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Fevrier 2012
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Conseil Général
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8 - 2012, DDEEES 37 G - Approbation du lancement d’un appel à projets (350.000 euros) en vue d’encourager la mise en oeuvre de parcours linguistiques vers l’emploi pour les habitants des quartiers CUCS.

Débat/ Conseil général/ Février 2012

8 - 2012, DDEEES 37 G - Approbation du lancement d?un appel à projets (350.000 euros) en vue d?encourager la mise en oeuvre de parcours linguistiques vers l?emploi pour les habitants des quartiers CUCS.

 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DDEEES 37 G relatif à l?approbation du lancement d?un appel à projets (350.000 euros) en vue d?encourager la mise en oeuvre de parcours linguistiques vers l?emploi pour les habitants des quartiers CUCS.

La parole est à Mme Léa FILOCHE et Mme Marinette BACHE se prépare.

Mme Léa FILOCHE. - Merci beaucoup.

Je suis vraiment ravie, particulièrement aujourd?hui, encore une fois, d?intervenir dans cette Assemblée sur les travaux de la gare Rosa Parks.

En effet, depuis quelques mois maintenant, le secteur entre Curial et Macdonald dans le 19e arrondissement connaît une nouvelle étape dans la rénovation importante que nous avons engagée il y a quelques années maintenant.

Tout d?abord, cette gare?

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je ne suis pas sûre que ce soit le bon projet de délibération. Nous examinons le projet DDEEES 37 G sur les parcours linguistiques.

Mme Léa FILOCHE. - Je suis désolée, l?intervention n?est pas prête?

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je vous en prie. Je donne la parole à Mme Marinette BACHE.

Mme Marinette BACHE. - Merci, Madame la Présidente.

Je vais prendre la relève sur cette délibération du Conseil général, associée d?ailleurs à la DPVI 32 du Conseil municipal, car elles me tiennent particulièrement à c?ur et je ne voulais pas les laisser passer sans un petit mot, pas très long.

Nous savons que, pour les populations d?origine immigrée, une bonne intégration est fortement liée à l?accès à un emploi qui soit un emploi digne.

Nous savons que, au sein de ces populations, l?intégration des femmes est un sujet à part entière, d?autant plus que ces femmes sont quelquefois le seul pivot de la famille, donc, le seul adulte qui donnera stabilité aux enfants.

Nous savons combien ces femmes rivalisent souvent d?ingéniosité pour permettre à leur famille d?avoir une vie correcte.

Nous savons que ces populations sont très présentes dans nos quartiers politique de la ville.

Nous savons donc qu?à la question de la maîtrise du français se joignent d?autres problématiques, comme l?accès à un logement décent, le droit aux soins, la possibilité de faire garder ses jeunes enfants, etc.

Aussi je voulais signaler l?intérêt de traiter simultanément la question de l?apprentissage du français et de l?accompagnement vers l?emploi.

Notre collectivité a entrepris cette démarche depuis plusieurs années, puisque c?est depuis 2007 que la Délégation à la politique de la ville, d?une part, et la Direction chargée de l?emploi, d?autre part, ont entrepris de cofinancer ce type d?action. C?est d?ailleurs avec un réel succès, puisqu?en 2010 c?est plus de 550 personnes qui en ont été bénéficiaires, dont - et j?y reviens - 80 % de femmes.

C?est par l?intermédiaire d?un appel à projets à formation que notre Municipalité a choisi de continuer ce type d?action. Il s?agit ainsi de cibler très exactement le public visé. D?abord, pas seulement ceux des ateliers sociolinguistiques, qui n?ont pas la mission d?insérer par l?emploi, et ensuite en prenant les personnes au niveau réel où elles en sont au niveau de l?apprentissage. Il ne faut pas faire double emploi avec les formations linguistiques, organisées dans le cadre du programme départemental d?accès à l?emploi, ou par ce qui est organisé par la Région et qui correspond à un niveau plus élevé en français.

Je veux enfin souligner, pour terminer, qu?au moment où le désengagement du Gouvernement dans la politique de la ville est patent, au moment où le Gouvernement condamne à mort les associations qui faisaient un excellent travail dans tous ces quartiers, en les privant de subventions, la collectivité parisienne met sur la table, pour ces projets, un budget de 440.000 euros. Voilà qui n?est pas rien et qui est également à saluer.

