Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Septembre 2005
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

Vœu déposé par Mmes Françoise de PANAFIEU, Brigitte KUSTER, Catherine DUMAS, Laurence DOUVIN, MM. Hervé BENESSIANO, Jean-Didier BERTHAULT, Richard STEIN et les membres du groupe U.M.P. relatif à la Maison des associations.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2005


 

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Mes chers collègues, nous allons maintenant examiner en 5e Commission le v?u référencé n° 20 dans le fascicule qui ne se rattache à aucun projet de délibération. Ce v?u relatif à la Maison des associations a été déposé par le groupe U.M.P.

Madame de PANAFIEU, vous avez la parole.

Mme Françoise de PANAFIEU, maire du 17e arrondissement. - C?est au nom de tous les élus du 17e arrondissement que je présente ce v?u.

Le 17e arrondissement est, depuis plusieurs années maintenant, à la recherche d?une Maison des associations.

Dans un premier temps, il a été proposé par la Mairie de Paris aux associations du 17e arrondissement, qui se sont regroupées en un groupe de travail ?Maison des associations? d?acheter pour en faire leur maison un local rue Lantier qui se trouve être complètement inadapté à une maison des associations. Il est d?ailleurs en vente depuis quatre ans parce que je crois que les propriétaires n?arrivent pas à s?en débarrasser. Il est aveugle pour les deux tiers de ses superficies, très bas de plafond, bref, tout à fait inaccueillant.

Les associations se sont mobilisées pour refuser ce projet proposé par la Mairie de Paris et elles avaient demandé à la Mairie de Paris de regarder éventuellement l?achat d?un petit immeuble qui se trouve en bas de la rue de Tocqueville du côté de la porte d?Asnières et de la rue Curnonsky.

Mais la Mairie de Paris a estimé que ce petit immeuble ne convenait pas. Les associations n?ont pas très bien compris pourquoi, mais c?était ainsi.

Et puis il se trouve que j?ai eu connaissance - j?étais depuis quelque temps sur le dossier - d?un endroit qui se trouve au 160, avenue de Clichy et qui est dangereux, qui est laissé à l?abandon à cause d?une indivision entre plusieurs frères qui n?arrivaient pas à se mettre d?accord. Cet endroit était devenu dangereux pour la population, avec un vieux store qui s?affaissait, des vis qui ressortaient des murs, etc. J?ai donc dit aux frères que, s?ils n?arrivaient pas à prendre leur décision, je serais obligée, moi, de prendre, comme maire d?arrondissement, des mesures pour assurer la sécurité de la population.

Ils nous ont fait savoir, il y a un mois, à la mairie du 17e arrondissement, qu?ils pouvaient se mettre d?accord et qu?ils étaient éventuellement demandeurs.

J?ai, à ce moment-là, organisé immédiatement - et cela s?est passé il y a une semaine - une visite des élus et des associations au 160, avenue de Clichy. Il s?avère que c?est un local de 292 mètres carrés, qui est disposé sur deux étages, rez-dechaussée et premier, qui serait donc susceptible d?être mis en vente après accord des trois co-indivisaires.

 

Aujourd?hui, nous demandons tous, élus de l?opposition municipale comme de la majorité du 17e arrondissement, que la Ville de Paris mette en ?uvre rapidement des études techniques sur ce local, pour pouvoir déterminer la faisabilité de la Maison des associations et que la Ville puisse, si l?étude technique s?avérait positive, procéder à l?acquisition du local par voie de préemption.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Pour répondre, Mme Marie-Pierre de LA GONTRIE.

Mme Marie-Pierre de LA GONTRIE, adjointe. - Pour ceux qui ne le savent pas, la réalisation d?une maison des associations dans chaque arrondissement de Paris est un engagement du Maire de Paris et de son équipe.

Mme Martine DURLACH, adjointe. - Bravo !

Mme Marie-Pierre de LA GONTRIE, adjointe. - Je rappellerai donc brièvement le cahier des charges de cet équipement : apporter aux associations locales des moyens simples mais essentiels et gratuits dans un local d?environ 300 mètres carrés, tels que salle de réunions, bureau de permanence, accès à du matériel informatique et Internet, domiciliation, boîte aux lettres, casiers, kitchenette et enfin des photocopies.

Et vous avez entendu comme moi, et d?ailleurs ça ne m?étonne pas, car tous les maires d?arrondissement sont enthousiastes, que Mme de PANAFIEU souhaite? est impatiente qu?une Maison des associations s?ouvre dans son arrondissement. Donc, nous avons exploré plusieurs pistes car je tiens à ce que le débat avec les maires d?arrondissement soit permanent, et ils le savent, et y compris ceux qui ont dû finalement accepter... - je pense à M. LEBEL qui n?est pas là avec qui nous avons eu un échange et qui finalement a accepté une adresse qui, au départ, ne lui convenait pas totalement -.

Bref, dans le 17e, nous cherchons depuis le début du mandat - je ne reviendrai pas parce que c?est un sujet qui revient souvent au Conseil de Paris, sur les adresses évoquées par Mme de PANAFIEU alors qu?elle savait pertinemment que cela n?était pas adapté. Mais regardons devant.

