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Decembre 2004
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2004, DPA 305 - Autorisation à M. le Maire de Paris de déposer les demandes de permis de démolir et de construire en vue des travaux de création d’un bar associatif, 3-5, rue d’Aligre (12e).

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2004


 

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DPA 305 autorisant M. le Maire de Paris à déposer une demande de permis de démolir et de construire, en vue de travaux de création d?un bar associatif, 3-5, rue d?Aligre, dans le 12e arrondissement.

Je donne la parole à Mme Michèle BLUMENTHAL.

Mme Michèle BLUMENTHAL, maire du 12e arrondissement. - Merci.

Ce projet de délibération marque le début de la rénovation de la Maison des Ensembles, 3-5, rue d?Aligre, rénovation à laquelle nous travaillons depuis 2001.

Je veux dire, au nom des habitants du 12e arrondissement et des élus, notre satisfaction de voir se concrétiser notre travail et d?avoir au budget d?investissement localisé pour 2005 une autorisation de programme pour l?ensemble de la restructuration.

Cet immeuble, occupé, il y a huit ans, par des associations va ainsi retrouver une vocation à la fois de solidarité nationale et d?intérêt local.

En premier lieu, le Maire de Paris avait souhaité, et nous ne pouvons qu?approuver cette décision qui correspond à nos valeurs, qu?une partie soit réservée à un espace dédié aux associations de solidarité, permettant ainsi à ce lieu de rester fidèle à son histoire.

Il était aussi nécessaire d?élaborer un projet qui soit susceptible d?être approprié par les habitants. Un Comité de pilotage, composé de représentants de la mairie du 12e arrondissement, de la Ville de Paris et du quartier, a donc commencé son travail en ayant pour objectif d?en faire un lieu ouvert intégré au quartier.

A partir de ses premières conclusions, le programme d?aménagement s?oriente, outre les locaux réservés aux associations travaillant sur les solidarités, vers des équipements réclamés par le quartier, c?est-à-dire un café associatif sur lequel nous sommes conduits à délibérer, un espace jeunes, des vestiaires pour le terrain d?éducation physique mitoyen.

La restructuration du 3-5, rue d?Aligre complète ainsi un programme cohérent et diversifié, répondant à des ambitions parisiennes tout en étant tourné vers le quartier avec des logements, l?accueil de la Petite Enfance (halte-garderie, crèche), le développement économique (hôtel artisanal).

Je vous remercie.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Merci.

M. Pierre MANSAT répond pour l?Exécutif.

M. Pierre MANSAT, adjoint, au lieu et place de Mme Marie-Pierre de LA GONTRIE, adjointe, au nom de la 5e Commission. - Je voulais indiquer que c?était un excellent projet. Nous sommes très heureux de le voir se mettre en ?uvre.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 305.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2004, DPA 305).

V?u déposé par Mme Claudine BOUYGUES, M. Sylvain GAREL, Mmes Annick LEPETIT, Sophie MEYNAUD et

M. Daniel VAILLANT relatif au désengagement de l?Etat de la vie associative.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Mes chers collègues, nous allons examiner en 5e Commission le v?u référencé n° 21 dans le fascicule qui ne se rattache à aucun projet de délibération. Ce v?u relatif au désengagement de l?Etat de la vie associative est présenté par le Conseil du 18e arrondissement et déposé par Claudine BOUYGUES, Sylvain GAREL, Annick LEPETIT, Sophie MEYNAUD et Daniel VAILLANT.

Je donne la parole à Mme Claudine BOUYGUES.

Mme Claudine BOUYGUES. - La question a été abordée à de multiples reprises dans cette Assemblée, au cours de ce débat budgétaire.

Je voudrais revenir, au nom du Conseil du 18e arrondissement, qui a voté ce v?u dans sa majorité, sur le fait que, au moment où le Gouvernement nous présente son projet de loi sur la cohésion sociale, on s?aperçoit à Paris particulièrement, que l?Etat se désengage - particulièrement dans les quartiers ?politique de la ville? - du financement de la vie associative.

Cela remet en cause des politiques menées depuis plus de vingt ans, dans des quartiers où le lien social est un élément essentiel de la vie entre les gens et sur des sujets qui vont de la lutte contre la toxicomanie à la prise en charge des devoirs pour les enfants ou au travail de prévention de la délinquance.

La Municipalité du 18e arrondissement approuve le principe d?organiser au plus vite une table ronde avec l?ensemble des partenaires concernés et en premier lieu l?Etat. Elle forme le v?u que le Maire de Paris interpelle le Ministre de la Cohésion sociale afin que l?Etat revienne sur son désengagement et redevienne un partenaire à part entière, responsable de la politique de la Ville, conformément aux responsabilités et aux compétences qui sont les siennes, notamment en matière de prévention de la délinquance, de solidarité, de soutien scolaire, d?accès aux soins, de lutte contre l?exclusion ou de prise en charge des usagers de drogues.

 

Merci, Monsieur le Maire.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, du Mouvement républicain et citoyen, communiste et ?Les Verts?).

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Je donne la parole à M. Pierre MANSAT.

M. Pierre MANSAT, adjoint. - Au nom de Martine DURLACH et de l?Exécutif, si vous le permettez et si les auteurs le permettent, j?apporterai une réponse à ce v?u du 18e arrondissement, mais également au v?u émis par le 11e arrondissement.

L?Exécutif municipal et Martine DURLACH ne peuvent qu?être favorables à ce v?u, d?autant qu?un v?u tout à fait identique a été présenté et voté par notre Conseil, un v?u qui a été proposé par le groupe communiste et adopté par le Conseil de Paris à la séance de novembre. Je ne rappellerai pas le contexte qui est très connu, que vous avez rappelé, Madame BOUYGUES, et qui a été développé dans la discussion budgétaire, hier et aujourd?hui.

La position de l?Exécutif est extrêmement claire. Nous sommes totalement aux côtés des associations et de leur collectif ?Associations en danger?. Martine DURLACH a représenté le Maire de Paris à la manifestation du 25 novembre devant le Ministère de la Cohésion sociale et la Municipalité a appuyé cette idée de table ronde avec l?Etat, qui a été acceptée.

Nous demandons donc que cette table ronde se tienne rapidement, au début de l?année 2005, et que l?Etat continue de contribuer fortement au développement des quartiers dans deux aspects qui sont liés : les investissements qui sont nécessaires au renouvellement urbain, et notre Ville a sollicité le concours de l?ANRU pour plusieurs dossiers ; les dépenses de fonctionnement qui sont indispensables pour tout le travail social, le travail de proximité en matière de solidarité, de soutien scolaire, d?accès aux soins, de lutte contre l?exclusion. Cela doit donc passer par un soutien aux associations qui agissent sur ce terrain.

Je rappelle que la Ville, dans son budget, a décidé de renforcer fortement les subventions aux associations dans les quartiers ?politique de la ville?. J?indique que Martine DURLACH a sollicité un rendez-vous auprès du nouveau Ministre de la Ville,

M. Marc-Philippe DAUBRESSE, pour examiner la situation des associations qui se trouvent en difficulté et pour la mise en ?uvre de différents dispositifs du projet de loi sur la cohésion sociale.

Nous ne pouvons donc qu?approuver ce v?u.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, ce v?u.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u est adopté. (2004, V. 287).