bien des avantages, qu'elle est utile et qu'elle est tributaire de l'urbanisme." Ce n'est plus le café du commerce, c'est le café du truisme ! Dès lors, que la voiture rejette des gaz pestilentiels qui mettent en danger la santé des Parisiens et qu'elle nous inonde de décibels, il serait incongru de le rappeler.
Il m'aurait également affirmé, comme en septembre 1997, que je ne réclame que des quartiers piétonniers. Là, c'est sa faculté d'entendement ou, plus probablement, sa bonne foi que j'aurais pu remettre en cause. Montorgueil n'a jamais été un quartier piétonnier, l'entrée et le stationnement n'y sont pas prohibés, mais seulement efficacement dissuadés.
Il aurait pu s'avérer encore plus dubitatif, comme en octobre 1998 où je me vis répondre "qu'un certain nombre de choses proposées par M. BLET ne présentent d'intérêt que dans la mesure où cela pourrait figurer effectivement dans son journal de quartier", sous-entendu toutes ces propositions ne sont pas dignes d'être avancées en Conseil de Paris puisqu'elles concernent la vie quotidienne des Parisiens et qu'il y aurait quelque indignité de la part d'un élu à s'en préoccuper. Je m'abstiendrai donc aujourd'hui de les énoncer.
Enfin, nous aurions eu droit, comme chaque année, à un laïus parfaitement rôdé, un superbe exercice de langue de bois un peu technocratique ; je cite : "Un quartier tranquille a deux objectifs : diminuer la circulation de transit, améliorer la qualité de vie. En toute logique, bien sûr, des restrictions de circulation sur un quartier entraînent, à volume de déplacement constant, des reports de trafic sur d'autres itinéraires et c'est naturellement sur de grands axes, choisis aussi judicieusement que possible, équipés et contrôlés, que se font ces reports." Rien à redire, c'est clair et limpide : l'effet, dirai-je, le but des quartiers tranquilles est ainsi de concentrer la circulation sur les axes de transit. Les axes rouges seront encore plus rouges, portés jusqu'à l'incandescence par la grâce des quartiers tranquilles.
Certes, on ne peut nier que ce programme améliore la qualité de l'espace public. Toutefois, vous conviendrez qu'un programme de dos d'âne soit bien insuffisant pour améliorer la sécurité des Parisiens et encore moins pour diminuer la pollution atmosphérique.
Trop souvent d'ailleurs, la plupart des aménagements de voirie qui rentrent dans le cadre des opérations quartiers tranquilles sont déjà effectués dans de nombreux quartiers. Ainsi, vous incluez dans la livraison 2000 des quartiers tranquilles le quartier Plateau dans le 19e arrondissement. Or, dans ce quartier, potelets et garde-corps, trottoirs élargis et dos d'âne, tous ces éléments qui habillent uniformément les quartiers tranquilles ont été posés récemment dans l'ensemble des rues ! Ne reste ainsi qu'à ajouter des passages piétons surélevés aux intersections. Et encore, le projet d'aménagement n'englobe même pas le croisement rue des Pyrénées, rue de Belleville, avenue Simon Bolivar, qui est le lieu du quartier où il y a le plus d'accidents. Les axes de circulation de transit (rue Botzaris, rue Simon Bolivar, rue de Belleville et rue de Compans) qui délimitent le quartier ne seront pas réaménagés. Aucun aménagement ne viendra donc tempérer le débit automobile sur la rue de Belleville qui, en 1995, supportait un trafic de 8 000 véhicules par jour, sur l'avenue Simon Bolivar où le trafic était de 7.990 véhicules par jour et sur la rue de Crimée, dont le débit atteignait 8.180 véhicules par jour.
