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Janvier 1999
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Conseil Général
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5 - 1999, DPA 31 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer un marché sur appel d'offres ou un marché négocié, dans l'hypothèse où l'appel d'offres serait déclaré infructueux, en vue de la réalisation de travaux de création d'un câblage informatique et d'installation d'antennes paraboliques aux lycée-collège Auguste-Rodin, 19, rue Corvisart (13e)

Débat/ Conseil général/ Janvier 1999


M. CHÉRIOUX, président. - Nous allons, si vous le voulez bien, examiner le projet de délibération DPA 31 G autorisant M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, à signer un marché sur appel d'offres, ou un marché négocié dans l'hypothèse où l'appel d'offres serait déclaré infructueux, en vue de la réalisation de travaux de création d'un câblage informatique et d'installation d'antennes paraboliques au lycée-collège Auguste-Rodin, dans le 13e.
M. HUBIN a la parole.
M. Jean-Philippe HUBIN, vice-président. - Monsieur le Président, c'est simplement pour avoir des informations complémentaires et pour exprimer une opinion, parce que, malgré tout, on a une idée de ce qu'il y a derrière ce projet.
On nous propose de faire 900.000 F de travaux. 900.000 F, c'est une grosse somme ! On nous propose de faire ces travaux pour câbler un lycée, qui est le lycée Rodin. Le lycée Rodin n'est pas plus tourné vers l'informatique que n'importe quel autre lycée parisien et il n'est pas plus tourné vers les langues étrangères que n'importe quel autre lycée parisien.
Or, il se trouve que le projet vise à pouvoir enseigner, de façon, paraît-il, plus moderne, à travers un système de câblage informatique et grâce à un système relié à des paraboles qui permettent d'avoir des émissions en russe, en espagnol certainement, et en américain, directement, dans toutes les classes du lycée.
Tout cela me paraît formidablement moderne, mais ce que je me demande, c'est si c'est formidablement utile, parce qu'entre le moderne et l'utile, il y a un pas qui est la dépense publique ! Comme je suis et comme nous sommes tous très vigilants sur la dépense publique, je me demande si, parmi les priorités de la Ville, il fallait inscrire celle-là en premier lieu.
Pour ma part, je pense qu'il n'y a aucune raison de faire ces travaux. S'il y en avait, si c'était réclamé notamment par le Rectorat, il conviendrait que le Rectorat participe à ces travaux, parce que nous sommes très au-delà de ce qui est normal pour un Département, c'est-à-dire la fourniture à l'Education nationale de locaux en bon état de fonctionnement. Là, nous sommes très loin de cela, nous fournissons non seulement les murs, mais aussi les équipements, et je ne crois pas que ce soit dans notre vocation de le faire.
Si le Rectorat nous demande cela, eh bien ! Qu'il y participe aussi, avec les moyens de l'Education nationale qui sont considérables, et cela nous permettra, à nous, de faire quelques économies.
Pour résumer, est-ce que c'est vraiment indispensable ? Est-ce que c'est une priorité absolue ? Pour ma part, je n'ai pas ce sentiment. Si jamais cela l'était, il faudrait que le Rectorat participe.
J'ai terminé, Monsieur le Président.
M. CHÉRIOUX, président. - Je vous remercie, Monsieur HUBIN.
La parole est à Mme LE MOEL.
Mme Maryse LE MOEL. - Merci, Monsieur le Président.
Monsieur le Président, mes chers collègues, depuis 1995 nous intervenons régulièrement sur l'équipement informatique des établissements scolaires parisiens. L'une de nos questions à cette séance d'aujourd'hui montre notre attachement à ce problème. En particulier, nous nous inquiétons du retard qui a été pris pour l'équipement de l'ensemble des établissements municipaux et nous vous signalons que ce retard handicape la formation des jeunes et compromet leur réussite aux examens.
Bien évidemment, nous sommes d'accord sur l'équipement informatique de la cité scolaire Auguste-Rodin, qui la placera au même niveau que certains établissements de la Région d'Ile-de-France.
Mais nous voulons que cette décision ne reste pas isolée. Aussi, nous espérons que le budget global annoncé lors du colloque académique, samedi 23 janvier, sur la Charte pour l'école du XXIe siècle, permettra un équipement de même qualité pour tous les établissements.
