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Septembre 2000
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43 - 2000, DAC 294 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec chaque exploitant cinématographique participant à l'opération "Paris, Capitale du cinéma Art et Essai" une convention

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2000


M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAC 294 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris à signer avec chaque exploitant cinématographique participant à l'opération "Paris, Capitale du cinéma Art et Essai" une convention.
La parole est à Mme MOREAU.
Mme Soizik MOREAU. - Merci, Monsieur le Maire.
Mes chers collègues, Monsieur le Maire, comme vous le savez, le groupe du Mouvement des citoyens a toujours prôné une politique ambitieuse afin de ne pas laisser dépérir le cinéma d'art et d'essai, un des piliers de l'esprit culturel de Paris.
Nous ne pouvons que nous réjouir de l'annonce de l'opération cinématographique "Paris, Capitale du cinéma Art et Essai" conduite en partenariat avec l'Association française des cinémas Art et Essai. Grâce à cette opération, les salles art et essai ayant décidé de participer à cette manifestation proposeront un tarif unique de 20 F à toutes les séances. De plus, cette opération sera enrichie d'animations particulières mises en oeuvre par les cinémas eux-mêmes, telles que des festivals thématiques, des hommages, des rétrospectives ou encore des rencontres avec des professionnels du cinéma.
L'objet de la présente délibération est donc d'autoriser la Ville à compenser la perte de recette résultant du tarif réduit de 20 F à hauteur de 10 F par place vendue. Les exploitants qui se sont investis dans cette opération n'ont pas à être pénalisés financièrement et, donc, nous voterons favorablement et dans le bon sens.
Je profite de la présente délibération pour attirer l'attention de notre Conseil sur la menace que la carte à 98 F de Gaumont, MK2 et U.G.C. fait peser sur les salles indépendantes parisiennes qui, la plupart du temps, ne pourront pas lutter contre ce tarif qui frise la vente à perte. En effet, les grands circuits compenseront ces pertes par la vente de ce que l'on appelle les produits dérivés, la petite restauration, la confiserie, les boissons, le pop-corn, etc. Evidemment, ces ventes sont irréalisables dans de petites salles.
N'oublions pas que ce sont les indépendants qui font vivre le cinéma d'auteur et encouragent la création du cinéma français.
Enfin, cette délibération me permet d'évoquer le problème plus général de la création cinématographique à Paris. Beaucoup de jeunes réalisateurs remplis de talent, de bonne volonté éprouvent énormément de difficultés pour produire et monter leur premier film. Or, que fait la Municipalité parisienne pour essayer d'encourager ces talents ? En fait, aucun crédit de subvention pour les productions cinématographiques n'est alloué à Mme MACÉ de LÉPINAY, chargée des Affaires culturelles. Cela me paraît dommage étant donné la position de Paris, capitale culturelle, une des capitales culturelles du monde.
Je vous demande, Monsieur le Maire, d'étudier comment pallier cette carence afin de permettre aux jeunes réalisateurs de pouvoir exprimer leur art. Il en va de la place de Paris sur la scène internationale de la création contemporaine.
Je vous remercie.
M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - Merci, Madame.
Mme MACÉ de LÉPINAY va vous répondre.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
Merci, Madame MOREAU, de ce que vous avez dit concernant cette délibération. Effectivement, vous savez que le Maire le dit souvent, Paris est la capitale mondiale du cinéma. Nous tenons absolument à pouvoir garder ce "label" bien sûr.
J'ai rencontré un ami étranger il y a quelques jours qui me disait : Paris est la seule ville de monde où on peut voir tous les jours des films en 40 langues différentes, c'est absolument exceptionnel. C'est vrai qu'en particulier le réseau des salles indépendantes est une très grande richesse pour notre Ville. Vous savez que nous voulons la protéger et que nous voulons encourager ces salles d'art et d'essai.
Donc cette opération s'inscrit tout à fait dans cette ligne. Vous l'avez largement décrit, je ne veux pas revenir dessus.
Sur la question que vous aviez posée en 4e Commission, concernant les salles MK2, je peux vous préciser que 6 groupes de cinéma MK2 ne participent pas à l'opération. J'ajoute que la salle MK2 Gambetta possède une salle Art et Essai.
Ceci dit, je vous remercie d'approuver cette convention.
Pour ce qui est des aides à la production, nous nous sommes déjà exprimés longuement. Vous savez que cela ne nous est pas possible. Vous savez que je vous ai aussi indiqué qu'il faudrait plutôt se tourner vers les centres d'animation et en particulier nous avons parlé du centre Mercoeur, dans le 11e arrondissement, qui possède un équipement permettant le montage des films. Je pense que je pourrai voir avec mon collègue chargé des centres d'animation comment développer cette spécialité au sein des centres d'animation de la Ville.
Madame MOREAU, concernant la carte développée par les grands distributeurs du cinéma, je n'ai pas de commentaire à faire. C'est une affaire qui ne relève pas de la Ville et on peut effectivement redouter les conséquences qu'elle peut avoir mais vraiment nous sommes totalement impuissants devant cette mesure qui, par ailleurs, il faut le dire, plaît à bon nombre de nos concitoyens.
Merci, Madame MOREAU. Je vous demande, mes chers collègues, de bien vouloir approuver cette convention. Merci beaucoup.
M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - Merci, ma chère collègue.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 294.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, DAC 294).