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Mars 2012
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Conseil Municipal
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97 - 2012, Vœu déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche relatif à l’inscription de la devise républicaine sur le fronton des écoles. Vœu déposé par l’Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2012

97 - 2012, V?u déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche relatif à l?inscription de la devise républicaine sur le fronton des écoles. V?u déposé par l?Exécutif.

 

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe, présidente. - Nous passons maintenant aux v?ux n° 58 du groupe Communiste et élus du Parti de Gauche et n° 58 bis de l?Exécutif, relatifs à l?inscription de la devise républicaine sur le fronton des écoles.

Je donne la parole à M. Ian BROSSAT.

M. Ian BROSSAT. - Merci, Madame la Maire.

Ce v?u est effectivement relatif à l?inscription de la devise républicaine sur le fronton des écoles. On n?a pas besoin de démontrer l?actualité de la devise ?Liberté, Egalité, Fraternité? qui trouve ses racines dans la révolution française.

Ce v?u part d?un constat, c?est que, sur la majorité des écoles de notre ville, la devise républicaine n?est pas présente, même si un certain nombre d?efforts ont été faits depuis 2001, puisque je crois que, sur 100 écoles parisiennes, la devise républicaine a été inscrite.

Il reste que le travail demeure à poursuivre et c?est la raison pour laquelle nous avons déposé ce v?u qui vise à faire en sorte que la devise républicaine ?Liberté, Egalité, Fraternité? soit systématiquement présente au fronton des écoles publiques et des collèges parisiens.

J?ajoute d?ailleurs que c?est l?une des propositions faites par la L.I.C.R.A. dans le cadre de la campagne des élections présidentielles.

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe, présidente. - Merci.

Pour vous répondre, la parole est à Mme Colombe BROSSEL ainsi que pour présenter le v?u n° 58 bis.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Absolument.

Merci, Monsieur BROSSAT.

Comme vous le savez, mais je me permets quelques mots pour le rappeler à l?ensemble des élus ici présents, fort nombreux, le Maire de Paris a souhaité en 2001 que soit effectivement remédié, au fur et à mesure, à cette anomalie, anomalie parfois fruit de l?histoire et de la façon dont les bâtiments se sont construits dans notre ville, qui faisait que seules 50 écoles avaient la devise républicaine inscrite à leur fronton en 2001.

C?est pourquoi, depuis 2001, des opérations systématiques lors des ravalements de façade sont entreprises pour que la devise puisse apparaître et, évidemment, depuis 2001, l?ensemble des nouveaux équipements scolaires qui ont été livrés à Paris ont bien entendu la devise ?Liberté, Egalité, Fraternité? à leur fronton.

C?était, pour le Maire de Paris et mes prédécesseurs, d?ailleurs, car je n?ai fait que me mettre dans ce mouvement, un engagement fort de la part de la collectivité sur le fait que l?inscription de la devise républicaine est un gage du respect que nous avons vis-à-vis de notre école.

C?est donc la raison pour laquelle ce mouvement assez fort a été engagé, vous l?avez dit, 100 écoles ont ainsi vu apparaître la devise à leur fronton depuis 2001 et c?est pourquoi, bien évidemment, nous continuons puisque toutes les nouvelles écoles qui ont été livrées (elles sont nombreuses depuis 2001 et également depuis 2008) comportent bien évidemment l?inscription de cette devise.

Pour autant, le débat que nous avons eu précédemment nous rassemblera, je crois, Monsieur BROSSAT, mais également d?autres élus dans cet hémicycle, sur le fait qu?il est important que la devise républicaine vive concrètement aussi et surtout à l?intérieur des écoles, c?est cela le plus important.

C?est pourquoi je vous propose, Monsieur BROSSAT, si vous en étiez d?accord, que nous puissions nous rassembler sur le v?u que j?ai proposé, dont vous avez eu évidemment connaissance et nous continuerons à réfléchir, à voir s?il peut exister d?autres moyens de pouvoir avancer sur ce sujet important.

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe, présidente. - Monsieur BROSSAT, est-ce que vous acceptez de retirer votre v?u au profit du v?u n° 58 bis ?

M. Ian BROSSAT. - D?abord, il me semble évidemment que nous souhaitons tous que la devise ?Liberté, Egalité, Fraternité? rentre d?abord dans les faits, il reste que les symboles, en politique, c?est important, et c?est tout le sens de ce v?u, tout le sens également des efforts qui ont été faits depuis 2001.

Ce qui me paraît important, c?est d?accélérer la marche. Si on en reste au rythme actuel, c?est-à-dire 10 écoles par an sur lesquelles on apposerait la devise républicaine, il nous faudrait 50 ans pour que l?ensemble des écoles parisiennes voie la devise républicaine figurer sur leur fronton.

