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Decembre 2004
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Conseil Municipal
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2004, DDEE 155 - Autorisation à M. le Maire de Paris de consentir au dépôt par COFITEM-COFIMUR d’une demande de permis de construire au 68, quai de la Seine (19e). Vœu déposé par l’Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2004


 

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous arrivons au projet de délibération DDEE 155 sur lequel le groupe ?Les Verts? a déposé l?amendement n° 50 et l?Exécutif le v?u référencé n° 50 bis dans le fascicule.

Il s?agit de l?autorisation accordée au Maire de Paris de consentir au dépôt par ?Cofitem-Cofimur? d?une demande de permis de construire au 68, quai de la Seine, dans le 19e.

C?est Mme BARANDA, qui, je crois, intervient seule pour le groupe ?Les Verts? et je répondrai moi-même.

Mme Violette BARANDA. - Pas vraiment seule, Monsieur le Maire.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Avec Jean-Bernard BROS.

Madame BARANDA, vous pouvez recommencer, je vous écoute.

Mme Violette BARANDA. - Ce n?est pas grave. Comme vous le savez, il y a la reconstruction du Magasin généraux qui a été brûlé, qui a brûlé. Il avait brûlé une première fois en 1871, mais il a rebrûlé une deuxième fois.

Il s?agit aujourd?hui de reconstruire un hôtel à cette place, avec une auberge de jeunesse, un restaurant, etc.

Comme vous le savez, notre secteur est très défavorisé. Nous n?avons pas beaucoup de salles pour accueillir les musiciens, ni pour les jeunes d?ailleurs, ni pour les habitants, tout court. Nous souhaitons que le permis de construire soit amendé. Ainsi, le bâtiment visé par le permis de construire comprendra en sous-sol, une salle de répétition pour des musiciens et des salles de réunion pour les habitants et les associations du 19e.

Merci.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci beaucoup, Madame BARANDA, pour cette présentation très sobre.

M. Jean-Bernard BROS va vous faire une réponse complète et présenter le v?u 50 bis de l?Exécutif qui, je crois, va dans le sens de votre souhait.

M. Jean-Bernard BROS, adjoint. - Cher Christian, chers collègues, le projet de délibération qui vous est présenté aujourd?hui est, dans un sens, historique. En effet, cela fait 20 ans que Paris n?a pas connu de création d?hébergements spécialisés de type auberge de jeunesse.

Lorsque nous sommes arrivés aux responsabilités, en mars 2001, nous avons rapidement établi un diagnostic sur le tourisme des jeunes dans la Capitale. Il s?est avéré que notre Ville, pourtant première destination mondiale du tourisme, n?offrait que 4.000 lits en hébergements touristiques spécialisés pour jeunes, alors que Paris accueille plus de 4 millions de jeunes visiteurs chaque année.

Le retard était donc considérable. Il était nécessaire de se mobiliser et d?utiliser tous les leviers, pour permettre à notre Ville de pouvoir accueillir tous les types de publics dans un contexte de très vive concurrence entre les grandes villes d?Europe.

C?est la raison qui nous a justement amené à prendre l?engagement, inscrit dans le contrat de mandature, de construire au minimum deux grands centres d?hébergement touristique pour jeunes.

Cet engagement a été ensuite confirmé par l?inscription au

P.P.I. de 7,5 millions d?euros, au titre de la participation financière de la Ville de Paris à la création de ces deux structures. Certes, contrairement aux autres projets que sont l?auberge de jeunesse publique prévue sur la Z.A.C. ?Pajol? dans le 18e arrondissement et le Centre international de séjours, encore à l?étude dans le 11e, l?auberge de jeunesse privée qui sera construite sur le bassin de la Villette ne bénéficiera pas de soutien financier de la part de la Ville. Mais il est important de rappeler aujourd?hui, que ce projet, qui s?inscrit dans une vaste opération d?urbanisme, dans cette partie du 19e arrondissement, pilotée par la

S.E.M.A.V.I.P. a bénéficié du soutien de la Ville de Paris et de la mairie du 19e arrondissement.

