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Octobre 1998
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Conseil Général
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21 - 1998, ASES 100 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de souscrire des avenants aux conventions signées avec 3 associations au titre de leurs actions de prévention du S.I.D.A. - Fixation de la participation prévisionnelle du Département de Paris pour 1998

Débat/ Conseil général/ Octobre 1998


M. CHÉRIOUX, président. - Nous passons maintenant au dossier suivant qui est le ASES 100 G : autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de souscrire des avenants aux conventions signées avec trois associations au titre de leurs actions de prévention du S.I.D.A. - Fixation de la participation prévisionnelle du Département de Paris pour 1998.
La parole est à Mme HOFMANN-RISPAL.
Mme Danièle HOFMANN-RISPAL. - Il s'agit à nouveau de subventions majoritairement à la baisse qui sont examinées dans ce projet.
Si les traitements ont heureusement beaucoup fait évoluer l'état de santé de nombreux malades, cette situation présente un effet pervers qui consiste, pour cause de communications souvent optimistes à l'excès dans ce domaine, à considérer que le S.I.D.A. n'est plus un vrai problème.
Si nous abordons le sujet de cette façon, nous risquons d'aboutir très rapidement à une spectaculaire recrudescence de la maladie. En aucun cas les trithérapies ne nous autorisent à réduire nos efforts en matière d'information et de prévention, surtout de façon personnalisée et de proximité. Je pense là, en particulier, aux adolescents.
C'est ce travail que vous condamnez en limitant vos subventionnements alors qu'apparaissent de nouveaux besoins, de nouveaux projets et une approche renouvelée, adaptée aux évolutions des soins proposés aux malades et aux espoirs qu'elles suscitent, tout en en masquant parfois les dangers.
D'un côté vous admettez devoir adresser de nouveaux messages de prévention, notamment par une campagne d'affichage massive dont l'humour et les conséquences sur les comportements peuvent être discutables, et par ailleurs vous décidez de restreindre les moyens d'associations dont le savoir-faire n'est plus à prouver. J'avoue ne pas comprendre le sens de votre démarche.
Bien sûr, là encore, nous voterons pour ces crédits, mais nous ne pouvons qu'en souligner l'insuffisance.
M. CHÉRIOUX, président. - Je vous remercie.
La parole est à M. Philippe LAFAY.
M. Philippe LAFAY, vice-président, au nom de la 5e Commission. - Là encore, Madame, je vous dirai de vous reporter au projet de délibération.
Il est certain que le Kiosque Info-Sida a subi une diminution de 40.000 F, mais ceci est dû à une diminution notable de l'activité qu'elle a elle-même fournie.
Pour le Sida Infoservice, nous reconduisons la subvention.
Quant au C.R.I.P.S., nous limitons notre participation à 150.000 F au lieu de 450.000. Je vous rappelle que dans le cadre du Conseil régional, 5,2 millions de francs sont donnés et que ces 5,2 millions de francs sont financés seulement par le Département de Paris et non par les autres départements.
Je vous remercie.
M. CHÉRIOUX, président. - Je vous remercie et je vais mettre aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 100 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, M. REVEAU s'étant abstenu. (1998, ASES 100 G).