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Septembre 2011
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Conseil Municipal
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59 - 2011, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif aux conditions d'inscription dans les conservatoires municipaux. Vœu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2011

59 - 2011, V?u déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif aux conditions d'inscription dans les conservatoires municipaux. V?u déposé par l'Exécutif.

 

M. Pierre SCHAPIRA , adjoint, président. - Les v?ux n° 34 du groupe U.M.P.P.A. et n° 34 bis de l'Exécutif sont relatifs aux conditions d'inscription dans les conservatoires municipaux.

La parole est à M. LEGARET.

M. Jean-François LEGARET , maire du 1er arrondissement. - Monsieur le Maire, nous avons souhaité, par ce v?u, attirer l'attention du Maire de Paris sur les désordres et les difficultés qui se sont produites, cette année encore, au moment des inscriptions.

On sait que c'est un exercice difficile, mais nous avons fait référence dans notre v?u à un rapport de l'Inspection générale de la Ville de Paris d?août 2010, qui relevait un certain nombre de dysfonctionnements et qui faisait des recommandations, nous nous étonnons que ces recommandations soient restées pour l'instant lettre morte et nous souhaiterions qu'on fasse, en quelque sorte, aujourd'hui, un suivi des recommandations de l'Inspection générale et que la Ville s'engage à mettre en place des dispositions pour permettre aux parents d'inscrire leurs enfants aux conservatoires d'arrondissement de manière acceptable.

Alors, après le dépôt de ce v?u n° 34, je prends connaissance du v?u n° 34 bis, qui édulcore, la formulation, je n?y vois pas d'inconvénient, mais qui ne fait aucune référence au rapport de l'Inspection, donc je crois que c'est vraiment une lacune.

Le Maire de Paris a décidé de confier en 2010 une mission à l'Inspection générale de la Ville, tous les conservatoires s?y sont soumis, l?I nspection générale a fait des recommandations qui, aujourd'hui, sont restées lettre morte. Je ne crois pas que ce soit exiger quelque chose d?extravagant que de demander que le Maire de Paris, son adjoint chargé à la culture, nous rendent compte du suivi de ces recommandations de l'Inspection générale. C'est essentiellement cela, notre v?u. Or, ce n'est pas du tout ce qui figure dans le v?u n° 34 bis.

Le v?u n° 34 bis reformule en des termes édulcorés, j'en laisse la responsabilité à l'excellent adjoint chargé de la culture, mais je pense que si on ne fait plus référence du tout à ce rapport de l'Inspection générale, c'est vraiment très incompréhensible.

Ou bien le v?u n° 34 ter peut tenir compte de nos observations, ou bien nous maintiendrons notre v?u initial.

(M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, remplace M. Pierre SCHAPIRA au fauteuil de la présidence).

M. Jean VUILLERMOZ , adjoint, président. - Merci.

Monsieur GIRARD, vous avez la parole pour la réponse.

M. Christophe GIRARD , adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Dans votre v?u, il y a une réalité qui est évidemment impossible à nier : la demande de places dans les conservatoires est bien plus importante que le nombre de places disponibles, ce qui est, en soi, une bonne nouvelle, qu'il y ait autant de personnes qui souhaitent s'inscrire, surtout quand on a augmenté le nombre d'heures et de places.

C'est vrai aussi, ce contexte rend les modalités d'inscription particulièrement tendues, même si ce phénomène ne concerne que les niveaux d'initiation/éveil et la première année de premier cycle (pour les élèves de CE1), et particulièrement s'agissant des cours de musique. En danse, en effet, 75 % des demandes sont satisfaites et 90 % le sont pour l'art dramatique.

Les années suivantes, les élèves procèdent à des réinscriptions qui ne sont que des formalités administratives.

Cela dit, votre v?u n'est pas tout à fait conforme à la réalité, me semble-t-il, et je me permets de vous rappeler les efforts de la Ville de Paris, qui a notamment créé plus de 2.000 places supplémentaires dans les conservatoires municipaux depuis 2008 - 2.000 places, ce n'est pas un petit chiffre, ce n?est pas un petit nombre -, aussi, alors même que le contexte budgétaire est difficile, et vous le savez, c'est valable pour Paris, pour la région, pour la France, pour l'Europe, pour le monde, et poursuivra les efforts jusqu'à la fin de la mandature en ouvrant trois nouveaux conservatoires : un dans le 12e, un dans le 13e et un dans le 17e, d'ailleurs, où s'est tenue une réunion publique où on avait juste omis de m'inviter !

L'effort de la Ville a également permis d'augmenter de 240 heures hebdomadaires le nombre d'enseignements dispensés, soit une augmentation de près de 2 % accordée au réseau des conservatoires en cette rentrée des classes.

