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Decembre 2011
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105 - 2011, DAC 758 - Signature d’avenants ou de conventions avec divers organismes pour l’attribution d’acomptes de subventions au titre de 2012. (Suite).

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2011

105 - 2011, DAC 758 - Signature d?avenants ou de conventions avec divers organismes pour l?attribution d?acomptes de subventions au titre de 2012. (Suite).

 

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Je donne la parole, à sa demande, et pour trois secondes, à M. KLUGMAN.

M. Patrick KLUGMAN. - Merci, Madame la Maire.

Un petit point déjà, vis-à-vis de nos collègues : c?est vrai que je me suis laissé aller à une pratique qui n?est pas inscrite dans notre règlement, qui a été d?imiter M. DUBUS et de l?invectiver en séance, ce que je n?aurais peut-être pas dû faire.

Néanmoins, je voudrais dire que ses interventions incessantes sont pénibles pour l?ensemble de l?hémicycle et qu?à part ça, juste pour les quelques-uns à côté de moi qui partagent mon serment et ma robe, il n?y a pas d?avocaillon, il n?y a que des avocats qui pratiquent fièrement et qui défendent fièrement la liberté d?expression, Monsieur DUBUS !

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Pour clore cet incident regrettable, je vais donner la parole à M. DUBUS.

J?espère que cela pourra clore cet incident.

M. Jérôme DUBUS. - Chacun s?est emporté. À chaque fois que je prends la parole dans cet hémicycle, et je le dis une dernière fois, notamment pour M. KLUGMAN mais pour d?autres aussi.

Chacun a sa situation professionnelle. Elle n?a pas à venir jouer ici dans les déclarations que je fais en tant qu?élu. Vous m?avez attaqué sur l?affaire du grand patronat, maintenant cela suffit !

C?est pour cela que je vous ai répondu : chacun a sa situation professionnelle. Elle est digne et respectable, et je n?entends pas qu?on attaque ma situation professionnelle chaque fois que je prends la parole ici.

Merci.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - On va donner la parole à Mme DOUVIN pour les explications de vote.

Pour clore cet incident, M. Christophe GIRARD voulait rajouter un petit mot.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Personnellement, je suis contre la censure des insultes. Je voudrais le dire : toutes les insultes ont leur place dans la société.

Je voudrais simplement dire à M. DUBUS, très rapidement, que je ne voudrais pas, à la suite de l?intervention d?Yves POZZO di BORGO, que l?on mette dans le même sac tous les centristes.

Je pense à Hervé de CHARETTE, François BAYROU, à MM. LAMASSOURE, ALPHANDÉRY, Anne-Marie IDRAC? Je pense qu?ils ne se reconnaîtraient absolument pas dans les propos tenus aujourd?hui sur la liberté qu?ils défendent et ont su défendre en leur temps.

Centristes, ne devenez pas censuristes !

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci.

Madame DOUVIN, vous avez la parole pour une explication de vote du groupe U.M.P.P.A.

Mme Laurence DOUVIN. - Je voudrais d?abord dire que je trouve que les invectives ou les échanges qui viennent d?avoir lieu ne sont pas à la hauteur du débat suscité par la question, qui est une question tout à fait intéressante. Les échanges un peu politiciens qui viennent d?avoir lieu n?avaient pas leur place ici.

On va parler deux minutes du fond, débattre du fond des choses. Nous sommes avant tout plus que favorables à la liberté d?expression et de création. C?est quelque chose qui est pour nous prioritaire, fondamental.

Ce qui est déplorable, c?est la provocation. Et nous constatons tous que chaque fois qu?il y a provocation, il y a alors déclenchement de l?expression d?un mécontentement et d?une protestation.

Il arrive que ce soit sur la mise en cause d?une religion. Mgr Vingt-Trois, qui n?est pas, je crois un extrémiste absolu, a déclaré que ce genre de provocation était inutile.