Sur un autre point, la Mairie de Paris et le Conseil régional ont passé l'an dernier un accord réunissant les programmes réseaux verts/pistes cyclables/quartiers tranquilles jusqu'alors dissociés dans un contrat de réseau vert visant trois exercices successifs. En novembre 1999, le Conseil régional fit preuve d'indulgence et accepta de passer en urgence le programme 1999. M. PLASAIT s'engageait alors à développer la concertation. La Ville devait ainsi s'imposer un échéancier prévisionnel, prendre en compte les remarques des services techniques régionaux et les demandes spécifiques des maires d'arrondissement. Or, à ce jour, selon la Région, elle, n'a rien vu, ni projet triennal, ni amélioration d'anciens projets, ni consultation avec les services, ni demande de subvention. La Région craint même un nouveau passage en urgence du programme. Quelles sont vos intentions ? Pourriez-vous, Monsieur le Maire, nous éclairer sur ce point et sur le différend qui, semble-t-il, vous sépare de la Région sur le mode de traitement de ce dossier ?
Sachez enfin et pour conclure, que l'objectif affiché lors de votre communication sur les déplacements en novembre 1996 visant à diminuer de 5 à 10 % la circulation automobile à Paris risque, selon toute vraisemblance, de ne pas être atteint. En attendant la livraison imminente des résultats de 1999, la diminution du trafic de 1995 à 1998 était en effet de l'ordre de 2,7 %.
M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Vous avez dépassé votre temps.
M. Jean-François BLET. - Je termine, j'ai juste une phrase. Perdez la manie de m'interrompre comme cela à chaque fois.
Sachez que le nombre d'accidents corporels a augmenté de 4,5 % sur la même période. Autant de chiffres qui attestent de l'indéniable efficacité de votre politique de déplacements.
Pour toutes ces raisons, les élus "Verts" s'abstiendront.
M. Roger ROMANI, adjoint, président. - La parole est à M. TUROMAN.
M. Michel TUROMAN. - Monsieur le Maire, vous nous demandez d'approuver le programme 2000 des quartiers tranquilles et d'aménagement en faveur des vélos ainsi que les orientations de la Ville en ce domaine pour 2001.
Je ne reviendrai pas sur les questions de fond posées par ces projets dont nous avons déjà largement débattu dans des séances antérieures.
Je me bornerai à faire quelques remarques et à formuler quelques interrogations. Tout d'abord, concernant les pistes cyclables et le bouclage de la rocade des fermiers généraux entre le boulevard de Belleville et la place de l'Etoile. Cette question pose problème et je pense notamment aux boulevards de Rochechouart et de Clichy. Le stationnement des cars y a été interdit, c'est une très bonne chose. Reste aujourd'hui à mettre en cohérence le réaménagement de la chaussée, du terre-plein central, des trottoirs, du stationnement, de la circulation. L'idée étant d'en faire, comme le demandent les riverains et l'association animée par mon collègue Jacques DAGUENET, un lieu de promenades, un lieu convivial, comme au début du siècle.
Aussi, je vous demande quand, dans la perspective d'un tel aménagement, se tiendra la réunion de concertation demandée par les riverains et l'association ?
J'en viens aux quartiers tranquilles. Tout d'abord plusieurs quartiers tranquilles existent actuellement. Ils ont été aménagés pour certains il y a quelques années. Quels en sont donc les aspects positifs et négatifs pour la vie des habitants et sur les activités économiques ?
Quelles en sont les conséquences en matière de transfert de circulation pour les quartiers qui les bordent ? Il y a bien des récriminations à ce sujet. N'y a-t-il pas besoin de faire le bilan de leur existence et d'en tirer tous les enseignements, en bref d'en faire une évaluation ?
Enfin, il y a besoin d'une articulation entre l'ensemble des quartiers tranquilles. Il faut les relier entre eux et pour cela il faut un maillage de rues réservées aux piétons et aux vélos pour que cela soit efficace et permette la diminution de la circulation automobile.
Quand allez-vous mettre en oeuvre ce maillage, dans quels délais et selon quelles modalités ?
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe communiste).
M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Je vous remercie, Monsieur TUROMAN.
Vous avez été bref.
Pour répondre aux intervenants, je donne la parole à M. Bernard PLASAIT.