Cela correspond à une moyenne de plus de 14 heures par établissement, soit l'équivalent de près d'un poste de professeur.

Aujourd'hui, pour remédier à court terme à cette pénurie de places, nous avons engagé de nouvelles mesures que nous expérimentons. Nous travaillons notamment sur trois axes : l'information et la communication, les modalités d?i nscription alternative et la promotion de pratiques pédagogies nouvelles. Cela fait un peu langue de bois, mais je vais être plus précis.

S'agissant de la communication, nous réunissons chaque année les familles en amont des journées d'inscription avec des opérations exceptionnelles comme l'opération qui réunit la DAC, la Direction de la jeunesse et des sports et la DASCO, en mai, "Paris sème la musique" - c'est le nom de l'opération -, opération qui réunit différents acteurs municipaux qui dispensent un enseignement musical dans les conservatoires municipaux, les centres d'animation, dont l'objectif est de présenter aux familles la diversité de l'offre. J'ai oublié de mentionner les professeurs de la Ville de Paris.

S?agissant des modalités d'inscription, l'année 2011 a été le cadre d'une expérimentation élargie sur cinq conservatoires : celui du centre, Mozart, donc le nôtre, celui du 13e, celui du 14e, du 19e et du 20e.

Le conservatoire du 13e pratiquait déjà les inscriptions téléphoniques, les conservatoires du 14e et du 20e partiellement, les mairies des 6e et 9e arrondissements ont d?ores et déjà émis le souhait de passer l'an prochain aux inscriptions téléphoniques. Cela dit, il est difficile, à ce stade, d'évaluer le degré de contentement ou non des familles sur ce dispositif. Nous ne disposons pas de retours suffisamment importants et systématiques et, à ce titre, une enquête de satisfaction des parents, du public, est évidemment la bienvenue et pour cette raison, nous devons effectuer un bilan.

Là où votre v?u me pose un peu problème, c?e st qu?il évoque le rapport de l'Inspection générale et ses recommandations. Or, au-delà du seul diagnostic de pénurie de place, les seules recommandations du rapport qui a été rendu à l'automne 2010 ont été mises en place dès la rentrée suivante, à savoir la mise en place d'un jour et d'un horaire d'inscription fixes, adaptés aux emplois du temps des familles. Cette modalité d'inscription, en fonction du bilan, pourra être corrigée, voire elle pourrait, par exemple, nous conduire à organiser les inscriptions le samedi. Il nous faut, par ailleurs, réfléchir à d'autres inscriptions, d'autres modes d'inscription, comme le tirage au sort, par exemple, pour lequel j'avoue avoir une préférence, mais qui n'est pas partagée par tous les maires d'arrondissement, voire peut-être même par le Maire de Paris.

Pour ces raisons, et comme, en effet, nous avons pris en compte le rapport d'inspection et ses recommandations, au-delà du seul diagnostic de pénurie des places, toutes les recommandations ont été mises en place.

Je vous demande de bien vouloir, mais je veux bien glisser une phrase sur l?Inspection, si vous le voulez, sur le seul point qui n'a pas été accordé, accepter notre v?u, ayant à l'esprit, en effet, l'Inspection générale, puisque c'est de là que nous sommes partis.

M. Jean VUILLERMOZ , adjoint. - Monsieur LEGARET, retirez-vous votre v?u ?

M. Jean-François LEGARET , maire du 1er arrondissement. - Très brièvement, M. l?adjoint chargé des affaires culturelles nous livre des arguments en rafale et que je n'ai pas l'intention de le contredire. S?il s'engage à ajouter un dernier paragraphe évoquant le fait qu?il sera procédé à une évaluation actualisée des recommandations du rapport de l'Inspection générale d?août 2010, je crois que l?o n peut considérer que nos bonnes volontés vont dans la même direction, auquel cas nous pourrions accepter ce v?u bis.

M. Jean VUILLERMOZ , adjoint, président. - J'ai bien compris que vous acceptiez, Monsieur le Maire ?

M. Christophe GIRARD , adjoint. - Vous lisez dans mes pensées.

M. Jean VUILLERMOZ , adjoint, président. - Absolument !

M. Christophe GIRARD , adjoint. - C?est beau, chez vous, Monsieur VUILLERMOZ !

M. VUILLERMOZ ayant lu dans ma boule de cristal, en effet, nous sommes tout à fait favorables à cet ajout au v?u et je vous remercie donc de pouvoir présenter et voter ce v?u ainsi modifié.

M. Jean VUILLERMOZ , adjoint, président. - Merci. Le v?u n° 34 est donc retiré.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u ainsi modifié.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u amendé est adopté. (2011, V. 233).