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Novembre 2011
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17 - 2011, Vœu déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche relatif à la création d’une nouvelle structure d’accueil pour les jeunes en situation d’exclusion. Vœu déposé par l’Exécutif.

Débat/ Conseil général/ Novembre 2011

17 - 2011, V?u déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche relatif à la création d?une nouvelle structure d?accueil pour les jeunes en situation d?exclusion. V?u déposé par l?Exécutif.

 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons à l?examen des v?ux référencés n° 12 G et n° 12 G bis dans le fascicule, déposés par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche et l?Exécutif, relatifs à la création d?une nouvelle structure d?accueil pour les jeunes en situation d?exclusion.

Je donne la parole à Mme Emmanuelle BECKER.

Mme Emmanuelle BECKER. - Merci.

16,2 % des Parisiens de moins de 30 ans vivent sous le seuil de pauvreté, contre 13,9 % pour l?ensemble de la population parisienne.

Les structures dédiées à l?urgence sociale à Paris constatent unanimement un accroissement des jeunes en situation d?extrême précarité et qu?en l?espace de dix ans, la part des personnes entre 18 et 25 ans pris en charge par le Samu social est passée de 1,42 % à 13,4 % et jusqu?à 28 % pour les personnes de moins de 30 ans.

De plus en plus de ces jeunes se tournent vers des structures dédiées à la jeunesse, telle que les missions locales et les antennes jeunes, qui ne sont pas adaptées à l?accueil des jeunes en situation d?exclusion.

La collectivité parisienne, en tant que Département, a une responsabilité dans l?accompagnement des jeunes les plus en difficulté.

Cette année, la P.S.A. .Belleville, seule structure spécialisée dans l?accueil des jeunes en grande difficulté a reçu 956 primo-arrivants pour 4.055 passages. Et celle-ci, débordée par les demandes, n?est plus en mesure dans ces conditions d?apporter un accompagnement adapté à ces jeunes.

C?est pourquoi nous souhaiterions que M. le Maire de Paris étudie la possibilité de créer une seconde structure dédiée à l?urgence sociale des jeunes.

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.

La parole est à Mme TROSTIANSKY.

Mme Olga TROSTIANSKY, vice-présidente. - Madame la Présidente, mes chers collègues.

La P.S.A. (Permanence sociale) à Belleville propose une palette d?outils pour réinsérer les quelque 1.400 jeunes qu?elle reçoit chaque année, avec des outils de réinsertion liée à la domiciliation administrative, l?octroi d?aides financières de secours. C?est également du fonds d?aide aux jeunes Parisiens, accompagnement social, accès au droit, etc. Elle constitue donc un rôle majeur dans l?accueil et la prise en charge des jeunes en errance sur le territoire parisien.

La principale difficulté qu?affronte la P.S.A. est le manque cruel de places d?hébergement adaptées aux jeunes, particulièrement aux jeunes femmes. Ce manque de places oblige les travailleurs sociaux à déployer une énergie considérable, souvent au détriment d?un suivi social plus global.

Pour pallier ces carences de l?Etat, Paris n?a cesse d?intervenir sur différents niveaux, en défendant âprement la réforme du Samu social, dans l?objectif de le moderniser et de l?adapter à l?ensemble des publics de la rue, en initiant des projets d?hébergement innovants qui ciblent particulièrement les jeunes.

Je travaille également avec M. Bruno JULLIARD sur l?accueil des jeunes en insertion dans certains foyers jeunes travailleurs, en prévoyant un accompagnement social spécifique, qui tient compte de la diversité des parcours.

Alors, on a vraiment un volontarisme de la collectivité parisienne sur ces questions qui favorise grandement le travail réalisé à la P.S.A. Bastille, comme dans l?ensemble des lieux d?accueil pour les sans abri.

Pour ces raisons, Madame BECKER, je vous propose de retirer votre v?u au profit d?un v?u de l?Exécutif qui demande aux seuls responsables de la situation que vous avez décrite, à savoir l?Etat, de s?engager à développer le nombre de places d?hébergement pour les jeunes.

En ce qui nous concerne, nous continuerons à veiller qu?une part significative des places, qui seront livrées avant la fin de cette mandature, soit attribuée aux jeunes. Et nous continuerons à ajuster le Samu social et la réforme du Samu social à la demande croissante de ce public, c?est-à-dire des jeunes.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Êtes-vous d?accord, Madame BECKER, pour le retrait du v?u ?

Mme Emmanuelle BECKER. - Oui, je remercie Mme Olga TROSTIANSKY pour tous ces compléments. Évidemment, nous acceptons le v?u de l?Exécutif. Je pense que les v?ux qui ont été votés précédemment sur les états généraux ou les assises de l?urgence sociale et du logement permettront de mettre en lumière des solutions à trouver évidemment en menant une bataille avec l?État.

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de v?u déposé par l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de v?u est adopté. (2011, V. 48 G).