C?est la raison pour laquelle il me paraît véritablement important que ce rythme soit accéléré et j?ai noté les engagements qui ont été pris par Colombe BROSSEL et qui vont dans ce sens, c?est la raison pour laquelle nous voterons le v?u de l?Exécutif qui se substitue donc au v?u que mon groupe avait présenté.

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur BROSSAT.

Avant de passer au vote du v?u n° 58 bis, je donne la parole à M. MENGUY pour le groupe U.M.P.P.A.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Merci, Madame la Maire,

Evidemment, la devise républicaine sur le fronton des écoles, c?est un symbole fort de notre attachement aux valeurs républicaines et au fait que l?école est un lieu républicain.

Ce n?est pas un lieu politique, je le répète, c?est un lieu républicain où ces trois mots ?Liberté, Egalité, Fraternité? doivent prendre tout leur sens, comme Mme BROSSEL l?a dit, doivent vivre au quotidien pour nos enfants qui, tous les jours, apprennent aussi à respecter et à faire vivre ces trois mots fondamentaux.

Je crois que le v?u de M. BROSSAT se suffisait à lui-même, je ne comprends pas très bien l?initiative d?avoir un v?u bis, si ce n?est à rajouter une phrase délimitant temporellement ce qui a été fait avant et après 2001.

A titre personnel, je le regrette, parce que nous sommes toutes et tous attachés, je le crois, je l?espère, aux valeurs républicaines et au fait que l?école véhicule ces valeurs républicaines.

Je ne comprends pas très bien l?initiative?

Si, cela a été fait avant, c?est continué maintenant, nous continuerons à soutenir ces initiatives et je regrette un peu, j?aurais souhaité que Mme BROSSEL retire son v?u bis pour voter celui de M. BROSSAT.

Et puis, Monsieur BROSSAT, je note votre attachement à la devise républicaine sur le fronton des écoles. Je note votre attachement au fait que sur le fronton des écoles, il y ait écrit ?liberté-égalité-fraternité?, et que les enfants, quand ils arrivent à l?école, voient cette devise sur le fronton de leur école et pas autre chose, Monsieur BROSSAT ! Pas de banderoles politiques sur telle ou telle revendication idéologique.

Le symbole de la République, la devise de la République, la vie de la République, les principes de la République, c?est ça l?objet de l?éducation dans notre République, ce n?est pas autre chose.

Mais dans un esprit républicain, Monsieur BROSSAT, et Madame BROSSEL, mon groupe votera le v?u de l?Exécutif avec les réserves que j?ai émises, mais avec cette idée que l?école est évidemment le siège de la vie, des valeurs de notre République.

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe, présidente. - Monsieur BROSSAT, pour réagir, mais très rapidement.

M. Ian BROSSAT. - Très rapidement, comme toujours.

J?ai bien entendu ce que vous venez de dire. En réalité, ce que vous ciblez dans vos propos, ce sont les bannières qui figurent sur un certain nombre d?écoles et qui pointent par exemple le refus des parents et des enseignants de voir des classes supprimées à la rentrée.

Ce sont aussi des parents d?élèves qui se battent contre l?expulsion d?enfants sans-papiers.

Ce sont ça, en réalité, les bannières qui figurent sur un certain nombre d?écoles.

Ce que je voudrais vous dire, c?est que quand on se bat contre les suppressions de places, quand on se bat contre les expulsions d?enfants sans-papiers qui sont traqués à la sortie des écoles, quand ont fait cela, on se bat justement pour les valeurs de la République, on se bat pour la liberté, pour l?égalité et pour la fraternité, et de ce point de vue, vos objections, Monsieur MENGUY, n?ont strictement aucun sens.

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe, présidente. - Je vous propose de rester sur l?ordre du jour de notre Conseil. On ne va pas faire du tac au tac?

Vous répondez, mais pour la dernière fois.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Monsieur BROSSAT, ça ne sert à rien de dire ça. Les banderoles que vous défendez, c?est un choix politique que vous faites.

La devise de la République et les valeurs et les principes de la République ne vous appartiennent pas à vous uniquement : ils appartiennent à tout le monde. Quand vous revendiquez des banderoles, quand vous avez des banderoles où les enfants arrivent en disant : ?L?école en danger? l?école en danger de mort?, etc., je préfère que nos enfants, quand ils arrivent à l?école, voient écrit, toujours et encore : liberté, égalité, fraternité !

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe, présidente. - Je vous propose de rester sur le v?u n° 58 bis, qui faisait consensus entre les groupes et ne pas relancer le débat sur des choses qui nous divisent et qui ne sont pas à l?ordre du jour de ce Conseil.

Le v?u n° 58 est donc retiré.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u bis de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le voeu est adopté à l?unanimité. (2012, V. 60).