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Mai 2006
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2006, DVD 136 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec la SAEMES, les sociétés des groupes Vinci Park et Q-Park n.v. des avenants afin d’instaurer des tarifs spécifiques d’abonnements dans 22 parcs de stationnement concédés par la Ville de Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2006


 

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DVD 136 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec la S.A.E.M.E.S., les sociétés des groupes Vinci Park, rien à voir avec ?Da Vinci Code?, et Q-Park n.v., des avenants afin d?instaurer des tarifs spécifiques d?abonnement dans 22 parcs de stationnement concédés par la Ville de Paris.

Je donne la parole à M. Francis COMBROUZE, pour le groupe communiste.

M. Francis COMBROUZE. - Merci, Monsieur le Maire, cher Alain.

L?objet de ce projet de délibération est d?instaurer un tarif préférentiel dans les parkings concédés de la Ville, n?arrivant pas encore au terme de leurs délégations de service public. Ces mesures s?inscrivent dans la politique globale de stationnement visant à réduire la circulation automobile. Nous y souscrivons.

La raréfaction des places sur voirie, en raison de l?application des normes pompiers ou encore des aménagements visant à partager la voirie, rend problématique le stationnement des véhicules des Parisiens et des Parisiennes. Ainsi, cette mesure constitue une avancée pour répondre aux demandes de stationnement. Avec cette mesure, nous comprenons que ces 22 parkings, soit 11.400 places, qui s?ajoutent aux 44 parkings sur lesquels ces mesures de tarifs préférentiels s?appliquaient déjà, donc 32.000 places publiques au total sur une offre de 48.500 places, bénéficieront de tarifs préférentiels définis selon les critères du projet de délibération.

D?une part, le coût du stationnement dans ces parcs, rapportés au stationnement de voirie, demeure d?un rapport, selon nos calculs, de 1 à 16, c?est-à-dire qu?aujourd?hui, le stationnement en voirie résidentielle à 10 euros par mois est à comparer à une moyenne que j?ai faite sur un coin de table, à 113 euros pour les 22 parkings dont nous parlons aujourd?hui. Ceci est un problème. D?autre part, le coût du stationnement sur voirie, comme nous le savons après nos délibérations, est unique alors que les écarts de prix entre les parkings concédés, ainsi objets de ce projet de délibération, varient dans un rapport de 1 à 3.

Ceci pour indiquer que nous recherchons une mesure efficace, lisible et attractive pour le plus grand nombre, pour qu?une politique nouvelle soit mise en place et surtout rencontre le succès. D?où les deux questions que nous posons.

La première pour demander à Denis BAUPIN s?il ne faudrait pas promouvoir progressivement une baisse plus significative des tarifs applicables aux résidents dans l?ensemble des parkings concédés de la Ville. Ainsi, en jouant sur l?augmentation de la fréquentation, nous pourrions éventuellement compenser une perte de recettes.

La deuxième question concerne un sujet voisin, en demandant à Denis BAUPIN, dans quel délai il considère qu?une délibération ou une disposition permettrait à la Ville d?appliquer des baisses tarifaires significatives, accessibles aux locataires ainsi qu?aux résidents de ces quartiers pour les parkings des bailleurs sociaux ce qui, je crois, a fait l?objet d?une réflexion importante pour mobiliser, d?une manière attractive, une offre de stationnement ?compétitive?, rapportée au stationnement en voirie.

Nous portons une appréciation positive sur ce projet de délibération mais nous posons donc ces deux questions.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Vous posez cette question au Maire de Paris.

M. Denis BAUPIN, au nom de l?Exécutif vous répond.

M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. Je voudrais d?abord remercier Francis COMBROUZE pour son intervention et sur le fait d?avoir souligné que ce projet de délibération concrétise un engagement pris par la Municipalité de favoriser le stationnement résidentiel. C?est une politique qui se décline à la fois en surface avec la mise en place de nouveaux tarifs instaurés depuis le 1er janvier 2002 et avec l?extension des places accessibles à ce tarif préférentiel pour les résidents, avec les parkings publics et avec les parkings des bailleurs sociaux.

Donc, une multitude de mesures qui se mettent en place, notamment au cours de cette année 2006 et qui vont permettre d?accroître de plusieurs dizaines de milliers de places le nombre de places de stationnement dans Paris, accessibles au tarif résidentiel, à des tarifs préférentiels plutôt, pour les résidents parce que ce ne sont pas les mêmes tarifs partout et j?y viens justement.

Vous soulignez, à juste titre, qu?il y a un écart de prix entre le stationnement de surface et le stationnement en parking. Cela ne me paraît pas illégitime à partir du moment où le service offert n?est pas le même. Celui qui a une place réservée dans un parking est sûr de pouvoir trouver sa place. C?est une place qui est à l?abri par rapport à tout risque d?insécurité. Ce sont des services qui légitiment le fait de payer plus cher pour une place en souterrain, par rapport à une place en surface.

Vous souligniez aussi que le tarif n?est pas le même selon les arrondissement, pour des raisons à la fois historiques, sociologiques, et de coût du stationnement, globalement. L?idée d?aller vers un prix unique peut être regardée. Le fait que cela puisse entraîner un accroissement de la fréquentation de ces parkings mériterait d?être regardée et pour cela il faudra d?abord voir, une fois que les -30 % seront mis en place, quelles seront les conséquences en termes de fréquentation.

En tout état de cause, il est clair que si les parkings devenaient saturés ou presque saturés, rien n?empêcherait éventuellement de dire qu?on remplace des véhicules qui ne sont pas des véhicules de résident par des véhicules de résident. Cela nécessite donc d?organiser cette politique.

Par ailleurs, on pourrait le faire subventionner par la Ville, mais il faut bien voir que cela aura un coût qui sera payé par le contribuable et, quelque part, c?est le contribuable qui paiera pour apporter un service à l?automobiliste. Cela existe déjà et la question est de savoir jusqu?à quel équilibre on prend en compte ces demandes.

En ce qui concerne les parkings des bailleurs sociaux, les études qui ont été effectuées ont permis d?évaluer à environ

20.000 places le nombre de places vacantes chez les bailleurs sociaux de la Ville de Paris et particulièrement 11.000 places vacantes dans les parkings de l?O.P.A.C.

Tout un travail a été effectué, depuis plusieurs années, pour aboutir à un projet de délibération qui pourrait être voté d?ici à l?été, pour une convention entre la Ville de Paris et l?O.P.A.C., qui permettrait de valoriser progressivement l?offre de l?O.P.A.C., c?est-à-dire les 11.000 places vacantes, en commençant dès 2006 par 8.000 places - c?est quelque chose de très significatif -, avec un tarif à la baisse pour les locataires de l?immeuble et un tarif préférentiel pour les résidents du quartier pour accéder à ces parkings.

Là aussi, on va complètement dans le sens de la politique municipale.

Dernier élément de précision, je ne participerai pas au vote sur ce projet de délibération en tant que Président de la S.A.E.M.E.S.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 136.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DVD 136).