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Decembre 2004
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Vœu déposé par le groupe du Mouvement républicain et citoyen relatif à la suppression de 5 emplois-jeunes au centre du SAMU social Yves-Garel, situé 66, boulevard Richard-Lenoir, dans le 11e arrondissement.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2004


 

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - A présent, nous passons à l?examen du v?u référencé n° 28 dans le fascicule, qui concerne la suppression de 5 emplois-jeunes au centre du SAMU social Yves-Garel, situé dans le 11e arrondissement, déposé par les membres du groupe du Mouvement républicain et citoyen. Il ne se rattache à aucun projet de délibération.

Je donne la parole à Mme Liliane CAPELLE.

Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Monsieur le Maire.

Ce dossier est récurrent. Il y a un abcès de fixation qui n?est pas lié seulement au problème du système social, mais il se trouve qu?il y a un abcès de fixation de personnes sans domicile fixe sur le boulevard Richard-Lenoir, que la situation est très difficile, particulièrement difficile. Il y a quelques années, nous avions, en partie, réglé quelques difficultés par l?embauche par la Ville de Paris de cinq emplois-jeunes pour le SAMU social.

Les emplois-jeunes ayant disparu, il n?y a plus cette minimaraude qui était effectuée autour du Centre Yves-Garel et qui, en plus, avait un double avantage. Non seulement, il y avait une mini-maraude, mais ce centre ouvrait beaucoup plus tôt, ce qui permettait, notamment, en hiver d?avoir des gens moins longtemps à l?extérieur.

Je demande donc que soit étudiée très rapidement la possibilité de remettre en place une équipe de maraude et d?accompagnement des personnes sans abri autour du centre Yves-Garel, mais que les choses soient assez claires. Je voudrais que soient remis en place ces emplois-jeunes, sous une autre forme, sous la forme que l?on veut, mais que des personnels soient vraiment affectés à ce centre Yves-Garel, pour permettre un meilleur fonctionnement aux alentours et dans le centre.

Là encore, il s?agit de personnes qui sont, par les temps qui courent, dehors. Je trouve qu?il vaut mieux qu?elles soient dedans.

Je vous remercie.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Je donne la parole à Mylène STAMBOULI, pour l?Exécutif.

Mme Mylène STAMBOULI, adjointe. - J?ai eu l?occasion d?être invitée récemment à un conseil de quartier, qui comprend sur son territoire le centre Yves-Garel et nous avions déjà débattu de cette question.

Par ailleurs, une réunion s?est tenue en présence de la DDASS, avant l?été dernier, sur le 11e arrondissement, et nous avions, là encore, pris un certain nombre de décisions concernant ce secteur.

Je voudrais rappeler que ce centre d?urgence Yves-Garel, situé 66, boulevard Richard-Lenoir, se tient dans des locaux qui appartiennent au Département de Paris. Ce centre accueille chaque nuit 60 hommes et 30 femmes sans domicile, qui sont orientés par le 115.

Depuis mai 2001, le centre Yves-Garel avait six emplois jeunes destinés à réaliser un pré-accueil avant l?ouverture du centre, plus tard dans la soirée. Leur niveau de formation n?ayant pas paru adapté à la gestion au quotidien d?un public, ces contrats d?emplois-jeunes ont expiré en 2004 et n?ont pas été renouvelés.

Je voudrais quand même rappeler à notre Assemblée que les contrats emplois-jeunes n?existent plus au terme de la loi BORLOO qui vient d?être votée. Il est donc vrai que le nombre de personnes en grande précarité est une difficulté extrêmement importante sur ce secteur et nous avions décidé et demandé à l?Etat, de mettre en place une équipe de maraude. Cette maraude a été mise en place, il y a quelques semaines avec une association qui s?appelle le ?Coeur des Haltes?.

Son objectif, mais le travail est très long, est dans un premier temps de faire un recensement, de dresser un état des lieux de cette population sans abri qui n?est pas d?ailleurs forcément celle du centre Yves-Garel et une fois ce recensement établi, il sera possible de faire le point sur les différentes solutions sociales qui peuvent être proposées à ces personnes afin d?améliorer leurs relations au quotidien avec le voisinage.

J?émets donc un avis favorable à ce v?u.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u assorti d?un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u est adopté. (2004, V. 294).