M. Bernard PLASAIT, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Monsieur le Maire, comme souvent M. BLET se livre à des commentaires peu amènes. Evidemment, je pourrais, comme à l'accoutumée, répondre longuement sur les différents aspects de son intervention qui consistent à refaire le monde, à répéter ce que, selon lui, devraient être un "véritable aménagement", une "véritable concertation". Mais, franchement, je trouve inacceptable de recevoir une fois encore des leçons en matière de concertation, alors que nous sommes, de ce point de vue, exemplaires puisqu'à la demande du Maire, nous multiplions les occasions de concertation, sur tous les sujets, bien au-delà de ce que nous sommes obligés de faire au titre des lois ou règlements, et en particulier en ce qui concerne le sujet qui nous occupe. La concertation se déroule avec la Région, selon le cahier des charges prévu. Tout se déroule normalement, je dirai même au-delà - j'y reviendrai tout à l'heure dans ma réponse à M. BRET -.
Mme SCHNEITER m'a, une fois de plus, rappelé que, selon elle les couloirs de bus devraient tous être réalisés en site propre. Je voudrais, une fois encore, lui rappeler que si l'on veut pouvoir assurer les livraisons en dehors de couloirs bus, il y a un certain nombre de voies à Paris qui ne peuvent recevoir des couloirs en site protégé, pour une raison simple : c'est que si vous avez un couloir protégé, que vous avez à côté du couloir protégé un véhicule en livraison, vous ne pouvez plus permettre aux voitures qui sont derrière ce véhicule de livraison de prendre le couloir bus pour l'éviter. Ceci veut dire que si vous faisiez cela, il faudrait choisir entre supprimer les livraisons ou supprimer la circulation du bus dans le couloir propre !
Il y a un certain nombre d'endroits à Paris où ce voeu n'est qu'un voeu pieux, qui confine à l'absurde. Madame SCHNEITER, croyez bien que si nous pouvions mettre partout des couloirs bus en site protégé, nous le ferions. C'est ce que nous souhaiterions pouvoir faire !
Je vous ferai d'ailleurs observer que même la R.A.T.P. ne nous a jamais demandé de tels aménagements généralisés, parce qu'elle sait que ce n'est pas possible.
Vous demandez, également, Madame SCHNEITER, où en est la circulation des cyclistes sur les quais du 15e. Je voudrais vous répondre qu'il s'agit aujourd'hui d'une mise au point technique de la signalisation pour cet itinéraire cyclable, qu'elle est en cours, que par conséquent les réalisations pourront bientôt être faites très rapidement.
En réponse à Mme SCHERER, M. BRET et M. TUROMAN, je voudrais rappeler ce qu'est un "quartier tranquille", dire que ceux-ci, comme d'ailleurs le plan "Vélo", font l'objet d'un schéma directeur qui assure leur cohérence entre eux, leur cohérence avec les itinéraires cyclables, afin qu'à terme, il y ait un véritable maillage, un véritable réseau de quartiers dits tranquilles.
Ainsi, on pourra passer, Madame SCHNEITER, les petits quartiers s'ajoutant à d'autres petits quartiers, à des quartiers plus importants : c'est là l'idée même du Réseau, du Maillage.
Il s'agit de marquer notre volonté d'aller vers la tranquillisation d'un grand nombre de quartiers, le plus grand nombre possible, le plus rapidement possible, en procédant par étapes :
1) une première étape consiste à marquer l'entrée et la sortie de ces quartiers tranquilles, d'indiquer clairement que lorsqu'on quitte une voie de circulation, que l'on entre dans ce type de quartiers, que l'on passe effectivement dans un lieu au régime différent, dans lequel la circulation va être abaissée, dans laquelle la vitesse des véhicules va être limitée. Tel est le sens de la signalisation d'entrée et de sorties. On marque le territoire des quartiers tranquilles ;
2) dans des étapes ultérieures, chaque fois que l'on en aura l'occasion, on complétera par des aménagements particuliers. Il faut marquer les quartiers tranquilles, de telle manière qu'à l'intérieur des périmètres définis, on puisse, peu à peu, par des aménagements successifs aussi judicieux que possible, répondre aux besoins de tranquillité par un aménagement du paysage, par un aménagement des conforts locaux : bancs publics, signalisations, soit améliorer réellement la vie des habitants de ces quartiers, comme par exemple, les voies pour piétons.
