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Decembre 2004
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Vœu déposé par M. Olivier PAGÈS et les membres du groupe “Les Verts” relatif à l’amélioration de l’habitat des logements des personnes âgées.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2004


M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Mes chers collègues, nous examinons à présent le v?u référencé n° 25 dans le fascicule, déposé par le groupe ?Les Verts?. Il concerne l?amélioration de l?habitat des logements des personnes âgées. Il ne se rattache à aucun projet de délibération.

Je donne la parole à Mme DUBARRY.

Mme Véronique DUBARRY. - Je vous remercie, Monsieur le Maire.

Je vais présenter ce v?u à la place d?Olivier PAGÈS, qui a été rappelé pour des raisons familiales à son domicile.

Une récente étude de l?A.P.U.R. sur les aînés parisiens qui date d?août 2004 a souligné les nombreuses difficultés que connaissent les Parisiens âgés, notamment en matière de logement. Cette étude rappelle ainsi que le taux d?inconfort des logements occupés par les personnes âgées (absences de toilettes, de douches, etc.) dépasse de 4,9 % la moyenne nationale et de 6,9 % la moyenne francilienne.

Elle indique également que par rapport à l?ensemble des ménages parisiens, les ménages âgés connaissent un taux d?inconfort supérieur de 1,4 à 13,3 %, selon qu?ils sont propriétaires, locataires ou dans des meublés. La différence est encore plus grande entre le parc privé et le parc public.

Comment vieillir dignement chez soi quand on ne dispose même pas des éléments sanitaires de base, sans même parler de baignoires, de toilettes ou de douches ergonomiques, adaptées à un public en perte d?autonomie.

Je ne parle même pas de l?accessibilité des logements, qui est un autre très gros problème, puisque plus de 100.000 Parisiens de plus de 60 ans vivent dans des immeubles d?au moins deux étages sans ascenseur.

Des aides diverses à l?amélioration de l?habitant existent, allant de l?aide financière à l?accompagnement conseil. On peut donc souhaiter surtout plus de communication directe vers les personnes âgées et leurs proches, autour de ces aides et souligner l?insuffisance de solutions d?hébergement temporaire, offertes aux personnes âgées pendant la durée de travaux qui souvent sont très gênants.

On ne peut pas non plus forcer les personnes âgées à entreprendre des travaux même si nous jugeons que ce serait indéniablement un plus. Cependant, nous pouvons les y inciter, et surtout les rassurer en les informant correctement et en leur assurant des alternatives, le temps des travaux, dont j?ai bien précisé qu?ils étaient souvent très problématiques.

C?est pourquoi le Conseil de Paris, sur proposition d?OlivierPAGÈS et des élus du groupe ?Les Verts?, émet le voeu que soit renforcée la communication vers les personnes âgées et leurs proches sur les possibilités et les conditions d?aide à l?amélioration à l?habitat : aide financière, accompagnement, conseil dont elle pourrait bénéficier, et que soit renforcée l?offre d?hébergement temporaire à destination des personnes âgées, afin de les inciter à entreprendre des travaux d?amélioration de l?habitat pour réduire l?inconfort de leur logement.

Je vous remercie.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Merci.

 

Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL a la parole.

Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Je partage beaucoup des choses qui ont été dites dans ce v?u qui comprend, en fait, deux aspects. D?une part, le renforcement de la communication sur toutes les aides, et je vais y revenir, et d?autre part, que soit renforcée l?offre d?hébergement temporaire, afin d?inciter les personnes âgées à entreprendre des travaux d?amélioration de leur logement.

Sur le premier point, le C.A.S.-V.P. propose une aide qui s?appelle l?aide à l?amélioration de l?habitat qui concerne notamment les personnes âgées, à la fois pour les aider dans le financement des travaux sur parties communes, mais aussi pour les aider à entreprendre des travaux sur parties privatives.

Des fiches d?information sont diffusées dans les sections d?arrondissement du C.A.S., avec tous conseils utiles et peuvent l?être également dans les mairies d?arrondissement ou nos points ?Paris Emeraude?.

Les personnes âgées sont également informées lors d?un suivi social, et en particulier dans le cadre du dispositif A.P.A. Le confort de leur logement est alors examiné afin de garantir une meilleure prise en charge de leur perte d?autonomie.

Les conseillères en économie sociale et familiale organisent, par ailleurs, des informations auprès du public, tout particulièrement sur les aides au logement, et on peut maintenant aussi trouver un certain nombre d?éléments sur le site Internet de la Ville.

En outre, le PACT de Paris qui apporte son concours à cette aide communique par le biais d?une brochure générale distribuée sur les aides à l?amélioration de l?habitat existant.

Cette brochure est également disponible dans de nombreux lieux, je ne vais pas tous vous les citer. Et de surcroît, le PACT relance actuellement ces permanences d?accueil et de conseils hebdomadaires dans un certain nombre de mairies d?arrondissement (10e, 11e, 17e, 18e, 19e, et très prochainement le 13e).

