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Decembre 2011
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13 - 2011, DASES 49 G - Subventions et convention (93.980 euros) avec l'association "Sida Info Service" (20e).

Débat/ Conseil général/ Décembre 2011

13 - 2011, DASES 49 G - Subventions et convention (93.980 euros) avec l'association "Sida Info Service" (20e).

 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous examinons le projet de délibération DASES 49 G. Il s'agit de subventions et de convention pour un montant de 93.980 euros avec l'association "Sida Info Service".

C'est M. Gauthier CARON-THIBAULT que j'aperçois tout en haut, qui interroge M. Jean-Marie LE GUEN. Je lui donne la parole.

M. Gauthier CARON-THIBAULT. - Merci, Monsieur le Président, qui interroge mais qui surtout met en avant le soutien qu'apporte le Département de Paris à cette initiative d'auto support qui effectivement est menée par "Sida Info Service".

Comme vous le savez, les dispositifs d'auto support recouvrent tous les dispositifs de mobilisation interne d'un même groupe social touché par une même problématique et qui mobilisent des ressources particulières pour contribuer au traitement de ce phénomène.

Il n'a pas pour but de se substituer à une prise en charge médicale ou administrative, mais il peut, par la force du collectif, être ce petit plus qui permet de surmonter, de mieux gérer sa pathologie.

Cela concerne des lieux de parole, d?accompagnement, d?information, qui permettent de faire tomber des phénomènes de stigmatisation ou de non-connaissance précise qu'il peut y avoir ici ou là dans des lieux trop généralistes.

"Sida Info Service" est porteur de deux projets qui mettent ces principes en action pour permettre un meilleur fonctionnement des dispositifs existants, en garantissant une bonne diffusion parmi les publics cibles de l'information recherchée.

Tout d'abord, deux lignes téléphoniques vouées à renseigner les malades sur leurs droits, si peu connus, mais en ce moment si évolutifs, je pense en particulier à la réforme de l?allocation adulte handicapé ; une ligne dédiée aux personnes séropositives ou hépatiques ; et une autre quelle que soit la pathologie, afin de pouvoir les renseigner sur les droits des malades.

Enfin et surtout, je désire mettre l'accent sur le centre de santé sexuelle qui a ouvert en 2010, fondé sur un double constat simple : la sexualité et les problèmes médicaux inhérents peuvent être un obstacle à une consultation médicale et, à l'opposé, le nombre de centres de traitement et dépistage du VIH qui est relativement suffisant sur la Capitale.

Il y a donc un gap et surtout un véritable besoin, en particulier dans une ville capitale comme l?est Paris.

Le fameux 190, l?établissement géré par "Sida Info Service" répond à cet objectif en ne se limitant pas uniquement au VIH et pas uniquement au secteur du VIH, à travers le dépistage, et il a pour but de réunir dans un même lieu à la fois des généralités, des sexologues, des dermatologues, des psychologues, mais également des conseillers communautaires issus du milieu associatif avec des horaires d'ouverture très larges quand d'autres centres sont déjà fermés.

L'objectif est d'apporter une prise en charge médicale, sociale et psychologique, si besoin évidemment une prise en charge surtout globale en un même lieu pour toutes les questions concernant la sexualité dans chaque aspect de la vie quotidienne.

Il se voue également particulièrement à une prise en charge précoce des primo infectés par le VIH pour éviter les transmissions à d'autres partenaires tout en apprenant à la personne séropositive à se protéger elle-même d'autres formes de contamination.

533 usagers ont déjà pu bénéficier de ce dispositif parmi lesquels, il est important de le souligner, 80 % d?hommes homosexuels ou bisexuels, certains d?entre eux bénéficiaires de la couverture maladie universelle ou de l'aide médicale d'État.

Par cette subvention, Monsieur le Président, nous tenons à marquer notre intérêt et notre soutien à ce dispositif innovant et surtout unique en France en espérant que collectivement, mairies, centres concernés ainsi que la presse, nous saurons faire parler de ce centre car les besoins sont quantitativement importants certes, mais face aux nouveaux comportements il faut passer à une seconde étape de la prévention du dépistage et de la prise en charge des M.S.T.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci.

M. Jean-Marie LE GUEN va répondre à tous ces compliments.

M. Jean-Marie LE GUEN, au nom de la 6e Commission. Ce sera difficile, Monsieur le Président, mais je ne peux que confirmer ce que vient de dire notre collègue Gauthier CARONTHIBAULT, qui a très bien présenté le dossier dont il s'agit.

Je veux pour ma part exceptionnellement souligner le caractère innovant, pragmatique, global de ce centre de santé sexuelle, en dehors même évidemment des lignes d'information que notre collègue à énoncées, pour dire combien il était important aujourd'hui de tout faire de façon pragmatique mais volontaire pour favoriser le dépistage précoce.

En fait, nous le savons, il est possible aujourd'hui d'éradiquer l'épidémie de Sida, si nous savons mettre en place un dépistage précoce et réduire en quelque sorte le nombre de nos compatriotes, plus de 40.000 qui sont aujourd?hui porteurs du VIH sans le savoir. À la fois, c'est une meilleure prise en charge évidemment en termes de soins qui est possible, mais c'est aussi le fait que ces personnes ne soient plus en situation ou en risque plus exactement de disséminer la maladie.

C'est dans ce cadre que nous soutenons le travail qui est mis en place, et que nous vous proposons ce projet de délibération.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur LE GUEN.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 49 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l?unanimité. (2011, DASES 49 G).