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Septembre 2005
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Vœu déposé par le groupe U.M.P. relatif aux ludothèques.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2005


 

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Nous examinons à présent le v?u référencé n° 41 dans le fascicule déposé par le groupe U.M.P. relatif aux ludothèques.

La parole est à M. LEGARET.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Simplement pour dire que Paris a joué un rôle pionnier en matière de ludothèque et de nombreuses municipalités en France sont équipées de ce type de structures qui sont des lieux très importants pour l?aide aux parents et le développement aux enfants.

La Mairie de Paris avait un certain nombre de ludothèques dont la plus grande a formé la plupart des spécialistes : les ludothécaires de France. Il fallait continuer sur cette lancée et augmenter le nombre de ces ludothèques. Mais au moment même où tant d?enfants parisiens manquent de lieux de rencontre et de soutien à la parentalité, la Mairie a pris la décision brutale de fermer les cinq ludothèques de Paris sans, bien entendu, en informer les élus, sans aucun débat devant notre Assemblée.

 

Ce qui atteste d?une grave lacune de politique réelle de la Petite enfance à Paris. Voilà les points sur lesquels je souhaitais insister, me substituant fort mal à la compétence de Mme ANTIER. Mais en vous renvoyant au v?u qui se suffit à lui-même et que nous vous proposons, bien entendu, d?adopter.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci.

La parole est à M. Christophe GIRARD.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - En juillet 2004, on recensait 21 ludothèques à Paris. Une était gérée par la Ville de Paris et les dix autres subventionnées par la Ville de Paris. Parmi celles-ci, trois étaient subventionnés par la Direction des Affaires culturelles et gérées par l?Association pour le développement de l?animation culturelle, dorénavant appelée ?Paris Ateliers?.

La fermeture des trois ludothèques gérées par l?A.D.A.C., association dont je viens de parler, résulte des orientations stratégiques prises par le Conseil d?administration et le Directeur de cette association qui ont fait l?objet d?une présentation en 9e Commission la semaine passée.

A savoir : le recentrage des activités de l?association autour de trois grandes catégories : les métiers d?art, les arts plastiques et les arts du récit. Par ailleurs, ces trois équipements manifestaient des difficultés à s?articuler aux besoins, voire aux caractéristiques de leur quartier d?implantation. Ainsi, par exemple, ils étaient fermés pendant les vacances scolaires.

Le soutien apporté depuis 2001 aux cinq ludothèques associatives mises en place dans les quartiers ?politique de la ville?, délégation de Mme DURLACH, permet en revanche à celles-ci de s?affirmer comme de véritables équipements de proximité.

Par ailleurs, le service public parisien s?est développé en ce domaine comme en témoignent le développement des sept lieux d?accueil parents-enfants, le développement des activités partagées, autour des jeux et des jouets, entre parents et enfant de tous âges, déployées dans les 29 centres sociaux associatifs soutenus par le Département de Paris.

L?émergence, depuis 2001, de nombreux projets innovants centrés sur les activités ludiques telles que ceux des associations ?Cafézoïde? (soutenue par la DASES), ?Strataj?M? (soutenue par la DJS), etc. Il ne s?agit là que d?exemples.

Enfin, l?ouverture d?une nouvelle ludothèque associative est programmée en 2006 par la Direction des Familles et de la Petite enfance - et je salue bien évidemment ma collègue, Mme TROSTIANSKY - dans le 13e arrondissement et celle d?une ludothèque en 2007 dans le 9e arrondissement, située dans le même bâtiment qu?une halte-crèche et une bibliothèque jeunesse, rue Chaptal.

Je me félicite d?avoir invité le Président André LARQUIÉ, de l?A.D.A.C. ?Paris Ateliers? et le Directeur M. Jean-Yves LANGLAIS, à venir expliquer la politique qu?ils mènent devant la 9e Commission, ce qui, paraît-il, était un fait nouveau.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Je vais mettre aux voix le v?u n° 41 avec un avis défavorable de l?Exécutif. N?est-ce pas Monsieur GIRARD ?

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Je demande que nous ne votions pas ce v?u inutile.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 41 assorti d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est repoussé.