C?est inutile, et quand M. GIRARD nous dit qu?il s?agit d?un groupuscule qui proteste, je voudrais simplement me souvenir qu?il y a quelques jours, il y a quand même eu 5.000 personnes devant Notre-Dame : il me semble que ce n?était pas un groupuscule.

Ce que je voudrais dire aussi, c?est qu?arrive à nos oreilles d?élus un certain nombre de protestations qui ne sont pas les protestations d?un groupuscule. Ceci existe : nous avons donc simplement à en tenir compte.

Alors, pourquoi parler des protestations ? Je voudrais rapprocher ce terme de protestation du lien social. Pourquoi ?

Parce que les manifestations culturelles sont une occasion particulièrement précieuse de développer le lien social, non seulement de profiter soi-même de la culture, mais de la partager, et je pense qu?il faut leur garder cette vocation.

Je voudrais simplement dire que sur ce projet de délibération concernant le Théâtre du Rond-Point, il faut voter, bien entendu, la subvention, mais que je suis sensible aux arguments de l?amendement qui a été déposé par Yves POZZO di BORGO.

Je dirai surtout qu?il me semble important que ce qui est une somme considérable, consacrée à ce théâtre, puisse peut-être faire l?objet d?un arbitrage différent, de manière qu?il y ait davantage de subventions aux équipements culturels de proximité, qui eux sont générateurs de lien social, et que ceci me semble tout à fait important parce que aujourd?hui, dans les circonstances que nous traversons, qui sont des circonstances difficiles, pour beaucoup d?entre nous, nous avons davantage besoin de lien social que de provocation.

Voilà ce que je voulais dire au nom de mon groupe.

Je vous en remercie.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Pour l?explication de vote du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés, M. Julien BARGETON a la parole.

M. Julien BARGETON. - Merci, Madame la Maire.

Décidément, errare humanum est, perseverare diabolicum. Parce que la liberté de création et d?expression est un droit fondamental en démocratie, parce que la laïcité est précisément ce qui permet dans notre République de faire respecter à la fois la liberté de conscience et la liberté d?expression.

Parce que faire varier les subventions aux théâtres en fonction des pièces représentées constitue une intrusion insupportable dans leur programmation, contraire à l?autonomie artistique indispensable et susceptible de créer un art officiel. Parce que cet amendement conduit à instaurer une forme de délit de blasphème, le groupe socialiste, radical de gauche, républicain et apparentés ne le votera pas. Merci beaucoup.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur BARGETON.

Monsieur POZZO di BORGO, vous avez la parole.

M. Yves POZZO di BORGO. - Simplement, je voulais dire deux choses, l?objet de cet amendement était en fait d?engager un débat. Je remercie M. CORBIÈRE d?avoir engagé ce débat.

Je regrette simplement de la part de l?adjoint au Maire, d?avoir habilement, avec le ton d?un chanoine patelin, donné l?impression que c?était une manipulation, que c?était vraiment l?expression de je ne sais plus quelle structure. Franchement, ce n?est pas digne de vous, monsieur l?adjoint au maire.

Deuxièmement, je ne vous permets pas, j?ai suffisamment de relations avec mes amis centristes, et je suis un des vieux héritiers du courant centriste, de mettre en doute le choix que j?ai fait, et de mettre en porte-à-faux mes amis centristes qui m?ont soutenu dans cette affaire. Ce n?est pas admissible.

Je voulais qu?il y ait un débat, je regrette que ce débat n?ait pas eu lieu, merci encore à Alexis CORBIERE, mais j?aurais aimé que ce soit beaucoup plus profond, beaucoup plus pensé et éviter de tomber dans la manipulation tel que l?a fait l?adjoint.

C?est pourquoi dans cette affaire, on ne va pas aborder un vote, donc je retire l?amendement, mais sachez que c?est un débat qui n?est pas clos.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur POZZO di BORGO.

L?amendement étant retiré, nous n?avons pas de vote sur ce sujet.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 758.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2011, DAC 758).