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Mai 2012
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Conseil Général
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10 - 2012, DASES 195 G - Subvention et avenant à convention (35.000 euros) avec la Banque alimentaire de Paris et d’Ile-de-France (94117 Val de Marne).

Débat/ Conseil général/ Mai 2012

10 - 2012, DASES 195 G - Subvention et avenant à convention (35.000 euros) avec la Banque alimentaire de Paris et d?Ile-de-France (94117 Val de Marne).

 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous abordons le projet de délibération DASES 195 G relatif à l?attribution d?une subvention et d?un avenant à convention (35.000 euros) avec la Banque alimentaire de Paris et d?Ile-de-France (94117 Val de Marne).

Je donne la parole à Mme Fabienne GIBOUDEAUX.

Mme Fabienne GIBOUDEAUX. - Merci, Madame la Présidente.

Plusieurs projets de délibération relatifs à l?aide alimentaire sont à l?ordre du jour de ce Conseil. Ils concernent des subventions à des associations telles que ?Août Secours Alimentaire?, ?les Restaurants du C?ur?, le Secours Populaire et la Banque alimentaire de Paris et d?Ile-de-France.

A l?occasion de la 6e Commission, Mme Olga TROSTIANSKY a rappelé tout l?intérêt porté à ce dossier par l?Exécutif, ainsi que les efforts fournis afin de maintenir au meilleur niveau le soutien de la Ville de Paris aux associations d?aide alimentaire.

Ainsi, les montants des subventions de fonctionnement alloués à ces associations restent à peu près stables par rapport à l?année précédente et, dans tous les cas, ces montants sont supérieurs à ceux consentis par l?Etat dont l?aide a fortement baissé entre 2010 et 2011.

Le projet de délibération DASES 195 G concerne la Banque alimentaire pour Paris et la Région Ile-de-France qui regroupe 288 associations en Ile-de-France.

Cette association centre son action de distribution de produits alimentaires sur les associations caritatives qui les redistribuent ensuite aux personnes et familles démunies.

Via la Banque alimentaire, ce sont ainsi 71 associations qui apportent un soutien alimentaire à 40.000 personnes à Paris, en distribuant plus de 1.500 tonnes de nourriture chaque année.

La Banque alimentaire fournit également 65 épiceries sociales en Ile-de-France qui, rappelons-le, sont des structures qui mettent à disposition de leurs usagers des produits variés et de qualité, moyennant une faible participation financière, autour de 20 % du prix usuel.

Elles permettent à des personnes en situation de précarité de conserver une certaine autonomie, au moins pour l?alimentation et les produits de première nécessité.

Les réseaux d?aide alimentaire sont également des partenaires engagés dans la lutte contre l?obésité et la malnutrition et se font le relais des recommandations nutritionnelles.

En effet, les populations en situation de précarité choisissent logiquement la nourriture la moins chère, qui est aussi la plus néfaste d?un point de vue diététique (beaucoup de graisses ajoutées, peu de fruits et de légumes frais, etc.), ce qui ajoute un risque sanitaire à une situation sociale déjà très dégradée.

Il est à noter que l?activité de toutes les associations d?aide alimentaire est en augmentation continue depuis plusieurs années et ce sont plus de 3 millions de personnes qui, en 2011, ont bénéficié de l?aide alimentaire en France.

Cette situation d?insécurité alimentaire est indigne d?un des pays les plus riches au monde. Elle reflète avec violence les conséquences de la crise économique et de l?augmentation des inégalités sociales et de la précarité en France.

Vous le savez, la solidarité nationale et communautaire est organisée pour pallier cette situation, mais son avenir est incertain. Pour rappel, l?année dernière, nous avons échappé de peu à une crise alimentaire majeure avec la remise en question du Programme européen d?Aide aux plus démunis qui allouait jusque-là 500 millions d?euros à l?achat d?aliments pour l?aide alimentaire en Europe.

Je rappelle que les députés européens écologistes se sont fortement mobilisés sur ce dossier.

Aujourd?hui encore, il n?est toujours pas clair si le principe d?une aide alimentaire européenne sera maintenue après 2020 ni à combien se chiffrera l?aide dès 2013.

Ce n?est pas sans conséquence puisque ce programme européen représente entre 20 et 50 % du budget des associations d?aide alimentaire et conditionne donc la pérennité de leurs actions.

Il est donc fondamental pour l?Etat comme pour les collectivités de maintenir, aussi longtemps que la situation sociale en France le rendra nécessaire, les programmes d?aide alimentaire tant au niveau national que communautaire, mais il ne faut pas perdre de vue que l?objectif prioritaire est plus que jamais la résorption de la pauvreté et de la précarité en France, ainsi que l?insécurité alimentaire qui en découle.

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.

La parole est à Mme Olga TROSTIANSKY.

Mme Olga TROSTIANSKY, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, chère Fabienne, effectivement notre collectivité soutient de très nombreuses associations d?aide alimentaire et nous travaillons avec M. Jean-Marie LE GUEN sur la partie de lutte contre l?obésité, dans le cadre effectivement des personnes aussi les plus démunies.

La Banque alimentaire n?organise pas de distribution directe auprès des publics, mais, comme vous l?avez souligné, elle joue un rôle très important puisqu?elle fournit des produits alimentaires à 71 associations parisiennes et notamment des épiceries sociales.

Je voulais remercier vraiment chaleureusement toutes les équipes de la Banque alimentaire qui ne ménagent pas leur peine pour assurer la collecte de produits, la logistique, le stockage et l?approvisionnement des associations.

Vous avez souligné, Madame GIBOUDEAUX, l?avenir incertain du Programme européen aux plus démunis, c?est vrai que cette annonce de réduction drastique du budget européen en 2011 a suscité vraiment les plus vives inquiétudes, dans un contexte où la demande d?aide alimentaire ne cesse d?augmenter.

Avec M. Bertrand DELANOË, nous avons relayé auprès des députés européens cette inquiétude ; c?est vrai que ce programme représente un tiers des ressources alimentaires des associations.

Un compromis a été trouvé jusqu?à la fin 2013, mais il nous faut effectivement rester très vigilants et veiller à ce que, sans attendre cette nouvelle échéance, les associations aient l?assurance de pouvoir continuer à recevoir des aides à hauteur des besoins sans cesse croissants d?une partie de la population.

Je vous invite à voter ce projet de délibération.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 195 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l?unanimité. (2012, DASES 195 G).