Voilà donc de quoi il s'agit, lorsque l'on parle de quartiers tranquilles et de plan "Vélo".
Ces quartiers tranquilles, se constituant peu à peu en Réseau, ils sont un élément important de la circulation des vélos à travers la ville, en complément des grands itinéraires cyclables.
Se pose naturellement la question du bilan de ces quartiers tranquilles.
Je crois que nous pourrons, dans quelques semaines, après un recul conséquent, vous donner un bilan précis, si nous avons un débat au Conseil de Paris, sur le bilan général de la politique du Maire de Paris en matière de déplacements, ce sera l'occasion de faire d'une manière précise le bilan des quartiers tranquilles et des plans vélos.
D'ores et déjà, je peux vous dire que les systèmes de comptage que nous avons, montrent que nous avons à l'intérieur de ces quartiers tranquilles une diminution très sensible de la circulation de transit, but essentiel des quartiers tranquilles, ainsi qu'une diminution assez importante de la vitesse pratiquée.
Mme JUNOT, pour M. LEBEL, m'a posé une question et m'a donné une indication que je trouve "hors sujet" en disant que ce projet avait été retiré de l'ordre du jour du Conseil du 8e arrondissement.
Ce projet ne concernait pas le 8e arrondissement.
Cependant, je profite des propos de Mme JUNOT pour dire à M. LEBEL que j'ai bien enregistré la demande qu'il nous a faite, en son temps de "rues tranquilles". C'est une idée intéressante à approfondir.
Elle ne rentre pas dans le cadre de ce projet de délibération qui vise à actualiser le Schéma directeur des quartiers tranquilles et à adopter les programmes 2000-2001, de manière à obtenir de la Région les subventions correspondantes.
Vous le savez, la Région ne subventionne que les quartiers tranquilles qui mettent en ?uvre la notion de réseau dont je parlais tout à l'heure. Par contre, et je pense que M. LEBEL sera satisfait de ma réponse, nous pouvons étudier comment réaliser des "rues tranquilles", comme il le demande, dans le cadre du budget d'investissement consacré aux travaux de voirie.
Je demande donc aux services de la Voirie de prendre contact avec M. LEBEL de telle manière qu'à partir de ses propositions, des projets soient étudiés lors de l'établissement des prochains programmes.
Enfin, et j'espère n'oublier personne, je voudrais donner une réponse plus complète à M. BRET, que je remercie de son soutien annoncé :
1 - vous dites que ce projet vise surtout à justifier notre politique de quartiers tranquilles ; il ne "tente pas de justifier", Monsieur BRET, il la justifie, ne serait-ce que parce qu'il la complète, il l'affine pour les deux années à venir ;
- je voudrais vous rassurer, puisque c'était l'objet de votre première question, nous respectons scrupuleusement les exigences de la Région ;
- mais on peut se demander quel est l'état d'esprit réel de la Région, n'y a-t-il pas quelques arrière-pensées ? Car nous nous sommes mis d'accord depuis le début avec la Région, à partir d'une réunion tenue en présence des services de la Ville dans le bureau de M. RIST ; nous avons arrêté un schéma général et la méthode nous permettant les uns et les autres de progresser pour permettre au plan des "quartiers tranquilles" donc de cheminer naturellement et aussi rapidement que possible vers la satisfaction de nos objectifs respectifs qui sont aussi des objectifs communs :
a) Plan triennal : oui, nous sommes d'accord ; nous l'avons proposé à la Région, nous sommes naturellement "tombés d'accord" sur le plan triennal !
