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Septembre 2005
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2005, DPJEV 117 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec la Société Centrale d’Apiculture une convention autorisant la société à occuper une partie du parc Georges Brassens (15e) et à y exploiter un rucher.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2005


 

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Nous poursuivons, mes chers collègues, et nous examinons le projet de délibération DPJEV 117, concernant une autorisation donnée à M. le Maire de Paris de signer avec la Société centrale d?apiculture une convention autorisant la société à occuper une partie du parc Georges Brassens dans le 15e arrondissement et à exploiter un rucher.

Madame Claire de CLERMONT-TONNERRE, vous avez la parole.

Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Si dans sa forme ce projet de délibération n?appelle pas de commentaires majeurs, dans la mesure où il s?agit d?une modalité de renouvellement de la convention d?exploitation du rucher du parc Georges Brassens, je souhaite cependant attirer l?attention de notre Assemblée sur les difficultés de fonctionnement que rencontre ce rucher.

Ce rucher dans la ville, unique en France, a pour vocation principale de favoriser auprès des petits Parisiens la découverte du monde de l?abeille. Depuis sa création, des apiculteurs bénévoles et passionnés y ont accueilli plus de 70.000 enfants autour d?objectifs pédagogiques centrés sur la vie et la reproduction des abeilles.

Si la Ville a toujours subventionné pour partie le fonctionnement du rucher, nous déplorons, depuis 2003, la diminution du montant de la subvention allouée. Ainsi, de 5.700 euros en 2002, la subvention est tombée à 4.000 euros en 2003, puis à 0 euro en 2004, pour atteindre 1.000 euros en 2005.

Du fait de cette baisse, la Société centrale d?apiculture n?est plus en mesure de répondre positivement à la totalité des demandes de visite formulées par les classes élémentaires et les centres aérés parisiens. Si plus de 4.200 visiteurs ont été accueillis en 2003, les apiculteurs n?ont pu accueillir que 2.800 enfants en 2004.

En réponse à l?incompréhension légitime qui s?est alors exprimée et que nous relayons une nouvelle fois, l?Exécutif parisien justifie cette diminution de subvention en avançant que, je cite : ?priorité est donnée aux projets organisés en faveur des élèves en grande difficulté?. Le fondement de cette argumentation ne nous convainc pas, d?une part car la visite au rucher donne la possibilité à l?ensemble des élèves parisiens de découvrir un rucher en plein Paris et d?acquérir des connaissances sur les abeilles et leur rôle dans l?écosystème et, d?autre part, parce que sur 200 classes reçues au rucher en 2004, 30 % étaient des classes d?écoles parisiennes inscrites en Z.E.P. Je précise que la subvention de la Municipalité permet de maintenir une participation financière à un niveau extrêmement modeste.

Enfin, il me semble utile de rappeler que le rucher se trouve au pied des Périchaux, un ensemble de 1.353 logements inscrit en quartier politique de la ville et pour lequel le diagnostic établi souligne que la présence croissante de jeunes et d?enfants nécessite de porter une attention particulière aux activités extra scolaires. Le rucher me semble-t-il s?inscrit tout à fait dans cette démarche.

J?ajoute que ce rucher est un acteur dynamique de la vie locale. Il participe chaque année à la Fête des jardins et organise au mois d?octobre des journées portes ouvertes.

J?espère, Madame la Maire, que ces éléments concrets vous convaincront de l?utilité de l?action développée autour de ce rucher pédagogique pour lequel il conviendra de revoir le niveau de subvention afin de permettre aux bénévoles de la Société centrale d?apiculture de poursuivre l?action qu?ils développent auprès des petits Parisiens depuis plus de vingt ans.

Merci.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Merci.

Monsieur CONTASSOT, nous vous écoutons.

M. Yves CONTASSOT, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Madame de CLERMONT-TONNERRE, nous aurons au moins un point d?accord sur l?excellent travail qui est réalisé par l?équipe qui gère ce rucher et qui fait, comme vous l?avez dit, beaucoup pour que les enfants, notamment, comprennent ce qu?est une ruche et comment vivent, travaillent et produisent les abeilles.

Cela étant dit, pour vous rassurer, ce n?est pas le seul rucher de cette nature à Paris. Il y en a plusieurs. Je vous invite à voir ce qui se passe à Kellermann, au Parc floral ou ailleurs. Il y a d?autres endroits où il se passe des choses intéressantes, y compris avec des enfants.

J?ai l?impression que l?on ne parle pas de la même délibération ici. Il ne s?agit pas de voter le montant de la subvention à l?association. Il s?agit de conclure une convention avec elle et je vous ferai remarquer - mais je pense que cela ne vous a pas échappé -, que nous allons au-delà de la subvention qui est donnée par ailleurs par la DASCO. Nous avons ramené, ce qui est une forme de subvention compensatrice de loyer indirecte, la redevance de 2.100 euros à 100 euros. Cela revient à donner

2.000 euros supplémentaires, indirectement, à l?association.

On n?est donc pas très loin des sommes que vous demandiez. Toutefois, le débat sur les subventions n?est pas inscrit à ce point de l?ordre du jour.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPJEV 117.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DPJEV 117).