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Mars 2012
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12 - 2012, DASES 114 G - Participations (94.100 euros) répartis entre 42 associations participant au programme départemental d'accompagnement à la scolarité au titre de l'année 2011-2012.

Débat/ Conseil général/ Mars 2012

12 - 2012, DASES 114 G - Participations (94.100 euros) répartis entre 42 associations participant au programme départemental d'accompagnement à la scolarité au titre de l'année 2011-2012.

 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous arrivons au projet de délibération DASES 114 G, 94.100 euros répartis entre 42 associations participant au programme départemental d'accompagnement à la scolarité au titre de l'année 2011-2012.

Mme BACHE intervient en moins de cinq minutes et Mme EL KHOMRI lui répondra.

Mme Marinette BACHE. - Merci, Monsieur le Président.

Les jeunes Parisiens, comme les jeunes Français, ne sont pas égaux devant les possibilités de réussite scolaire, laquelle détermine en partie leur future réussite dans la vie.

Rappelons tout de suite que le taux de chômage des moins de 25 ans sans diplôme atteint les 30 % en France. Y a-t-il chiffre plus convaincant pour nous inciter à faire tout notre possible pour que l'ensemble de nos enfants ait un accès égal à l'éducation.

J'avais déjà eu l?occasion de rappeler les résultats inquiétants de cette enquête de chercheurs de l?O.C.D.E. qui soulignait le tableau noir de l'école française. Je ne m'y attarderai donc pas à nouveau ; juste quelques rappels, cependant : baisse du taux de scolarisation de 89 à 84 %, 13 % de jeunes hors du système scolaire, dépense moyenne par élève augmentant de 5 % en huit ans en France alors qu?elle augmente en moyenne de 34 % en Europe.

Parallèlement à cela, l'Education nationale a été une des cibles privilégiées de la R.G.P.P., 16.000 suppressions de postes l'année dernière, autant cette année et plus encore si affinités selon les dires du candidat Président, mais ceci est une autre histoire. Je ne parle pas des suppressions de R.A.S.E.D.

La France est aujourd'hui avant-dernière, classée 33e sur 34 des pays de l?O.C.D.E. pour sa capacité d'offrir une chance par l?école aux enfants des milieux défavorisés et/ou issus de l'immigration.

Voilà, après ces années de casse de l'école de Jules Ferry, où nous en sommes arrivés.

Un rapport récent de l'I.N.S.E.E. relève également que, je cite : "L'origine sociale de l'enfant est déterminante et la réussite scolaire fortement corrélée avec le revenu familial."

Toutes ces données ne peuvent que renforcer la volonté de notre Département de mener une politique forte d'accompagnement à la scolarité. C?est ce qu'il entreprend par l'intermédiaire du dispositif de la réussite éducative ou par les contrats locaux d'accompagnement à la scolarité.

Notons que ces actions sont également un levier essentiel de la prévention de la délinquance des jeunes. Il n'y a aucun déterminisme social, un enfant qui est accompagné et sa famille aidée dans le suivi et la compréhension de la scolarité et de l?institution scolaire est bien sûr un enfant qui sera moins sensible aux attirances et dangers de la rue.

Nombreux sont donc les centres sociaux associatifs et les associations de quartier qui ont signé avec la Ville une convention d'objectifs afin d'encadrer ces enfants (il s'agit d'élèves du primaire et des classes de cinquième et sixième du collège) et de leur permettre ainsi d'accéder au développement culturel et social auquel ils ont droit.

Car les actions d?accompagnement à la scolarité ne se limitent pas à une aide aux devoirs. Il s?agit également de donner sens à la scolarité, de faire comprendre l?importance de l'assiduité, de la régularité, de favoriser le travail personnel et l'implication de tous, d'encourager le goût de la culture la plus diversifiée comme l'envie d'apprendre et le plaisir de découvrir.

Il faut mettre en exergue l'implication impressionnante des nombreux bénévoles. Sur l'année scolaire 2010-2011, ce sont 1.671 bénévoles qui ont porté cette véritable politique de solidarité.

Par ce projet de délibération, il s'agit de poursuivre cette démarche en finançant 42 associations non conventionnées, mais qui veulent travailler dans ce même esprit.

Outre que nombre d?entre elles sont installées dans des quartiers populaires où elles y mènent, sur d'autres sujets, une action remarquable, je voudrais également souligner que l'implication de certaines associations montre clairement combien les migrants comptent sur l?école de la République pour favoriser la réussite de leurs enfants.

Je suis heureuse que notre collectivité y réponde favorablement.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame BACHE.

Je donne la parole à Mme Myriam EL KHOMRI pour vous répondre.

Mme Myriam EL KHOMRI, au nom de la 6e Commission. - Merci, Monsieur le Président.

Je tiens à remercier Mme Marinette BACHE pour son intervention et pour avoir attiré notre attention sur ce programme départemental d'accompagnement à la scolarité.

Je voulais vous rappeler que vous êtes appelés à voter ce projet de délibération, qui en appelle d?autres.

Aujourd'hui, nous votons le tiers d'une dotation globale avoisinant 300.000 euros, il s'agissait de 42 associations non conventionnées par le Département, pour un montant de 94.000 euros.

En effet, il y a aussi à côté les centres sociaux, les associations de quartier?

Excusez-moi, cela ne vous intéresse pas, l?accompagnement à la scolarité ?

M. Christian SAUTTER, président. - Si l?on pouvait avoir un peu de calme !

Mme Myriam EL KHOMRI, rapporteure. - Ce dispositif qui était anciennement connu sous le vocable "programme de lutte contre l?échec scolaire", dont la terminologie actuelle est devenue "programme d'accompagnement à la scolarité" répond à une volonté clairement établie du Département d'être à la fois spécifique et complémentaire, en cohérence avec d'autres dispositifs, tels que les actions mises en ?uvre par Mme Colombe BROSSEL à travers la DASCO (je pense à "Coup de pouce", à A.L.E.M. ou à "Action collégiens"), et le dispositif de réussite éducative ou les contrats locaux d'accompagnement à la scolarité.

C?est une manière aussi pour nous de saluer 1.600 bénévoles parisiens qui chaque soir, après l?école, viennent donner de leur temps et de leurs compétences pour accompagner plus de 4.000 jeunes des cycles du primaire jusqu'à la cinquième.

Pour cela, c'est extrêmement important que nous puissions aussi en débattre un peu et les saluer dans ce travail.

Vous avez parlé notamment des familles migrantes, je voudrais bien évidemment apporter un éclairage plus particulier sur les quartiers populaires, l'idée est vraiment de ne laisser aucun jeune sur le bord du chemin, notamment pour que l'école de la République donne ses chances à tous.

Je vous appelle à voter pour ce projet de délibération.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame EL KHOMRI.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 114 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2012, DASES 114 G).