Nous souhaitons que le budget de fonctionnement soit évalué en conséquence.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste).
M. CHÉRIOUX, président. - Je vous remercie.
La parole est à M. MICHAUX pour répondre aux deux intervenants.
M. Jean-Michel MICHAUX, au nom de la 4e Commission. - Je vous remercie, Monsieur le Président.
Je crois qu'il n'y a véritablement pas de divergence entre les différentes interventions.
Nous sommes, ici, sur le projet d'un établissement qui est réalisé de façon séparé par rapport à d'autres travaux.
Ce qu'il faut savoir c'est que, depuis quelques années, le câblage informatique est prévu dans tous les travaux de restructuration des ensembles immobiliers scolaires menés par le Département de Paris, et ceci afin d'être en harmonie avec la politique suivie par la Région d'Ile-de-France dans ses propres programmes.
Bien entendu, lorsque des établissements font l'objet d'un Schéma directeur, le câblage informatique se fait progressivement et selon les engagements de la Mairie de Paris. Cela se fait au fur et à mesure du temps.
Ici, nous avons un autre projet, qui est prévu sur un établissement qui ne fait pas partie, pendant encore quelques années, d'un projet de schéma directeur. Il s'agissait donc de le mettre aux normes et ceci pour plusieurs raisons.
D'abord parce que ceci facilite l'apprentissage des langues étrangères. Je crois qu'il y a là quelque chose de tout à fait intéressant.
D'autre part, ce qu'il est intéressant de voir là-dedans, c'est que les travaux ne sont pas pris en compte en totalité par la Ville, mais uniquement à 40 %. En effet, la Région d'Ile-de-France prend à sa charge 60 %.
Ce qui est intéressant aussi, lorsqu'on a le souci de rigueur qu'a Jean-Philippe HUBIN, c'est de faire un certain nombre d'expérimentations, d'obtenir les résultats de ces expérimentations avant de généraliser. Cela permet de corriger le schéma de départ, d'avoir par la suite des schémas qui sont à la fois plus performants et plus économiques.
Enfin, il est intéressant également de travailler avec les établissements qui ont un projet pédagogique précis. C'est le cas de Rodin. Tous les établissements ne font pas, en la matière, de projet pédagogique extrêmement précis. Rodin a fait un projet. On a indiqué en Commission qu'on vous le transmettrait et vous l'aurez dès lundi. On l'a demandé à l'Académie. Il faut, en effet, savoir que tous ces travaux, toutes ces opérations sont menées, bien entendu, d'un commun accord avec l'Académie.
Voilà donc toutes les raisons qui justifient qu'on le fasse à Rodin, à titre expérimental et que l'on puisse avoir les premiers résultats pour pouvoir ensuite le généraliser.
Je vous remercie, Monsieur le Président.
M. CHÉRIOUX, président. - Mes chers collègues, nous allons passer au vote sur ce dossier.
M. Jean-Philippe HUBIN, vice-président. - Une explication de vote.
M. CHÉRIOUX, président. - Il n'y a pas d'explication de vote mais vous pouvez rétorquer et vous pouvez dire si vous êtes satisfait ou pas de la réponse.
M. Jean-Philippe HUBIN, vice-président. - Ce n'est pas une question orale, je ne peux donc pas être satisfait ou insatisfait !
Je suis très satisfait du style de la réponse. Elle est très intéressante et très bien argumentée mais je m'abstiendrai, ainsi que mon groupe, sur le sujet.
Si c'est une expérimentation, je ne sais pas s'il y a eu d'autres expérimentations ailleurs. Il faudrait qu'on sache s'il y a eu d'autres expérimentations, si c'est un succès. Il faudrait qu'on nous explique rapidement, une fois que ce sera fait, comment cela a marché et si c'est vraiment utile parce que, franchement, personnellement, l'apprentissage des langues, je n'en vois pas le rapport avec l'informatique.
M. CHÉRIOUX, président. - Nous allons passer au vote.
J'ai noté l'abstention du groupe de M. HUBIN.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 31 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, DPA 31 G).