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Septembre 2000
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9 - Dépôt de questions d'actualité

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2000


M. LE MAIRE DE PARIS. - Mes chers collègues, avant de suspendre la séance, je vous informe que 6 questions d'actualité ont été déposées :
La première émane de M. Alain MORELL, au nom du groupe socialiste et apparentés et concerne "la situation de l'AGOSPAP et de l'ASPP."
La deuxième question d'actualité, posée par M. Georges SARRE, au nom du groupe du Mouvement des citoyens, à M. le Maire de Paris est relative à "la propreté dans la Capitale".
La troisième question émane du groupe communiste à M. le Maire de Paris et concerne "les pratiques qui se développent à Paris avec la montée de la demande de logements dans le secteur privé. Les sociétés immobilières réclament aux candidats locataires des informations qui s'apparentent de plus en plus à une intrusion inacceptable dans la vie privée".
La quatrième question d'actualité, posée par M. Yves GALLAND, au nom du groupe "U.D.F. et Modérés", à M. le Maire de Paris est ainsi rédigée :
"Les Parisiens sont excédés par la détérioration de leurs conditions de vie engendrée par le foisonnement permanent des travaux et le bruit.
Déjà, il y a dix ans, Jacques CHIRAC, excédé par les travaux à répétition sur les mêmes parties de voirie, avait indiqué qu'il ne donnerait pas d'autorisation deux fois dans l'année, au même endroit. L'actuelle Municipalité doit prendre la même décision. De plus, une planification des travaux dans les mêmes quartiers ou axes de circulation, semble indispensable.
Quant au bruit, nous dépassons dans la Capitale trop souvent les niveaux de décibels supportables, avec la dégradation de la circulation et l'utilisation des klaxons, avec les deux roues qui roulent de plus en plus en échappement libre, avec les "jeunes" qui chahutent au bas des immeubles jusqu'à deux heures du matin dans des quartiers aussi tranquilles que Saint-François-Xavier.
Monsieur le Maire, quelles mesures concrètes entendez-vous prendre pour améliorer la vie quotidienne des Parisiens qui s'est beaucoup dégradée du fait du l'augmentation des travaux et du bruit."
La cinquième question, posée par Mme Marie-Thérèse JUNOT, élue indépendante, à M. le Maire de Paris est rédigée en ces termes :
"Et voilà ! C'est devenu un phénomène de société, comme on dit. Il y a deux ans, j'intervenais à la même époque pour dénoncer les nuisances insupportables subies par les riverains sur le parcours de la techno-parade. Nous sommes dans le siècle du bruit. Nous le savons. Car comment appeler autrement ces émissions sonores réglées de façon assourdissante, qui se répètent pendant des heures, sur un rythme saccadé, toujours le même !
Il paraît, a priori, que ce que l'on a pudiquement décoré du nom de fête populaire se soit à peu près bien passée. Du moins c'est ce que la presse a conclu, un peu hâtivement, à la suite d'une journée de défilés, de "raves", de rythmes et de liesse désordonnée, sans notable incident, malgré, tout de même 35 interpellations, soit 15 de plus qu'il y a deux ans, pour consommation ou détention de drogues diverses.
La techno, si chère à M. LANG, s'accompagne trop souvent, en effet, de dégradations, de nuisances, et de consommation de produits illicites et dangereux. C'est sans compter aussi, les nombreux "afters" qui ont pullulé dans les boîtes parisiennes et chez nombre de particuliers. Ces "raves" organisées et contrôlées par les services de police n'en sont pas moins génératrices de désordres et de troubles de voisinage.
Nous sommes dans le domaine du n'importe quoi et les onomatopées décrivant ce que l'on appelle cette musique sont symptomatiques de l'état d'une jeunesse cosmopolite et en mal de vivre, difficilement contrôlable, sans repère, sans limite, sans notion du respect des autres. Les autres, parlons-en justement ! L'Ouest parisien a été choisi cette année, et principalement le 16e arrondissement. Pour quelles raisons ? Et pourquoi les élus locaux n'ont-ils pas été consultés ? Ils se sont retrouvés, une fois de plus, devant le fait accompli... Ces quartiers tranquilles n'ont pas vocation à accueillir une foule en délire, vociférante, et si peu respectueuse de l'environnement.
Par ailleurs, force est de constater que le choix de ce parcours n'a rien apporté à l'esprit même de la techno parade : réduction de la longueur du trajet, parcours trop excentré, chars moins nombreux, budget diminué, concert final supprimé, moins de participants... Quels était donc l'intérêt des organisateurs en choisissant un tel secteur aussi peu compatible ? Finalement, non, la techno parade n'aura pas fait trembler les beaux quartiers, comme l'affirment certains journalistes, même si cette année encore des vols ont été commis, si des jeunes ont été arrêtés.
Quel exemple ! Tout ceci, encore une fois, a un coût pour la Ville. Et ce sont les contribuables les principales victimes, vous-mêmes, mes chers collègues, qui réglez l'addition.
La techno, ce n'est pas obligatoirement la culture de tous les Parisiens. Cette musique violente et désordonnée, sauvage et stéréotypée, semble davantage être le refuge d'adolescents en mal de vivre, sans véritables repères moraux.
Quel tableau me direz-vous, Monsieur le Maire, Monsieur le Préfet, mes chers collègues. Pourtant, il est malheureusement proche de la réalité. Alors, quel parcours l'année prochaine ? A Paris ou hors Paris ?
En attendant et pour nous consoler, la fête à Neu-Neu se tient au Bois de Boulogne jusqu'à fin octobre..."
Enfin, la dernière question d'actualité est posée par M. Claude GRISCELLI, au nom du groupe "Rassemblement pour Paris" à M. le Maire de Paris. En voici le texte :
"M. Claude GRISCELLI rappelle qu'au mois d'avril 2000, le Conseil de Paris a voté la création d'une nouvelle aide facultative baptisée "allocation d'accompagnement". Celle-ci est destinée à soutenir les familles dont l'un des membres est obligé d'interrompre son activité professionnelle pour subvenir aux besoins d'un proche parent gravement malade, tel un enfant hospitalisé durablement ou une personne en fin de vie.
On a récemment appris par la presse que le Ministre délégué à la Famille prévoyait de lancer l'année prochaine un dispositif similaire, manifestement inspiré de l'initiative de la Ville. M. Claude GRISCELLI souhaite savoir comment vont s'articuler ces deux prestations pour les Parisiens."
Nous allons rependre la séance à 14 h 30 pour les réponses aux questions d'actualité.
La séance est suspendue.