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Novembre 2011
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Conseil Municipal
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81 - 2011, DLH 238 - Réalisation par la SGIM d'un programme comportant 6 logements PLA-I, 96 rue de Sèvres (7e).

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2011

81 - 2011, DLH 238 - Réalisation par la SGIM d'un programme comportant 6 logements PLA-I, 96 rue de Sèvres (7e).

 

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Nous allons maintenant examiner le projet de délibération DLH 238, réalisation d?un programme au 96, rue de Sèvres dans le 7e arrondissement.

La parole est à M. Michel DUMONT.

M. Michel DUMONT. - Merci, Madame la Maire.

Effectivement, comme on vient de l'expliquer à l'instant, nous avons eu trois projets de délibération relatifs à des programmes de logements sociaux dans le 7e arrondissement : rue de Sèvres, rue Cler et Villa de Saxe.

Comme l'ont dit très justement mes deux collègues précédemment, nous ne sommes pas, par principe, opposés à la réalisation de logements sociaux.

C'est d?ailleurs la raison pour laquelle le Conseil du 7e arrondissement a voté sans réserve les projets de la rue Cler et de l?avenue de Saxe. Par contre, le projet de la rue de Sèvres nous interpelle et peut-être que M. MANO va pouvoir nous donner une explication d'ordre purement technique, parce que ma question est technique.

Ce programme de rénovation de la rue de Sèvres s'élève à 6.052 euros du mètre carré sans charges foncières.

On peut s'interroger sur ce montant particulièrement élevé et on peut surtout s'interroger sur la subvention de la Ville, qui augmente de 50 % entre 2005, lorsque le projet a été confié à la SEMEA 15 - à l'époque, la subvention de la Ville était de 312.000 euros - et 2011 où le projet est confié maintenant à la S.G.I.M. pour un montant de subvention de 469.038 euros. Il y a manifestement là un problème d'ordre financier.

Je suis étonné d'avoir entendu la réponse de M. MANO à la précédente intervention à celle d?Yves POZZO di BORGO, disant que, finalement, si j?ai bien compris, la Ville avait sauvé cet immeuble d'une situation dramatique. J'imagine difficilement que cet immeuble n'ait pas trouvé preneur, dans la mesure où il est situé juste en face de l'hôpital Necker.

On peut effectivement s?interroger sur le fait de savoir pourquoi la Ville se transforme en promoteur en rachetant des immeubles fort chers d'une part et en engageant ensuite des dépenses de rénovation phénoménales ? Je rappelle le chiffre que j?ai cité tout à l?heure, 6.052 euros du mètre carré.

Vous avez pourtant des challenges non réalisés, en ce qui concerne l?éradication de l?habitat insalubre ou l?entretien du parc des immeubles trop souvent vétustes. Je suis assez surpris d'ailleurs de voir votre propre groupe déposer un v?u pour le contrôle des ascenseurs dans le parc des logements des bailleurs sociaux. C'est quand même assez curieux, face à une situation particulièrement dramatique (qui, j'imagine, entraîne ce v?u), alors que, logiquement, la Ville aurait déjà dû prendre les mesures nécessaires pour faire entretenir l'ensemble des ascenseurs de son parc social.

C'est la raison pour laquelle, après avoir eu bien entendu la réponse technique de M. MANO sur l?aspect financier de ce projet, nous voterons contre ce projet de délibération qui n'est pas conforme à une saine gestion des finances de la Ville.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci.

La parole est à M. Jean-Yves MANO.

M. Jean-Yves MANO, adjoint, au nom de la 8e Commission. - Le coût de cette opération, dans le cadre de l'entretien, nous avons un immeuble de petite taille, avec des reprises structurelles importantes, les planchers de bois ayant été détériorés sont changés, le remplacement des réseaux extérieurs, la mise aux normes des garde-corps, la création des réseaux neufs et la mise aux normes de l'électricité et de la plomberie, la reprise de la charpente et la couverture du bâtiment.

C?est dire si ce bâtiment nécessitait des interventions lourdes, ce qui amène au coût d?aujourd'hui avec l'indexation des travaux.

Très honnêtement, je ne peux pas laisser dire que, parce que ce serait la S.G.I.M., il y aurait un surcoût. Non, la S.G.I.M. est une société qui fait des travaux d?extrême qualité à des coûts maîtrisés, en règle générale, et si nous sommes arrivés à ce coût, je peux vous dire que cela a été fortement négocié par eux, parce qu'en général, ils nous sortent des produits d?extrême qualité à des coûts extrêmement maîtrisés.

Il y a des contraintes techniques qui s'imposent et, si on est propriétaire d?un bâtiment, on le rénove tel qu?il doit l?être, pour fournir du logement social de qualité comme nous le faisons partout sur l?ensemble du territoire parisien.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur MANO.

Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DLH 238.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2011, DLH 238).