Ces diverses actions de communication menées, tant par la Municipalité que par le Centre d?action sociale, que par le PACT ont, on le sait, un certain nombre de résultats positifs puisque le nombre de dossiers constitués pour les personnes âgées est en augmentation régulière, plus 14 % entre 2001 et 2002, et plus 8 à 10 % entre 2002 et 2003.

D?autre part, vous savez que nous avons signé une convention avec les associations prestataires d?aide à domicile. Que là aussi nous avons mis à la disposition de ces associations des ergothérapeutes, qui peuvent préconiser un certain nombre d?améliorations, et qui travaillent dans ces cas-là avec le PACT pour améliorer l?habitat.

Toutefois, cela ne suffit pas. Et cela ne suffit pas, et Mme CAPELLE nous rejoindra, parce que nous connaissons les mêmes personnes, dans le 11e, qui habitent boulevard Richard-Lenoir, au 5e étage, à qui nous proposons depuis des années de déposer une demande de logement pour personnes âgées, dans nos résidences ou dans les logements diffus, et qui ne veulent pas de travaux. Parce que malheureusement, quand on arrive à un certain âge, il y a des choses que, nous, nous considérons mieux pour leur vie, et ces gens-là qui vivent souvent dans des conditions désastreuses (j?ai quelques immeubles, boulevard Richard-Lenoir, et j?y ai vécu moi-même pendant 27 ans, un cinquième étage, sans ascenseur, trois mamies de 75 ans avec les toilettes au troisième) ne veulent pas bouger.

Et je leur propose, pas depuis que je suis adjointe au Maire, pas depuis que je suis conseillère de Paris d?opposition, mais depuis près de 30 ans et Mme CAPELLE également puisque nous avons toujours ?uvré dans le social sur le 11e.

Ce sont des réalités. Nous allons encore améliorer. Nous travaillons autour du Secrétaire général avec la D.L.H., le C.A.S., la D.A.S.E.S., mon cabinet, celui de M. MANO pour continuer à avoir des conventions de partenariat pour l?accessibilité dans des immeubles du parc social. Et cela ne suffit pas, mais vraiment nous essayons. Il faut encore mieux communiquer, mais je vous dis, nous le faisons, nous allons continuer et en même temps, nous savons que c?est compliqué.

Deuxième point, les places en hébergement temporaire : 79 places en 2001. A l?origine, les hébergements temporaires étaient effectivement faits pour permettre à des gens d?y vivre le temps de travaux. De plus en plus, ces appartements temporaires sont mis à la disposition de personnes, entre autre, qui sortent d?hôpital (col du fémur et qui ne peuvent pas rentrer habiter chez elle).

Nous avons lancé un appel à projet de 6 millions d?euros. 28 places ont été ouvertes rue de Charonne, un projet de 10 places devrait ouvrir d?ici trois mois dans le 12e. Ce qui augmentera nos capacités de 50 % en trois ans. Ce n?est pas suffisant quantitativement, mais c?est quand même mieux que rien. Je suis tout à fait franche.

Le vrai problème, c?est que le centre d?hébergement temporaire est très cher. C?est 90 euros la nuit. Que les gens ne veulent pas y aller parce que l?aide sociale ne peut pas s?appliquer pour une période de 15 jours ou 3 semaines, le temps des travaux. Ce qui est un blocage. J?ai demandé à M. Olivier PAGÈS, avec votre accord de retirer cette deuxième partie du v?u pour que nous puissions continuer à travailler.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Merci, Madame Danièle HOFFMAN-RISPAL.

Au moins quelqu?un qui possède son sujet et qui ne répond pas n?importe quoi. Merci beaucoup de nous avoir éclairés.

Je mets aux voix, à main levée, ce v?u assorti d?un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Allez-y.

Mme Véronique DUBARRY. - Merci, Monsieur le Maire.

 

Effectivement, je comprends le sens de la réponse de Mme HOFFMAN. J?entends que le premier point est accepté, je vous en remercie. Que le second pose plus de problème et demande une réflexion, et peut-être, une étude plus approfondie. Je vous suggère que nous nous donnions rendez-vous dans quelques mois pour voir où nous en sommes. Nous resterons attentifs à ce que cette deuxième partie du v?u puisse connaître un développement intéressant pour les personnes âgées.

Je vous remercie.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - En clair, parce que là ça devient vraiment obscur, sur quoi votons-nous ? Dites-moi ?

Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL, adjointe. - Sur la communication oui, sur les hébergements temporaires c?est retiré. Je voulais préciser que je suis à la disposition des groupes pour expliquer la politique en faveur des personnes âgées.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Bon.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u ainsi amendé.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est adopté. (2004, V. 291).