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.

Je donne la parole à M. Christian SAUTTER pour vous répondre.

M. Christian SAUTTER, vice-président, au nom de la 2e Commission. - Madame la Présidente, je suis avec vous, je crois, qui êtes en charge de la politique de la ville, très fier de ce projet de délibération DDEEES 37 G qui, comme Mme BACHE l?a fort bien expliqué, a pour but d?apporter la possibilité à des femmes, le plus souvent, qui ont besoin de gagner leur vie pour faire vivre leur famille, ont besoin de connaître un minimum de français. Car, même si certains parlent d?emplois non qualifiés, pour des emplois de ménage ou des emplois de gardiennage, en fait, il est nécessaire de connaître un minimum de français pour pouvoir exercer ce type de profession.

Donc, comme c?est souvent le cas, nous passons par le relais d?associations, Mme BACHE a bien rappelé qu?en 2010 ce sont vingt associations qui ont aidé 558 personnes, dont 80 % de femmes, à avoir cette formation linguistique qui est vraiment ciblée sur l?accès à un métier.

Et là, nous proposons de faire la même chose pour l?année qui vient.

Je voudrais ajouter deux remarques qui, je pense, sont importantes. La première est que souvent, aux termes de cette formation linguistique, est délivrée ce que l?on appelle dans le jargon le D.I.L.F., c?est-à-dire le diplôme initial de langue française. Et ce diplôme initial de langue française est souvent le premier diplôme que ces femmes acquièrent et elles en sont très fières. Je pense que nous pouvons aussi être fiers de ce qu?elles soient fières d?avoir le D.I.L.F.

Et avec vous, Madame STIEVENARD, avec Mme Pascale BOISTARD, nous organiserons cet automne à l?Hôtel de Ville une cérémonie de remise de ce diplôme initial de langue française à des femmes qui, avec beaucoup de courage, beaucoup de talent, ont franchi cette première barrière vers l?accès au travail.

J?ajoute, deuxième et dernière remarque, que Mme Pascale BOISTARD, en lien avec ce que nous avons dit ce matin en débattant de la métropole, est en train de réfléchir à ce que l?action que nous menons, sur les cours de français à visée professionnelle, ne soit pas seulement restreinte à Paris mais soit, si je puis dire, articulée avec ce qui se fait dans les départements voisins. Car il faut trouver des horaires et des modalités, il faut trouver une proximité qui est vraiment essentielle pour ces personnes qui ont souvent des charges familiales et parfois même des charges professionnelles assez lourdes.

C?est une belle délibération dont je pense que nous la voterons à l?unanimité.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente, au nom de la 5e Commission. - Merci.

A mon tour, je voudrais remercier Mme Marinette BACHE d?avoir mentionné les deux délibérations inscrites, une au municipal et une au Département. M. SAUTTER, au sein de sa délégation, apporte des moyens renforcés à hauteur de 350.000 euros, qui sont complétés par une enveloppe de 90.000 euros, issus de la délégation à la politique de la ville, dans le droit fil de la communication du Maire de Paris en mars dernier, tendant à une action forte et volontariste en matière de lutte contre l?illettrisme et d?apprentissage de la langue.

Nous avions déjà décidé ici, en octobre dernier, la création de deux nouveaux pôles de lutte contre l?illettrisme au Nord et au Sud de Paris, en complément du pôle existant déjà à l?Est. C?est une nouvelle chance d?apprendre à lire et à écrire offerte à nos jeunes avec des pédagogies adaptées.

Là, grâce à cette délibération, on complète l?offre globale pour répondre à des besoins diversifiés, car, pour certaines formations, les pré-requis sont trop élevés pour les personnes concernées et donc la palette aujourd?hui est ainsi complète.

J?espère que nous voterons tous dans l?enthousiasme ce renforcement de moyens porté en effet par plusieurs adjoints. Vous avez cité, Monsieur SAUTTER, Mme Pascale BOISTARD et j?y associe Mme Fatima LALEM.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEEES 37 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l?unanimité. (2012, DDEEES 37 G).

Je vous en remercie.