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Octobre 1998
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Conseil Général
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20 - 1998, ASES 99 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer avec l'association " Vaincre le S.I.D.A. " une convention relative au financement d'un service de fourniture de repas aux personnes atteintes du S.I.D.A. - Subvention à ladite association. - Montant : 475.000 F

Débat/ Conseil général/ Octobre 1998


M. CHÉRIOUX, président. - Nous passons au projet de délibération suivant, qui est le dossier ASES 99 G : autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer avec l'association " Vaincre le S.I.D.A. " une convention relative au financement d'un service de fourniture de repas aux personnes atteintes du S.I.D.A. - Subvention à ladite association - Montant : 475.000 F.
La parole est à Mme HOFMANN-RISPAL.
Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL. - Merci, Monsieur le Président.
Encore une fois, vous nous demandez de réduire une subvention à une association d'aide aux malades du S.I.D.A. Si la santé de nombreux d'entre eux a pu s'améliorer grâce aux nouvelles thérapies, nous ne devons pas pour autant relâcher nos efforts. D'autres besoins sont apparus. Les questions de nutrition restent essentielles, tant pour les malades gravement affaiblis, ou pour accompagner la prise de nombreux médicaments mais aussi parce que l'on sait l'importance d'un équilibre alimentaire pour lutter contre l'évolution de la maladie.
En 1997, la D.A.S.S. a subventionné " Vaincre le S.I.D.A. " pour 42.000 repas, alors que le Département n'en décomptait que 35.000. Le déficit enregistré pour ces 7.000 repas a représenté environ 250.000 F à la charge de l'association. Pour cette raison, en 1998, " Vaincre le S.I.D.A. " n'a pas pu prévoir de livrer autant de repas et a dû réduire ses effectifs en personnel.
A cette date, l'association n'a toujours pas perçu le moindre centime au titre de l'année en cours, et se trouve contrainte de faire une sorte d'avance de trésorerie en attente du versement des fonds de la D.A.S.E.S. L'association doit assumer le paiement d'agios bancaires qui, d'année en année, grèvent son budget et la mettent en péril.
En outre, dans certains cas, la nécessité d'une aide aux repas demeure indispensable et implique l'intervention d'une auxiliaire de vie dont le coût est supérieur pour la collectivité.
Dans ces conditions, ces restrictions drastiques sont dommageables.
M. CHÉRIOUX, président. - Je vous remercie.
La parole est à M. LAFAY pour répondre à Mme HOFMANN-RISPAL.
M. Philippe LAFAY, vice-président, au nom de la 5e Commission. - Nous avons évoqué déjà, Monsieur le Président, cette question en Commission (vous y étiez présent, d'ailleurs), en disant (et c'est indiqué dans le projet de délibération) qu'un examen détaillé de la situation des personnes en liste d'attente a permis de constater que, dans un certain nombre de cas, les demandes de fourniture de repas étaient plus motivées par une situation d'extrême précarité financière que par un stade avancé de la maladie.
C'est la raison pour laquelle il nous a été proposé de fixer le nombre de repas susceptibles d'être financés par le Département à 35.000, comme en 1996 et 1997. D'ailleurs, et je l'ai dit en Commission, l'association l'a très bien compris puisqu'elle-même a réduit ses charges de fonctionnement : elle a supprimé un véhicule de livraison sur les trois qu'elle utilisait et elle a ramené le nombre des chauffeurs-livreurs de 5,5 à 3,5. Donc, l'association elle-même a réduit ses frais de gestion parce qu'elle a constaté indirectement qu'elle ne devait plus fournir de plateaux à des gens qui ne répondaient pas à l'intention qu'elle avait en amenant des plateaux à des malades.
M. CHÉRIOUX, président. - Je vous remercie et je vais mettre aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 99 G.
Que ceux qui sont favorables à son adoption veuillent bien le manifester en levant la main.
Epreuve contraire ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, M. REVEAU s'étant abstenu. (1998, ASES 99 G).