b) L'estimation détaillée des coûts : évidemment, nous n'avons pas l'habitude d'annoncer des coûts sans avoir préalablement et soigneusement étudié et justifié ces coûts ; par conséquent, il y a une estimation détaillée qui est fournie à la Région.
c) Quant à l'idée d'un Plan unique : "quartiers tranquilles/vélos", je viens d'y répondre dans mon intervention précédente ; c'est l'idée des "circulations douces", avec lesquelles nous nous sommes mis d'accord avec la Région à partir du P.D.U., en faisant observer que le Maire de Paris a initié dès novembre 1996, ce qui est finalement une anticipation du P.D.U. ; nous retrouvons effectivement, dans le P.D.U., tel qu'il va être publié, les idées que nous avons commencées à mettre en ?uvre dès novembre 1996 !
2 - Par ailleurs, vous posez une deuxième question qui est une "interrogation critique" à propos d'un manque de correspondance entre les quartiers tranquilles et la carte du bruit :
* Monsieur BRET, il est naturel qu'il y ait un décalage entre les deux puisque précisément les quartiers tranquilles sont destinés à différencier la circulation à l'intérieur de ces zones, de celles sur les axes de circulation ; mais la carte du bruit dont vous parlez correspond aux axes de circulation !
* Je rappelle, une fois encore que ces axes de circulation, axes de déplacements à travers la ville et les quartiers tranquilles vont "de pair" : on ne peut pas imaginer les uns sans les autres.
Il n'y aurait pas de quartiers tranquilles où à cause de cela, il y aurait moins de bruit et davantage de tranquillité.
* Lorsque vous parlez du Quartier tranquille "Sarrette", vous faites allusion au carrefour qui se trouve tout à côté, qui est le carrefour Alésia-Tombe-Issoire, vous avez raison d'attirer notre attention sur ce dernier.
Mais, nous sommes évidemment alertés sur ce carrefour : dossier sensible, notamment du point de vue de la circulation dans cet arrondissement.
Vous avez raison de le dire. Il y a un problème sur ce carrefour. Quand je le regarde d'un point de vue technique, je vois qu'il est aménagé d'une façon intelligente : quand je demande aux services de remettre sur le métier leur ouvrage, de penser à des aménagements différents, la solution n'est pas immédiatement évidente.
Vous allez me dire qu'on ne peut pas se contenter de cette réponse. Vous avez raison. C'est pourquoi j'aurai peut-être l'occasion, lors d'une prochaine séance du Conseil, de proposer des mesures plus précises. D'ores et déjà, c'est sans nul doute un carrefour dangereux, inquiétant, notamment parce qu'à proximité il y a un groupe scolaire, et que notre préoccupation prioritaire, c'est la sécurité des enfants ! Je suis bien obligé de constater qu'il y a là au moins une partie, et, une partie importante du débat qui nous échappe. Vous allez bien entendu vous retourner vers M. le Préfet de police ; car à cet endroit là, il y a des excès de vitesse, je vous dirais même qu'il y a eu, en une seule année, 4.900 franchissements d'un feu rouge fixe !
Il y a donc à cet endroit un véritable problème d'application et de contrôle de la réglementation qui - vous le savez bien et je le regrette - échappe totalement au Maire de Paris.
Monsieur le Préfet de police, je souhaiterais que vous puissiez répondre à cette préoccupation qui non seulement est celle de M. BRET, mais également celle du Maire de Paris et de moi-même.
Tout naturellement, Monsieur BRET, puisque c'est la question de sécurité qui est posée, je réponds tout à fait favorablement à votre demande. Je suggérerai au Maire de Paris que dans un prochain Conseil, à l'occasion du bilan général qu'il conviendra d'établir de la politique qu'il mène depuis 1996 en matière de dépassements et notamment de circulation, nous puissions inclure un débat sur la sécurité routière.
M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Merci, Monsieur PLASAIT.
Je vous signale que nous avons 70 inscrits à écouter avant 21 heures 30 ; je demande donc à chacun concision et rapidité.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 111.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, DVD 111).