D?autres projets étaient en compétition. Nous aurions pu faire le choix de favoriser la création unique d?hôtels de chaîne. Fidèles à ses engagements, la Municipalité a préféré favoriser ce projet justement parce qu?il a proposé la réalisation d?une auberge de jeunesse, d?environ 280 lits, qui puisse répondre à la forte demande des jeunes visiteurs.

L?enjeu pour nous est bien de renforcer l?attractivité internationale de Paris auprès de ceux qui seront aussi les visiteurs de demain et qui dès aujourd?hui contribuent à lui donner une image de métropole en mouvement.

Par ailleurs, je suis favorable au v?u du groupe ?Les Verts? pour que les salles prévues au sous-sol de l?hôtel adjacent puissent être ouvertes aux associations du quartier. Ceci va dans le sens d?une bonne intégration des équipements touristiques qui constitue un axe de la politique que je conduis.

Je tiens donc aujourd?hui à me féliciter de ce premier pas, qui en appelle d?autres, et à ce titre ma position restera inchangée dans les mois qui viennent pour faire en sorte que l?auberge de jeunesse dans le 18e arrondissement puisse être livrée en temps et en heure et qu?un centre international de séjour soit confirmé dans le 11e arrondissement. Nous ne ménagerons pas nos efforts pour que Paris soit à la hauteur de son rang et puisse continuer à accueillir dignement les jeunes du monde entier.

 

Je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, du Mouvement républicain et citoyen, communiste et ?Les Verts?).

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci beaucoup, Jean-Bernard BROS.

Vous voyez que l?accord est quasiment complet et l?Exécutif a juste reformulé la dernière phrase, mais c?est purement technique, et je pense que Mme BARANDA acceptera cette substitution ?

Madame BARANDA ?

Mme Violette BARANDA. - Tout à fait, Monsieur le Maire, mais à une seule petite différence que c?est un amendement, pas un v?u. C?est un amendement que nous avons présenté. Il vaudrait mieux le transformer en amendement, ce ne serait pas plus mal.

Je vous remercie d?avance.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Je pense que cela a, à peu près, la même valeur. Je vous propose quand même de le voter, parce qu?on ne va pas transformer le v?u de l?Exécutif en amendement, d?autant qu?il n?est pas rédigé à cet effet.

M. Jean-Bernard BROS, adjoint. - On vote le v?u de l?Exécutif.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Je pense, Madame BARANDA, que sur le fond, le v?u qui a été présenté avec talent par Jean-Bernard BROS est tout à fait conforme à votre souhait, c?est-à-dire que les habitants et les associations du quartier aient accès à la salle insonorisée en sous-sol destinée à des activités musicales. C?est un v?u parce que cela n?a pas été rédigé autrement, mais vous devez comprendre qu?un v?u de l?Exécutif est aussi solide qu?un amendement, Madame BARANDA ?

Mme Violette BARANDA. - Peut-être, Monsieur, mais juridiquement cela n?a pas tout à fait la même valeur.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Oui, mais politiquement c?est vraiment la même chose.

(Mouvements divers dans l?hémicycle).

Attendez, vous donnez le micro à Mme BARANDA, parce que nous sommes dans une négociation passionnante.

Mme Violette BARANDA. - Absolument ! Surtout à cette heure-ci, on peut se raconter des petites histoires entre nous.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Non !

Mme Violette BARANDA. - Oh si !

Vous savez, l?autre jumeau, le magasin jumeau, nous avions voté un v?u pour avoir une salle d?exposition, et notre fameuse salle d?exposition nous l?avons bien eue, mais c?est un hall d?entrée au premier étage ! Nous aurions fait un amendement, c?était beaucoup plus carré. C?est tout.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Là, il est clair que la salle au sous-sol ne pourra pas être au premier étage.

(Rires dans l?hémicycle).

(Mouvements divers de l?Assemblée).

Je mets aux voix, à main levée, le v?u de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est adopté. (2004, V. 307).

L?amendement est bien retiré ?

Mais oui, Madame BARANDA.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEE 155.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2004, DDEE 155).