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Octobre 2002
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4 - 2002, ASES 232 G - Renouvellement des conventions des 15 "Points Paris Emeraude" avec le C.A.S.V.P., l'A.P.H.P., les associations "Point Paris Emeraude des 5e et 6e arrondissements", Comité de pilotage du Point Paris Emeraude du 13e, Réseau gérontologique du 14e, XV Point XVI, Union retraite action, Coordination gérontologique du XXe

Débat/ Conseil général/ Octobre 2002


M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l'examen du premier projet de délibération référencé ASES 232 G, figurant en page 4 de l'ordre du jour. Il s'agit de renouveler les conventions des 15 "Points Paris Emeraude" avec le Centre d'action sociale de la Ville de Paris, l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, les associations "Points Paris Emeraude des 5e et 6e arrondissements", le Comité de pilotage du Point Paris Emeraude du 13e, le Réseau gérontologique du 14e, du XV Point XVI, Union retraite action, Coordination gérontologique du XXe.
M. PAGÈS a souhaité intervenir et c'est Mme BARANDA qui s'exprime en son nom.
Madame BARANDA, vous avez la parole.
Mme Violette BARANDA. - Merci, Monsieur le Président.
Je remplace donc M. PAGÈS.
Vous nous proposez de reconduire aujourd'hui la convention avec les organismes qui gèrent les 15 "Points Emeraude" à Paris. C'est bien. Ce sera donc une année transitoire avant de signer de nouvelles conventions pluriannuelles. Il faut se servir de cette année pour évidemment repenser le fonctionnement de ces lieux d'accueil et d'information pour les personnes âgées et leur permettre d'avoir le label CLIC.
Actuellement, il y a des problèmes importants pour beaucoup de ces lieux, celui de Bretonneau dans le 18e est une exception. Ces points ne sont pas aussi visibles pour la population. Il faudra donc développer l'information et la communication qui, de plus, manque de moyens. Ils ne sont pas toujours aussi accessibles. Il faut penser à ce que tous soient installés sur rue, et facilement accessibles pour les personnes âgées, ce qui n'est pas toujours le cas. Ils manquent de moyens, notamment en personnel. Les personnels supplémentaires - je pense qu'il faudrait entre deux et trois permanents par site - sont indispensables pour permettre un véritable accueil de la population âgée et des familles.
Il faudra aussi sans doute penser à ce qu'il y ait un point par arrondissement avec, comme je l'ai dit, une lisibilité et une accessibilité accrues.
En qualité de président de l'A.P.A., je pense que ces lieux doivent être de véritables lieux de partenariat dans le développement des plates-formes gérontologiques, parce qu'ils doivent être à même de relayer nos informations et de guider les personnels vers nos services.
En résumé, ces "Points Emeraude", animés par des personnes dévouées, ont réussi des prouesses malgré leur manque de moyens. Attendons-nous aussi, et soyons lucides, à devoir, sur le budget 2004, augmenter de façon conséquente les crédits. Ces crédits devront être donnés à partir d'un cahier des charges précis, crédits à la hauteur des objectifs ambitieux du Département de Paris.
La situation démographique actuelle fait que les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses. Cette situation démographique n'existe pas qu'à Paris, mais à Paris nous avons, sur cette question de prise en charge du vieillissement de la population, pris un tel retard dans les dernières années. Notre devoir sera de réagir de façon déterminée et conséquente.
Merci.
M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame BARANDA de la clarté et de la concision de votre intervention.
C'est Mme HOFFMAN-RISPAL qui va vous répondre.
Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL, au nom de la 6e Commission. - Merci, Monsieur le Président.
Merci, Madame BARANDA pour votre question. Vous avez relevé vous-même qu'il s'agissait d'un projet de délibération transitoire pour éviter à nos "Points Paris Emeraude" une rupture de financement.
Nous nous sommes inscrits dans les propositions que vous nous faites. J'ai le souvenir d'une réunion avec l'ensemble des 15 "Points Paris Emeraude" dès le mois de janvier dernier. Je les ai rencontrés plusieurs fois depuis avec le C.A.S. et la D.A.S.E.S. dans l'idée que l'ancien Gouvernement prévoyait 1.000 CLIC sur l'année 2003.
Pour nous inscrire dans cette démarche de 1.000 CLIC sur l'année 2003, nous avons fortement commencé un travail en profondeur sur un appel à projet innovant émanant de chaque "Point Paris Emeraude" qui nous avait conduit, lors de la communication du Maire de Paris, le 18 mars, à vous proposer, à court terme, la labellisation en CLIC (Coordination locale d'information et de coordination), dès la fin de cette année, négociant en même temps avec Mme Paulette GUINCHARD-KUNSTLER pour avoir les moyens de faire évoluer ces "Points Paris Emeraude".
Comme à chaque échéance électorale normale, nous avons subi un gel républicain concernant le financement de ces P.P.E. en CLIC ces derniers mois, et aujourd'hui les financements attendus sont réduits à hauteur de 4 CLIC. Pour aller plus loin, mais je ne peux guère aujourd'hui vous en dire plus, il nous faudra connaître les propositions du nouveau Gouvernement sur le maintien ou non de ces 1.000 CLIC programmés sur le territoire national pour l'année 2003.
Donc, cette convention est transitoire mais, vous avez tout à fait raison, nous nous étions inscrits dans cette démarche qui était d'améliorer l'accueil du public, d'élargir les activités du champ médico-social à une action s'adressant à l'ensemble des retraités (passage à la retraite, vie sociale, culturelle, sportive, citoyenneté) et de permettre, parce que c'est une vraie demande, la participation des usagers au fonctionnement de ces "Points Paris-Emeraude".
Quant au fait d'en avoir un sur chaque arrondissement, vous savez que nous avons eu, dans l'élaboration du P.L.U. et dans le cadre de l'enquête de l'A.P.U.R., des renseignements très fiables sur le nombre de Parisiens âgés et de Parisiens très âgés dans un certain nombre d'arrondissements. Effectivement les 1, 2, 3, 4 sont regroupés. Je ne suis pas sûre que, par exemple, dans le 15e, il n'y ait pas 3, 4, 5 voire 6 fois plus de personnes âgées que dans les arrondissements du centre. Peut-être qu'à terme et à l'issue du schéma gérontologique, qui viendra, je l'espère, fin 2003 - début 2004, il vaudrait mieux en envisager deux lorsqu'il y a une forte population de personnes âgées et d'autres regroupements ailleurs, selon le nombre. Cela me paraîtrait plus cohérent.
Je vous remercie de votre attention.
M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame HOFFMAN-RISPAL, pour cette réponse.
Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 232 G.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, ASES 232 G).