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Decembre 2011
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20 - 2011, DASES 619 G - Signature d'un avenant n° 6 à la convention constitutive du groupement d'intérêt public (G.I.P.) passée avec le Samu social de Paris.

Débat/ Conseil général/ Décembre 2011

20 - 2011, DASES 619 G - Signature d'un avenant n° 6 à la convention constitutive du groupement d'intérêt public (G.I.P.) passée avec le Samu social de Paris.

 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération DASES 619 G. C'est un sixième amendement à la convention constituant le Groupement d'intérêt public passée avec le Samu social de Paris.

C?est M. Gauthier CARON-THIBAULT qui intervient pour au maximum 5 minutes et Mme TROSTIANSKY qui lui répond.

M. Gauthier CARON-THIBAULT. - Merci, Monsieur le Président.

Ce projet de délibération est effectivement l'occasion de faire un point sur la situation du Samu social depuis les deux événements récents qui en ont marqué sa vie, à savoir le conflit ouvert avec l'Etat il y a peu sur le financement des prises en charge des nuitées hôtelières, ainsi que la démission de Xavier EMMANUELLI et son remplacement par Éric MOLINIÉ qui est maintenant nouveau président du Samu social.

D'ores et déjà, et c'est un fait par ce projet de délibération, l'existence du Samu social est préservée. C?est donc la fin d'une de nos principales inquiétudes.

Régulièrement Mme Olga TROSTIANSKY et moi-même, en tant qu'administrateurs du Samu social, avons fait valoir, en tant que deuxième principal contributeur, ce que nous souhaitons fixer comme objectif pour réformer l'action du Samu social pour pouvoir répondre au mieux à l'arrivée dans la rue de nouveaux publics : des jeunes, des femmes seules, des familles et aussi des populations migrantes. Tout cela nécessite des modes de prise de contact, d'accompagnement et des réinsertions totalement différentes de ce que le Samu social a su faire et bien faire jusqu'à maintenant.

C?est ainsi que nous avons pu nous mettre d'accord avec le nouveau président sur quelques nouveaux objectifs clairs, sur lesquels il faudra travailler avec les membres du Conseil d?administration : l'Etat, la Ville, l'A.P.-H.P., la FNARS ; je pense, par exemple, à l?optimisation du fonctionnement du 115 pour le réserver aux primo-arrivants. Plus facile à dire qu'à faire, car cela nécessite en arrière, bien évidemment, une coordination, une nouvelle organisation comme, par exemple, la non-remise à la rue afin de ne pas perdre les premiers contacts passés avec les usagers.

Des groupes de travail ont enfin été lancés, le principe étant donc maintenant acté.

J'aimerais également citer le nouveau partenariat avec les maraudes dites d'intervention sociale, dans le cadre du S.I.A.O. Urgence, qui vont permettre de mieux coordonner l'action des maraudes traditionnelles, avec les fameux camions bleus qui ne devraient agir que quand il y a urgence sanitaire. Cela implique sur le terrain de savoir qui fait quoi, qui est où, pour savoir au mieux utiliser les compétences des uns et des autres et les trouver disponibles quand il devient nécessaire de les mettre en mouvement.

Il reste enfin un dernier dossier sur lequel nous resterons vigilants, car il implique directement l'État. Il s'agit de la nécessaire métropolisation de sa gestion. En effet, plusieurs dispositifs ont été ouverts, le système intégré d'accueil et d'orientation, qui devra gérer les places d'hébergement disponibles, le Plan régional d'accueil, d'hébergement et d'insertion, qui a pour ambition de coordonner la lutte contre l'exclusion au niveau régional, ainsi que le plan d'action renforcé en direction des personnes sans-abri, qui a pour objectif de restructurer les hébergements existants et de proposer une offre nouvelle.

Le Samu social, on le comprend alors, ne peut donc pas penser son évolution en vase clos, puisque les frontières administratives ne sont pas les frontières de l'errance. Mais pour cela, il faut aussi que l'État s'engage également dans ce chantier avec la volonté, par exemple, de faire que les Hauts-de-Seine ou les Yvelines remplissent leurs obligations en matière d?hébergement.

Monsieur le Président, mes chers collègues, nous arrivons au terme d'une période d'incertitude sur les évolutions, voire même le maintien du Samu social de Paris. Nous aurons18 mois pour refonder le Samu social en gardant son objectif premier de prise en charge des détresses sanitaires, sociales ou psychologiques dans toutes leurs dimensions, mais dans toutes leurs dimensions nouvelles, qu'elles soient administratives, légales, et surtout humaines.

Merci.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur CARON-THIBAULT.

Je donne la parole à Mme Olga TROSTIANSKY.

Mme Olga TROSTIANSKY, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Monsieur le Président, mes chers collègues, cher Gauthier, merci de mettre à nouveau le Samu social sur le devant de la scène, en pleine période hivernale on sait que cette institution est ô combien indispensable pour aller au-devant des sans abri et les orienter vers un hébergement quand il fait très froid.

Mais on sait depuis plusieurs années déjà que cela ne suffit pas. Il manque 13.000 places d'hébergement selon le Préfet de Région et toujours plus de personnes se retrouvent à la rue, des exilés, des familles et des enfants. Même cet été, en plus de la situation sociale dégradée, le Samu social a vécu une de ses plus grandes crises avec la démission de son président fondateur Xavier EMMANUELLI, suite à une coupe dans les crédits d'hébergement par le Gouvernement, en diminution de 10 % pour les nuitées hôtelières à Paris jusqu?au mois d'octobre.

Compte tenu de ce contexte, il est impératif de faire évoluer le Samu social. Lors de la communication de septembre au Conseil de Paris sur la crise de l'hébergement d'urgence, nous avions rappelé que la convention du G.I.P. arrivait à échéance le 31 décembre et avions posé plusieurs exigences pour son renouvellement : rompre avec les vieilles pratiques qui consistent à prendre en charge les sans abris pour les remettre à la rue le lendemain ; faciliter l'accès au 115 actuellement engorgé ; se placer dans une dynamique métropolitaine pour mieux accompagner les familles et améliorer le statut du personnel et ses conditions de travail.

Depuis, un nouveau président a été élu, Éric MOLINIÉ. Nous sommes tombés d'accord avec l'État et Éric MOLINIÉ pour renouveler notre participation au G.I.P. pour cinq ans, à condition de faire évoluer les missions, le périmètre et la gouvernance du Samu social d'ici deux ans autour des objectifs que je viens de rappeler.

Une feuille de route détaillant ces objectifs et développée par Gauthier CARON-THIBAULT et moi-même dans son intervention aujourd'hui, a été annexée à la nouvelle convention.

Je suis donc très satisfaite, Monsieur le Président, de pouvoir renouveler une nouvelle fois la participation du Département de Paris au Samu social de Paris. Je souhaite vraiment que le travail que nous mènerons avec l'État, les services du Département, DASES et CASVP et autres membres du Conseil d?administration nous permettent d'ici deux ans d'esquisser ce qui pourra devenir le véritable service public de l'inclusion sociale dont nous avons besoin pour ce XXIe siècle.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame TROSTIANSKY.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 619 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l?unanimité. (2011, DASES 619 G).