Par ce v?u, Mme de PANAFIEU propose d?installer la Maison des associations du 17e, 160, avenue de Clichy. Alors, j?indique simplement parce qu?elle ne le sait peut-être pas mais c?est normal, elle a beaucoup de travail, que le petit immeuble de la rue de Tocqueville dont elle parle faisait 1.000 mètres carrés - on ne doit pas avoir la même vision des surfaces - et que la rue Lantier est un local en location et non pas à la vente.

Mais je vous passerai, si vous le voulez, encore une fois le dossier, cela vous permettra d?être plus précise.

Alors, vous souhaitez que des études techniques soient conduites pour déterminer la faisabilité et qu?au vu des résultats des études la Ville puisse éventuellement préempter ce local. Cela tombe bien, c?est exactement notre démarche depuis le début du mandat et c?est exactement ma démarche avec les services de la Ville depuis que j?ai eu connaissance de cette adresse par Annick LEPETIT au cours du mois d?août.

L?avantage qu?Annick LEPETIT m?en ait parlé tôt, c?est que je peux vous faire part des premiers éléments qui apparaissent, et qui sont nécessairement au conditionnel car l?étude de faisabilité seule fera foi et n?est pas achevée à ce jour. Donc, afin que tous les Conseillers de Paris, passionnés par ce débat, le sachent, ce local se décompose en une cave en sous-sol, une boutique au rez-de-chaussée, une arrière-boutique, une cour intérieure, un local à usage de réserve au premier étage dont j?indique qu?il est avec escalier à porte gauche, un local commercial au premier étage, escalier à porte droite, et un logement escalier B. Donc, une configuration assez éparpillée dans le bâtiment.

La surface annoncée de 292 mètres carrés inclue donc une cave - ce qui fait qu?il est extrêmement difficile d?y tenir des réunions -, une cour de 13 mètres carrés, et un logement de 46 mètres carrés avec? Donc, surface utile restante de 140 à 175 mètres carrés selon la possibilité technique et juridique d?utiliser le logement.

C?est un peu petit pour votre arrondissement, Madame de PANAFIEU. Je suis vraiment étonnée que vous n?ayez pas plus de demande car la vie associative est particulièrement riche dans votre arrondissement et dans ce quartier.

Alors, les services vont travailler sur le chiffrage des travaux à envisager pour la mise aux normes en établissement recevant du public, l?estimation de la valeur du bien et la faisabilité de son achat par la Ville, car celui-ci est mis en vente - peutêtre que le propriétaire ne vous l?a pas dit - par une procédure d?appel d?offres, et nous n?avons donc pas à ce jour le montant certain de la dépense publique qui serait engagée par le contribuable, et la situation juridique de cette copropriété au sein de l?immeuble - l?accord des copropriétaires étant nécessaire pour obtenir un permis de construire et autoriser le changement d?activité.

Je ne manquerai pas évidemment de vous tenir informée, comme je l?ai fait à chaque fois, des résultats définitifs dès que je les aurai. Nous pourrons enfin arrêter une décision concernant la localisation de la Maison des associations du 17e. Nous avons, vous l?avez évoqué vous-même, une hypothèse qui se trouve - et j?en suis ravie lorsque je l?entends dans votre bouche

- dans le même quartier de votre arrondissement, rue Lantier, alors que j?avais compris que ce quartier vous semblait totalement inadapté à ce projet. Je comprends qu?aujourd?hui il vous convient désormais, c?est toujours cela.

Au total, notre action rencontre donc déjà le v?u que vous proposez et donc, sous réserve que vous supprimiez les trois premiers considérants qui présentent de manière un petit peu comment dire ? - inexacte le dossier, je vous propose que ce v?u soit voté, encore une fois sous réserve que les considérants - nous avons eu un débat très intéressant sur les considérants précédemment - ne soient pas maintenus. Ce qui compte, c?est que le v?u soit voté, me semble-t-il, Madame de PANAFIEU.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Madame de PANAFIEU, acceptez-vous la modification du v?u ?

Mme Françoise de PANAFIEU, maire du 17e arrondissement. - Ce n?est pas moi, ce n?est pas ?Mme de PANAFIEU qui veut?, ?Mme de PANAFIEU qui souhaite?, c?est un groupe de travail ?Maison des associations? issue du CICA, et tous les considérants rappellent l?existence de ce groupe de travail. Je ne vois pas pourquoi subitement, au nom de je ne sais trop quelle transparence républicaine et citoyenne, je barrerai l?existence de ce groupe de travail. Je maintiens donc le v?u tel qu?il est !

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Alors, explication de Mme de LA GONTRIE.

 

Mme Marie-Pierre de LA GONTRIE, adjointe. - Je vous demande de retirer ces trois premiers considérants. A défaut, je demanderai le rejet de ce v?u.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Alors, Madame de PANAFIEU, au nom du groupe U.M.P., accédez-vous à la demande ?

Mme Françoise de PANAFIEU, maire du 17e arrondissement. - Une bonne fois pour toutes, ce v?u a été présenté en Conseil d?arrondissement, il a été voté à l?unanimité des élus droite et gauche qui assistaient à ce Conseil d?arrondissement ; je ne vois pas pourquoi subitement je modifierai un v?u qui a été accepté à l?unanimité par le Conseil d?arrondissement !

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Donc, je mets aux voix, à main levée, le v?u assorti d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le v?u est rejeté.