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Novembre 2011
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97 - 2011, Vœu déposé par le groupe PCF/PG relatif à l'aqueduc de la Dhuis.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2011

97 - 2011, V?u déposé par le groupe PCF/PG relatif à l'aqueduc de la Dhuis.

 

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Mes chers collègues, nous allons maintenant examiner le v?u n° 78, qui ne se rattache à aucun projet de délibération. Ce v?u a été déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche, il est relatif à l'aqueduc de la Dhuis, c?est M. Alain LHOSTIS qui le présente.

Vous avez la parole, Monsieur.

M. Alain LHOSTIS. - Je présente ce v?u, en l'absence de ma collègue Danielle SIMONNET.

Il s'agit de l'aqueduc souterrain de Seine-et-Marne, patrimoine historique construit au XIXe siècle et de 130 kilomètres de long, qui relie Pargny-la-Dhuis, dans l?Aisne, au réservoir de Ménilmontant, tout parisien connaît cette histoire et dans le 20e arrondissement de Paris où se situe le réservoir de Ménilmontant.

Cette promenade relie 13 communes, l'agence des espaces verts a engagé des investissements pour l?aménagement de cette promenade et le Conseil général de Seine et Marne a fait connaître publiquement son opposition au projet de cession qui s?inscrivait dans le cadre d?un projet d'exploitation d'une carrière de gypse.

De nombreuses associations de défense ont voté une motion contre le projet de couverture et une pétition à leur initiative a déjà recueilli plus de 3.000 signatures.

La Ville de Paris avait prévu de présenter, sans information préalable, un projet de délibération au Conseil de Paris d?octobre, visant à céder le terrain à une entreprise privée.

Considérant que les premiers travaux sont déjà en cours sur l?aqueduc de la Dhuis, notamment sur la commune de Coubron, afin de combler l'aqueduc, et que ces travaux ont été concédés à la société SOLETANCHE-BACHY à l?issue de l?appel d?offres qui précise que ces comblements seront à effectuer sur 1.410 mètres, répartis sur trois zones géographiques, en introduisant 3.000 mètres cubes de coulis de comblement et purge d'air, car un tel comblement aura pour conséquence que l'aqueduc ne pourra plus jamais amener de l'eau jusqu?à Paris.

Sur proposition de Danielle SIMONNET et du groupe Communiste, nous proposons que le Conseil de Paris émette le v?u qu?une information précise à propos de ces travaux et de sa signification relative éventuelle au projet antérieur soit effectuée auprès des élus du Conseil de Paris, des collectivités concernées ainsi que des associations impliquées sur le sujet.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur LHOSTIS.

Pour vous répondre, je donne la parole à M. Pierre MANSAT.

M. Pierre MANSAT, adjoint. - Madame la Maire, cette demande vise donc à éclaircir les liens éventuels entre des travaux sur l'aqueduc de la Dhuis sur la commune de Coubron et un projet qui est aujourd'hui sans actualité d?exploitation du gypse le long de l?aqueduc.

Très clairement et très directement, il n'existe absolument aucun lien entre ces travaux et l'éventualité d'une exploitation d?une carrière de gypse, mais je vais pouvoir vous en dire plus.

Les travaux en cours visent à consolider l'aqueduc, ils interviennent sur un des tronçons où l'aqueduc a été reconverti en promenade plantée, cette promenade a été inaugurée en septembre 2008, elle est développée, aménagée et gérée par l'agence des espaces verts, en lien avec le Conseil général de Seine-et-Marne et la Ville de Paris.

Il s'agit donc de sécuriser une promenade ouverte au public, sur un passage situé au droit de l'aqueduc.

Ces travaux sont réalisés pour le compte d?Eau de Paris, gestionnaire de l?aqueduc de la Dhuis. Si on entre un peu dans le détail, les travaux doivent permettre le comblement de l?ouvrage sur un linéaire de 1.410 mètres. Il est prévu d?infiltrer 3.000 mètres cubes de matériaux de comblement, qui présentent la particularité d'être ré-excavables.

Ils sont nécessaires pour la vétusté de l?aqueduc. L'instabilité de cet aqueduc s'explique aisément pour des raisons structurelles. Dès l?origine, Eugène Belgrand indiquait que cet ouvrage traversait des terrains instables et que l'on pouvait s?attendre à l?apparition de désordres récurrents.

De fait, on note la présence de nombreuses fissures, infiltrations et effondrements, comme l?atteste un diagnostic réalisé pour le compte de la S.A.G.E.P. en 2005. Donc ces travaux étaient tout à fait nécessaires pour assurer la sécurité des promeneurs sur la promenade.

D'autre part, les considérants du v?u s'inquiètent du fait que la distribution d'eau serait ainsi complètement impossible. Je tiens à préciser que cet aqueduc est aujourd'hui complètement désaffecté. La Dhuis, aujourd'hui, ne sert plus à acheminer de l'eau que sur une très faible partie du linéaire, de Pargny-la-Dhuis à Coupvray, et au seul bénéfice du centre Val d?Europe.

Le choix de désaffecter l'essentiel de l'aqueduc est ancien. Dès 1983, le Conseil de Paris a délibéré sur le sujet, et cette orientation a été régulièrement confirmée, tant et si bien que l?approvisionnement en eau de Paris par la Dhuis a été interrompu définitivement en 2002-2003. Ce choix a été fait pour tenir compte du faible débit (20.000 mètres cubes) qui représentait 2 % des besoins en eau parisien et déjà, de l'état de l'ouvrage.

Cette dernière remarque montre clairement que ce ne sont pas les travaux de comblement qui ont pour conséquence que l'aqueduc ne pourra jamais plus emmener d'eau jusqu'à Paris.

J'espère que cette réponse répond aux attentes de Danielle SIMONNET et d'Alain LHOSTIS et qu'elle leur permet ainsi, toutes ces précisions ayant été données, de retirer leur v?u.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur MANSAT.

Monsieur LHOSTIS...

M. Alain LHOSTIS. - Merci, Pierre MANSAT, de toutes ces précisions. Bien sûr, je retire le v?u, et je pense que Mme SIMONNET m'accordera sa confiance sur cette décision.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci.