Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 1998
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Général
> Type de document (Débat / Délibération)  

28 - I - Questions du groupe du Mouvement des citoyens QOC 98-1009 Question de Mme Liliane CAPELLE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, sur le plan emplois-jeunes mis en application pour le Département de Paris.

Débat/ Conseil général/ Octobre 1998


M. CHÉRIOUX, président. - La première question est celle de Mme CAPELLE et concerne le plan " emplois-jeunes ".
Elle est ainsi libellée :
" A de nombreuses reprises, Mme Liliane CAPELLE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens avaient signalé que le plan " emplois-jeunes " était mis en application au minimum pour le Département de Paris.
Le retard pris est considérable, les besoins sont bien connus, que ce soit dans les écoles, les structures d'accueil pour les personnes âgées, auprès des malades ou dans le cadre des aides aux personnes les plus défavorisées.
Aussi, Mme Liliane CAPELLE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens souhaiteraient-ils connaître le nombre de jeunes recrutés, secteur par secteur, et savoir quels sont les projets envisagés pour l'avenir. "
Mme CAPELLE a la parole.
Mme Liliane CAPELLE. - Nous vous avons souvent demandé ce que vous faisiez des emplois-jeunes.
M. CHÉRIOUX, président. - Excusez-moi, Madame mais je fais - ce qui ne m'arrive pas souvent - une erreur de règlement. Je dois donner d'abord la réponse à la question avant de vous donner la parole.
Mme Liliane CAPELLE. - J'étais presque contente de votre erreur !
M. CHÉRIOUX, président, au lieu et place de Mme Nicole CATALA. - Voici donc cette réponse.
A la suite de l'approbation par le Conseil de Paris de la création de 500 emplois-jeunes dans les services de la Ville, la procédure de recrutement a été immédiatement lancée. L'ensemble des postes offerts au sein des services municipaux doit être pourvu d'ici à la fin de l'année.
Une campagne d'information est menée auprès des jeunes, dans toutes les missions locales parisiennes, ainsi que dans les agences de l'A.N.P.E. qui envoient les candidatures aux services de la Ville.
Les recrutements sont effectués selon les profils de postes, les affectations et les conditions d'emploi définies dans la convention passée avec le Préfet de Paris et approuvée par le Conseil de Paris à l'occasion de sa séance du 24 mars 1998. Cette convention était accompagnée de deux annexes décrivant très précisément les services d'accueil, les postes et les pré-requis.
Actuellement, plus de 200 emplois sont déjà pourvus :
- au titre de la sécurité : 60 ;
- au titre de l'accueil, de l'aide aux démarches, de la solidarité : 110 ;
- au titre de l'environnement, du cadre de vie urbain : 46.
Chaque jeune ainsi recruté bénéficie dans les semaines qui suivent d'un entretien d'évaluation de sa formation et de formalisation de son projet personnel. La formation au poste occupé est assurée par la Direction affectataire, l'accompagnement pour aider le jeune à s'insérer définitivement est financé sur les crédits formation de la Direction du Développement de l'Activité économique et de l'Emploi.
Avec la création de 500 emplois-jeunes, la Mairie de Paris est - hors l'Etat - le premier employeur d'emplois-jeunes du Département de Paris. Par ailleurs, les organismes juridiquement distincts de la Ville (S.E.M., missions locales, etc.), contractent directement avec les services de l'Etat.
La parole est à Mme CAPELLE.
Mme Liliane CAPELLE. - C'est une réponse, mais ce n'est certainement pas la bonne réponse car il n'y a pas de quoi s'enorgueillir d'être le premier Département. Nous sommes la Capitale avec le plus grand nombre d'habitants.
J'entends 46 employés pour le cadre de vie. Très bien. Pourquoi pas plus ?
Dans les jardins, par exemple, où l'on nous répond qu'il y a un quartier, on pourrait avoir des médiateurs.
Au Centre d'action sociale du 11e, il y a un emploi-jeune. Pour une ville de 160.000 habitants, c'est quand même très peu !
Pour l'Action collégiens dans le 11e, également un emploi.
Alors, autour de l'autosatisfaction que vous venez de faire, la Ville de Paris et le Département de Paris nous montrent leur grande frilosité pour ne pas dire plus en la matière et je crois que nous interviendrons à chaque fois pour dénoncer cet état de fait qui est totalement insupportable au regard des situations difficiles que rencontrent certains jeunes. Il n'y a qu'à constater ce qui se passe dans les Commissions d'attribution d'aide exceptionnelle où l'on nous dit : ne donnez pas, il faut les diriger vers les emplois-jeunes. Alors qu'attend la Ville ?