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61 - 2011, DJS 347 - Subvention et convention (120.000 euros) avec le Club des Français Volants.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2011

61 - 2011, DJS 347 - Subvention et convention (120.000 euros) avec le Club des Français Volants.

 

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Reprenons un peu notre rythme, car nous nous sommes un peu assoupis. Nous examinons le projet de délibération DJS 347, subvention et convention avec le club des Français Volants.

Monsieur David ALPHAND, vous avez la parole.

M. David ALPHAND. - Merci.

Je suis heureux d?ailleurs...

C?est dommage, nos jeunes spectateurs quittent notre salle. Ils sont du 12e arrondissement et peut-être connaissent-ils le club de hockey des Français volants qui joue sur la patinoire de Bercy, qui est un club mythique qui peut peut-être les accueillir, ou en tout cas certains d'entre eux, le hockey étant un sport éminemment éducatif pour notre jeunesse, mais trop délaissé dans la capitale.

Je profite du projet de délibération qui nous est présenté et qui vise à accorder une subvention de 120.000 euros aux Français volants pour rappeler que c'est un club qui a véritablement constitué un des acteurs majeurs du championnat de France de hockey, la ligue Magnus, pendant des années.

Pourquoi l?a-t-on appelé les Français volants ? Parce qu'à l'époque, au début de la constitution de ce championnat, cette équipe de hockey était la seule qui rendait visite, lors des matchs à l'extérieur, à leurs opposants en avion et on les a donc appelés "les Français volants".

Malheureusement, ces Français volants connaissent aujourd'hui une perte d'altitude certaine à Paris. Je voudrais interroger M. VUILLERMOZ, de ce point de vue : Monsieur VUILLERMOZ, quelles sont les dispositions qui sont prises, depuis que vous êtes en charge de votre secteur de compétences, pour dynamiser le hockey à Paris ?

Malheureusement, on peut constater que, du côté du patinage artistique, c'est une figure imposée si j?ose dire, les résultats du club ne sont pas particulièrement décevants. En revanche, en matière de hockey, le club est descendu en deuxième ligue et on n'a pas le sentiment que ce soit une préoccupation particulière de l?Exécutif municipal.

Cet Exécutif préfère probablement se consacrer à des sports plus emblématiques, plus médiatiques comme le rugby au stade Jean-Bouin avec le Stade Français, ou encore la petite balle de tennis à Roland-Garros, mais, malheureusement, il y a aussi d'autres sports qui sont aujourd'hui véritablement délaissés dans notre Capitale.

Quand on lit le projet de convention qui nous est proposé, on s'aperçoit vraiment que c'est un projet de convention minimaliste, qui ne pose aucun objectif, qui ne soutient absolument pas le club et qui ne joue pas son rôle d'accompagnement tel que devrait le faire la Mairie de Paris aujourd'hui auprès des Français volants.

Monsieur VUILLERMOZ, je vous pose la question : quel est le pilotage de la Ville de Paris à l'égard des Français volants et comment allez-vous faire pour faire en sorte que la capitale ait un club à la hauteur de sa réputation, alors que d'autres villes, comme Grenoble avec les Brûleurs de Loups, voire même que Briançon avec les Diables Rouges obtiennent le haut du pavé ?

Ce n'est pas convenable de laisser le club des Français volants péricliter comme vous le faites depuis des années et des années.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Pour vous répondre, devant ce mouvement qui périclite, la parole est à M. Jean VUILLERMOZ.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.

Dans un premier temps, je voudrais remercier M. ALPHAND, parce que c'est vrai que l'on ne s'intéresse pas forcément toujours aux Français Volants, et donc c'est bien de s'y intéresser, parce que, évidemment, il n'y a pas de sports délaissés à Paris et tous les sports comptent, le hockey sur glace et le patinage artistique également.

Evidemment, il y a peut-être un peu plus d'intérêt pour des villes comme Grenoble ou Briançon à s'intéresser aux sports de glace qu'à Paris, mais on s'y intéresse également.

Monsieur ALPHAND, comme vous suivez cette affaire, vous avez vu quand même que les résultats des Français Volants sont relativement meilleurs depuis deux ou trois ans. C'est quand même important, puisqu?il est vrai que ce club, comme vous l'avez dit, avait été champion de France de hockey sur glace en 1989, mais depuis 1989, ce club n'a fait que baisser.

Il est vrai que depuis l'an passé, et notamment cette année, puisqu'ils sont premiers de la pool A de deuxième division, ils ont repris un peu de force, puisque les autres années, ils étaient vraiment très bas.

Ce n'est donc pas seulement une question de subvention. C?est vrai que l'année dernière, mais je crois que vous n'étiez pas intervenu l'an passé, on avait baissé la subvention de 50.000 euros ; ils avaient 177.000 euros de subvention et on les avaient baissés l?an passé à 120.000 et c?est vrai que cette année, on reproduit cette même subvention de 120.000.

Il faut savoir aussi qu'ils ne payent aucun frais de créneaux, c?est-à-dire que c'est la Ville de Paris qui paye et qui met à disposition la patinoire Sonja Henie, qui est dans le P.O.P.B., et ce coût pour la Ville de Paris est de 428.000 euros par an, donc ce n'est pas quelque chose de négligeable, c?est-à-dire qu?il y a une subvention de 120.000 euros, mais il y a une mise à disposition de la patinoire qui coûte à la Ville 428.000 euros.

C'est pourquoi, l?année dernière, j'avais pensé qu'il était utile quand même de baisser un peu la subvention, parce que cela faisait quand même une subvention très importante pour un club qui, certes, est très important, mais qui n'avait pas les résultats que l'on aurait pu penser pour une ville comme Paris.

Depuis, cela se redresse un peu. C?est vrai qu?au niveau du patinage artistique, ils ont quelques athlètes qui vont concourir aux Jeux olympiques, donc c?est quelque chose d?intéressant, qui font les championnats du monde, qui ont des résultats ; même si ce ne sont pas des médailles d'or, ce sont quand même des gens qui ont de bons résultats.

En matière de hockey sur glace, comme je viens de le dire, le club est en train de progresser, en espérant peut-être que l'an prochain, il sera à nouveau en première division.

Deuxième chose que je voulais dire, vous savez que cela a fait l'objet d'une étude de l'inspection générale des services et que l'inspection a donné des résultats qui sont relativement positifs, avec deux petites restrictions. La première est qu?elle demande de clarifier la relation que peuvent avoir les Français Volants avec la Fédération française des sports sur glace, puisqu'il n'y a pas lieu que la subvention de la Ville de Paris paye, par exemple, le pôle espoir qui est le pôle espoir de la Fédération. De ce point de vue, il nous avait semblé nécessaire aussi de rectifier cette situation.

Voilà, Monsieur ALPHAND, je vous redis qu'il n'y a pas de sports délaissés à Paris, y compris de sports de haut niveau, puisque souvent, il y a des attaques contre le haut niveau ; les Français Volants est un club de haut niveau, il joue en division 2, mais il a aussi des athlètes en patinage artistique qui font des grands championnats internationaux.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Merci beaucoup.

Je mets maintenant aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 347 pour la somme, je le rappelle, de 120.000 euros, ce qui fait presque 800.000 nouveaux francs.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2011, DJS 347).