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Decembre 2004
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Vœu déposé par M. René DUTREY et les membres du groupe “Les Verts” concernant la gestion locative du 1, rue de Gergovie par la Société française de construction immobilière (S.F.C.I.).

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2004


 

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous arrivons maintenant au v?u référencé n° 45 dans le fascicule déposé par le groupe ?Les Verts? qui ne se rattache à aucun projet de délibération. Il s?agit de la gestion locative du 1, rue de Gergovie par la Société française de construction immobilière.

M. DUTREY le présente et c?est M. MANO qui donnera le point de vue de l?Exécutif.

Monsieur DUTREY, vous avez la parole.

M. René DUTREY. - Merci, Monsieur le Maire.

 

La situation des habitants du 1, rue de Gergovie dans le 14e arrondissement est particulièrement préoccupante. C?est pour cette raison que je porte ce dossier devant notre Assemblée.

Très succinctement, cet immeuble construit en 1962 par la Société française de construction immobilière avait pour vocation de loger des personnes issues de la S.N.C.F., principalement des cheminots. La plupart des personnes sont rentrées maintenant il y a plus d?une trentaine d?années dans cet immeuble. Il a entre autres servi à reloger les personnes déplacées de la Tour et de la gare Montparnasse, à la fin des années 1960.

Aujourd?hui, cette société a pris un véritable virage dans sa politique de loyer vers une gestion dans une logique de rentabilité. Le renouvellement des baux actuellement entraîne de telles hausses de loyer qu?une grande partie des habitants risque tout simplement de ne pas pouvoir rester dans cet immeuble alors qu?ils sont là depuis de nombreuses années.

Il faut ajouter que cet immeuble est localisé au bord du faisceau des voies de chemin de fer de la gare Montparnasse. Il est donc particulièrement exposé aux nuisances. Même si cette affaire est une affaire entre la S.N.C.F. et ses locataires, il est évident que la Ville de Paris n?a pas de responsabilité directe, mais il serait dommage qu?autant de logements qui avaient été gérés dans une logique sociale disparaissent du jour au lendemain.

Demain, une manifestation sera organisée par les locataires, devant le siège social de la S.F.C.I. qui tient Conseil d?administration.

J?ai donc pensé qu?il était particulièrement opportun d?intervenir aujourd?hui à ce Conseil de Paris et de déposer ce v?u afin que le Maire de Paris puisse intervenir auprès de la S.N.C.F. pour tenter de trouver une solution acceptable qui permettrait à ces personnes (retraités, ouvriers, cheminots) un peu de tranquillité jusqu?à la fin de leurs jours.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Monsieur MANO, quel est votre point de vue sur ce v?u ?

M. Jean-Yves MANO, adjoint. - C?est bien volontiers que nous acceptons ce v?u. Contact a été pris avec la Direction de la Société française de construction immobilière, filiale de la S.N.C.F., pour avoir connaissance des loyers pratiqués. Il faudra le vérifier sur le terrain, bien évidemment. Nous avons deux catégories de locataires.

Les locataires anciens qui se voient attribuer aujourd?hui un loyer aux environs de 3 euros ou 3,5 euros au mètre carré, avec une montée en puissance vers 6 euros au renouvellement des baux et tout ceci à hauteur de 10 % par an maximum conformément à la loi et relocation pour les nouveaux locataires en accord avec ce qui nous a été dit, mais nous le vérifierons avec les représentants syndicaux, à 9 euros.

Compte tenu de la caractéristique particulière et de l?intérêt que portent les locataires, avec juste raison, à leur devenir, c?est bien volontiers que nous accepterons le v?u et interviendrons au nom du Maire de Paris auprès de cette société.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u assorti d?un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u est adopté. (2004, V. 303).