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Decembre 2004
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Vœu déposé par le groupe U.M.P. relatif au manque de place en crèche dans le 15e arrondissement.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2004


 

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Nous avons à présent l?examen du v?u référencé n° 31 dans le fascicule qui est déposé par les membres du groupe U.M.P. et ne se rattache à aucun projet de délibération.

La parole est à Mme Dominique BAUD.

Mme Dominique BAUD. - Monsieur le Maire, chers collègues, il est un fait certain que le 15e arrondissement manque de places en crèche et que le solde positif est très inférieur aux annonces de la Municipalité.

La Ville semble en effet oublier que pour les familles qui subissent cette pénurie, lorsque deux établissements ouvrent et ferment en même temps, le nombre de places disponibles est de zéro.

Nous sommes donc très loin, à plus de la moitié de la mandature, de la réalité des 450 places annoncées pour notre arrondissement.

C?est la raison pour laquelle je m?indigne encore plus du défaut de réactivité de la Ville s?agissant de la crèche sise rue Lecoq, dans le 15e arrondissement. Des négociations ont commencé dès février 2004 entre la Ville et France Telecom, propriétaire, afin de racheter les berceaux inoccupés. Cette société a demandé à la direction de la crèche et au président de l?association qui la gère qu?à compter du 1er avril 2004 aucun nouvel enfant ne soit accueilli.

 

Ce rachat devait être effectif en juillet 2004, afin qu?à la rentrée de septembre de nouvelles places puissent être proposées aux familles parisiennes.

Or, depuis le mois d?août, c?est le silence du côté de la Ville de Paris.

De ce fait, et c?est scandaleux au regard des difficultés des familles, la crèche n?accueille aujourd?hui que 29 enfants au lieu de 66. En revanche, elle dispose toujours des locaux, du matériel et du personnel pour 66 berceaux, personnel d?ailleurs lui aussi indigné d?être aussi peu pris en considération et vivant de grands moments de découragement.

Je demande à la Ville de Paris si elle veut bien poursuivre sa démarche de rachat, notamment s?agissant des 37 berceaux vides, afin que, dès janvier 2005, ces berceaux soient occupés et que la crèche fonctionne à nouveau normalement, à la plus grande joie du personnel et surtout des familles et des enfants qui seront bénéficiaires d?une place.

Je vous remercie.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Madame TROSTIANSKY, vous avez la parole pour l?Exécutif.

Mme Olga TROTIANSKY, adjointe. - Mme BAUD constate que le 15e arrondissement manque de places en crèche. Il faudrait rappeler qu?entre 1995 et 2001, il y a eu 136 places créées. Effectivement, cet arrondissement manque cruellement de places, et je pense que dans la mandature précédente, ou bien les élus ne se rendaient pas compte de la situation ou bien n?avaient pas envie de déployer beaucoup de volontarisme.

Dans le 15e arrondissement, comme dans l?ensemble des arrondissements parisiens, nous avançons. C?est de 175 nouvelles places dont bénéficient déjà les familles de cet arrondissement, sur les 450 places que nous avons prévues d?ouvrir sous la mandature.

Par rapport à la crèche France Telecom, je voulais vous indiquer, Madame BAUD, que je ne suis pas responsable de l?ensemble des crèches d?entreprise parisiennes. La crèche de la rue Lecoq est une crèche d?entreprise qui est réservée aux enfants des salariés de France Telecom.

Donc, en l?occurrence, c?est France Telecom qui décide par rapport à cette crèche et je ne suis pas décisionnaire. Si elle ne fonctionne plus, aujourd?hui, qu?en capacité réduite, c?est par la volonté unique de la direction et de l?association qui gère l?établissement. Il s?agit d?un problème interne à France Telecom dans lequel la Ville de Paris ne peut pas intervenir.

En revanche, les services de la Ville sont en négociation, depuis plus d?un an, avec France Telecom et la proposition de vente a été officiellement confirmée à la Ville à la mi-octobre. Les services analysent actuellement les conditions de reprise de l?opération. Je tiens simplement à attirer votre attention sur le fait que ce que vous qualifiez de retard n?est imputable qu?à la complexité d?une opération de reprise où il convient de prendre en compte les contraintes de France Telecom.

Donc je propose de rejeter ce v?u car la demande des élus U.M.P. présuppose que la Ville ne fait preuve d?aucun volontarisme dans cette opération alors que les services sont tout particulièrement mobilisés et que le dossier avance. Face à l?attente des familles qu?elle soit du 15e arrondissement ou d?ailleurs, la Municipalité n?a pas pour habitude de laisser des crèches vides. Voilà les éléments que je voulais apporter et je propose de rejeter ce v?u.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, ce v?u assorti d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u est repoussé.