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Decembre 2011
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82 - 2011, DASCO 133 - Lancement d’une procédure de marché public relative à la mise en oeuvre de “classes à Paris” pour les enfants des écoles publiques élémentaires parisiennes, en application de l’article 30 du Code des marchés publics.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2011

82 - 2011, DASCO 133 - Lancement d?une procédure de marché public relative à la mise en oeuvre de ?classes à Paris? pour les enfants des écoles publiques élémentaires parisiennes, en application de l?article 30 du Code des marchés publics.

 

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Nous passons à la 7e Commission et examinons donc le projet de délibération DASCO 133 relatif au lancement d?une procédure de marché public relative à la mise en ?uvre de ?classes à Paris? pour les enfants des écoles publiques élémentaires en application de l?article 30 du Code des marchés publics.

La parole est à Mme la Présidente FOURNIER.

Mme Danielle FOURNIER. - Merci, Monsieur le Maire.

A propos de ce projet de délibération, je pense qu?il est regrettable que les crédits alloués aux classes découvertes, on l?a vu lundi, soient en baisse dans le prochain budget, raison de plus pour s?intéresser à ce projet de délibération de la DASCO qui met en place le dispositif ?classes à Paris? dont, d?ailleurs, Mme Olivia POLSKI a dit quelques mots lundi.

C?est un dispositif original à l?attention des élèves des écoles publiques élémentaires parisiennes qui leur propose sur le temps scolaire des classes culturelles, artistiques, scientifiques et d?urbanisme.

Ces classes sont organisées sous la responsabilité des enseignants et avec eux et leur intérêt est évident. Elles permettent d?élargir l?univers scolaire à l?environnement extérieur, de stimuler la curiosité et l?intérêt des enfants en leur proposant des démarches d?apprentissage qui sont basées sur l?expérimentation et l?approche concrète.

De plus, elles ouvrent l?univers du savoir scolaire, elles le complètent et l?élargissent en mettant les enfants en contact avec le monde de la création, de l?art et de la science, et je pense que nous apprécions tous de pouvoir contribuer à ouvrir le champ de la réflexion et du savoir des petits Parisiens.

Ces classes permettent également de s?initier à des techniques nouvelles et de mieux connaître Paris et ses quartiers, Paris dans sa diversité. Je souhaite au nom du groupe appuyer cet aspect du dispositif en demandant que, dans l?approche de Paris et de ses quartiers, la dimension environnementale vienne compléter l?approche architecturale et patrimoniale plus classique sous forme soit de classes spécifiques, soit de journées d?études spécialisées dans le cadre des classes existantes.

Je vous remercie.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci.

Pour vous répondre, la parole est à Mme Colombe BROSSEL.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, au nom de la 7e Commission. - Merci beaucoup, Danielle FOURNIER. Un mot sur les ?classes à Paris? et, puis, peut-être un mot en complément sur l?ensemble des dispositifs que nous finançons sur temps scolaire.

Alors, sur les ?classes à Paris?, merci de cette intervention et merci de la proposition ou l?élargissement que vous proposez ce matin. Cette proposition sera évidemment transmise à la DASCO pour que nous puissions réfléchir à la façon dont on peut améliorer, modifier ce dispositif.

Nous sommes tenus par le calendrier des marchés. Donc, nous ne pourrons le faire qu?au renouvellement des marchés, mais c?est une approche qui me paraît, en effet, tout à fait pertinente et ce d?autant plus, je le rappelle, que la Ville de Paris était extrêmement investie, et j?insiste sur le extrêmement, sur tous les projets qui sont en lien avec le développement durable, notamment sur temps scolaire.

Peut-être un mot pour élargir parce que la Ville de Paris, vous le savez, est extrêmement partie prenante de projets sur temps scolaire : classes à Paris, classes APAC, classes de découverte. J?en profite pour signaler à l?Assemblée que les classes APAC, donc, à projets artistiques et culturels, qui sont cofinancées à parité par le Rectorat, le Ministère de l?Education nationale et les services du Rectorat et la Ville de Paris viennent de voir leur budget diminué parce que le Ministère de l?Education nationale a baissé son investissement d?un tiers.

Nous venons de l?apprendre. Je dois d?ailleurs vous avouer que ni la DASCO ni moi-même n?en avons été officiellement informées et que nous l?avons appris au détour d?une réunion. Donc, malheureusement, nous présenterons un projet de délibération dans les semaines qui viendront, qui sera un budget en baisse et je le regrette.

Sur les classes de découverte, j?ai entendu sur les bancs de l?hémicycle depuis hier quelques interrogations et j?en profite pour vous dire un mot : alors, deux points expliquent la baisse de financement. La première est structurelle. Nous sommes en train - je suis désolée, je vais dire rationaliser et je ne voudrais pas qu?on y voie une notion péjorative -, mais de rationaliser l?offre qui est faite. Certains projets avaient un coût important et pas nécessairement une plus-value en termes éducatifs et pédagogiques qui justifiait ce coût aussi important.

Je pense notamment à la durée des classes de découverte, sachant que la durée des classes de découverte a aussi un impact sur le coût que les familles doivent prendre en charge. Nous voyons dans un certain nombre de quartiers populaires des familles qui ne peuvent pas, qui ne souhaitent pas que leurs enfants participent à des classes de découverte parce que le coût qui reste à la charge des familles du fait de la durée des classes de découverte reste pour elles, bien que ce soit sur la base du QF évidemment, trop important pour qu?elles y souscrivent.

Nous travaillons donc à une diversification de l?offre de classes de découverte. On peut avoir un projet éducatif et pertinent sur une durée moins longue.

Et, puis, et c?est le second axe et celui-là est plus politique et je ne fais en cela que reprendre ce que le Maire dit mieux que moi, nous avons souhaité, comme sur un certain nombre de dispositifs, recentrer l?offre de la Ville de Paris en la matière sur les élèves qui en ont le plus besoin. Donc, cette année, sur le premier trimestre, ce sont plus d?écoles et, donc, plus d?enfants dans des écoles en Z.E.P., en R.E.P ou dans des écoles où la sociologie est assimilable à celle d?une Z.E.P même si le classement officiel ne les met pas en Z.E.P., ce sont plus d?écoles et plus d?enfants de ces catégories qui partiront en classes de découverte que précédemment parce qu?effectivement, nous souhaitons recentrer l?ensemble des dispositifs parisiens.

Ce n?est pas une nouvelle, vous voyez depuis trois ans cette politique se mettre en ?uvre. Nous souhaitons recentrer les dispositifs sur ceux qui en ont le plus besoin, voilà ce qui peut expliquer cette baisse de crédits de fonctionnement, mais qui ne se traduit pas par une baisse d?offres pour les enfants des catégories populaires et des quartiers populaires, bien au contraire.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 133.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2011, DASCO 133).