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Decembre 2011
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76 - 2011, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif au financement des contrats locaux de sécurité.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2011

76 - 2011, V?u déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif au financement des contrats locaux de sécurité.

 

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l?examen du v?u référencé n° 65 dans le fascicule, déposé par le groupe U.M.P.P.A., relatif au financement des contrats locaux de sécurité,

La parole est à M. GIANNESINI.

M. Jean-Jacques GIANNESINI. - Merci.

Simplement un petit mot pour ce qui vient d?être dit, vous avez tort car encore hier soir dans le 19e arrondissement on m?a réclamé pour les bailleurs sociaux, l?autorisation de mettre des caméras. Franchement, je pense que vous avez un petit peu tort sur la question.

Monsieur le Maire, merci. Alors que nous allons prolonger de trois ans le CUCS, mon groupe vous propose de renforcer son volet prévention par une dotation au CLS des arrondissements.

Tous les acteurs des CLS sont unanimes pour déplorer le manque de moyens de ces structures. Pourtant, leur champ de compétences est large comme le démontre le troisième considérant du v?u. Nous vous proposons d?affecter l?argent des salles de shoot à ces CLS, l?argent public ne doit pas accompagner les usagers dans la drogue au lieu de les sortir de cette dépendance, mais au contraire assurer la sécurité de tous, en particulier des habitants des quartiers prioritaires.

Je vous remercie.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci.

La parole est à Mme EL KHOMRI.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Les politiques de prévention et de sécurité reflètent un partenariat entre l?État, garant de la sécurité des citoyens, et les collectivités locales concernées par la vie quotidienne des habitants.

Le contrat parisien de sécurité constitue le cadre de contractualisation de la politique partenariale parisienne en matière de prévention de la délinquance et de sécurité. Ce contrat a été signé par mon prédécesseur en 2009.

Ce contrat signé par le Préfet de police, le Maire de Paris, le Procureur, et le Recteur a des déclinaisons locales, à savoir les contrats de sécurité d?arrondissement, outils permettant aux différents partenaires de se fixer des objectifs et de mettre en ?uvre les actions qu?il convient de poursuivre sur un territoire précis.

Il s?agit de concentrer la mobilisation des acteurs sur les territoires les plus exposés en direction des publics les plus fragiles, les délinquants et plus particulièrement les mineurs et les jeunes majeurs, en alliant prévention et répression.

Il est selon moi le symbole d?un travail partenarial de terrain minutieux, pragmatique et de longue haleine, qui se tient à l?écart des déclarations médiatiques tapageuses. Il met en avant une approche constructive aux défis qui nous sont lancés.

Le principe de financement des actions s?appuie sur la mutualisation des moyens de chaque acteur, je rappelle par ailleurs qu?il existe un fonds interministériel de prévention de la délinquance.

La Ville de Paris s?engage, avec le recrutement de six coordonnateurs des contrats de sécurité d?arrondissement, à faire vivre ce partenariat, et s?agissant de l?argument récurrent sur le coût des salles de consommation à moindres risques, je pense que les moyens doivent être prioritairement mis dans la prise en charge des personnes toxicomanes et dans une politique de réduction des pratiques à risques liées à l?usage des drogues et non dans une politique de répression qui, comme vous le savez bien, représente un coût financier tout aussi important pour la société.

Vous êtes élu du 19e arrondissement, je m?étonne aujourd?hui que le fait d?avoir des salles de consommation en plein air, des scènes ouvertes comme on dit, Stalingrad, ne vous pose aucun problème notamment lorsque les enfants y sont confrontés.

Pour exemple, le rapport qui vient d?être rendu sur l?action de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et toxicomanie, à la commission des affaires sociales du Sénat, indique que 70 % des moyens financiers sont engagés pour des actions de la police, de la gendarmerie et des douanes, contre 10 % pour la prévention.

Donc, nous souhaitons l?implantation d?un centre de consommation à moindres risques, justement pour éviter des injections en public sous les yeux des enfants.

Cette politique de réduction des risques permettra l?orientation des usagers de drogues vers les structures de soins généraux, de traitement de la dépendance, ou de l?aide sociale.

De plus, je suis convaincue que grâce au travail partenarial dynamique de terrain, l?implantation de cette structure contribuera à atténuer les nuisances subies par les riverains dans les quartiers fréquentés par les toxicomanes.

Nous rendons donc sans ambiguïté un avis défavorable sur ce v?u.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.