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38 - 2012, DVD 25 - Programme 2012 de mise en accessibilité des autobus aux usagers en fauteuil roulant et demande des subventions correspondantes.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2012

38 - 2012, DVD 25 - Programme 2012 de mise en accessibilité des autobus aux usagers en fauteuil roulant et demande des subventions correspondantes.

 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Mmes Fabienne GIBOUDEAUX et Karen TAÏEB se sont inscrites sur le projet de délibération DVD 25, qui porte sur le programme 2012 de mise en accessibilité des autobus. Je vais donc leur donner la parole, puis Annick LEPETIT et Véronique DUBARRY leur répondront.

Madame Fabienne GIBOUDEAUX ?

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe. - Ce projet de délibération permet de favoriser l?adaptation de modes de transport en commun alternatifs au tout métro, puisque l'accessibilité du métro est un enjeu qui nécessite des investissements à plus long terme, ascenseurs et infrastructures lourdes.

L'adaptation des lignes de bus aux fauteuils roulants est donc une première étape qui n?exonère pas d?engager une réflexion plus approfondie pour l'accessibilité du métro en intégrant tout type de handicap et pas seulement les fauteuils, signalétiques malentendants, malvoyants, handicap mental, etc.

Ces avancées ont déjà été lancées pour les lignes de bus. D'une part, une réflexion coordonnée serait à mener sur la signalétique dans les réseaux de transport en commun à destination des touristes étrangers, personnes âgées et enfants.

D'autre part, ce programme de travaux met en lumière un travail en bonne intelligence entre la R.A.T.P. qui adapte son matériel roulant au fur et à mesure des évolutions de normes, et la Ville de Paris qui adapte les points d'arrêt en conséquence. C'est le cas pour les deux lignes 57 et 68.

Enfin, ces programmes de travaux ont une dimension métropolitaine à souligner puisque la mise en accessibilité des lignes est étendue à des axes Paris banlieue.

Cet effort sera à poursuivre pour les programmes futurs.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Mme Karen TAÏEB a la parole.

Mme Karen TAÏEB. - Merci, Monsieur le Maire.

Je vais être un peu plus longue tout en respectant le temps de parole.

Mes chers collègues, je voudrais effectivement au travers de ce projet de délibération, me féliciter du travail mené par la Ville de Paris avec la R.A.T.P. en faveur des personnes qui se déplacent en fauteuil roulant.

Redonner aux citoyens porteurs de handicap une plus grande liberté d'aller et de venir dans la cité, voilà une ?uvre qui honore Paris.

Cela a évidemment nécessité volonté politique et responsabilité et aujourd'hui nous pouvons tous saluer le travail accompli. Se déplacer signifie de pouvoir le faire de manière sûre et sans obstacles, je pense aux personnes malvoyantes ou malentendantes.

C?est évidemment accéder librement aux transports en commun, ce qui hélas semble utopique du côté du métro, mais qui est désormais rendu possible au niveau des lignes de bus circulant à Paris intra-muros et qui s'étend progressivement aux proches banlieues comme nous le voyons avec ce projet de délibération, une manière d'associer pleinement les personnes porteuses de handicap à "Paris Métropole".

Il s'agit, en effet, avec ce projet de délibération, d'un programme de travaux pour 17 lignes du réseau de jour de banlieue empruntant les voies parisiennes, comme les lignes 112, 138, ou encore 351 qui relie la place de la Nation à Roissy pôle.

Le montant de l'ensemble de cette opération s'élève à 911.233 euros TTC, une subvention de 571.444,50 euros HT étant attendue de la part du S.T.I.F.

Aujourd'hui, il s'agit donc de poursuivre conformément au schéma directeur d'accessibilité à l'espace viaire adopté en juillet 2002, l?amélioration de la mise en accessibilité des autobus aux usagers en fauteuil roulant. Cela nécessite un matériel roulant adapté doté d?un plancher bas, d?une palette rétractable et d?un système d'agenouillement.

Si la R.A.T.P. remplace progressivement son matériel roulant par des autobus équipés en systèmes adaptés, la Ville de Paris veille à ce que l'accès à ces autobus au niveau des points d'arrêt soit compatible avec les normes de déplacement des usagers en fauteuil roulant.

Cela peut nécessiter différents travaux comme le rehaussement du trottoir, la création de passages pour piétons à mobilité réduite en amont et en aval du point d'arrêt, le marquage du repère jaune, la dépose d?obstacles, voire le déplacement du point d'arrêt.

Ces travaux permettront également d?améliorer le confort de l?utilisateur en fauteuil roulant en mettant aux nouvelles normes des lignes déjà déclarées accessibles mais selon d?anciennes normes, la pente maximale de palette rétractable étant passée de 16 à 12 %.

Tout est fait pour améliorer l'accueil des usagers en fauteuil roulant aux points d'arrêt sur les plans de ligne et sur les bus, le logo universel "fauteuil roulant" signale que la ligne est accessible, les arrêts non accessibles sont repérés par un triangle jaune, si l'arrêt n'est inaccessible que dans un seul sens, le triangle jaune est accompagné d'une flèche indiquant justement le sens dans lequel l'arrêt est inaccessible.

Chaque conducteur de la ligne reçoit également une formation sur l?accueil des personnes en fauteuil, qui doit se faire de la meilleure façon possible et je pense à certains conducteurs de bus dont le freinage est un peu brutal et l'allure un peu vive, ce qui doit gêner ces personnes en fauteuil roulant.

Je suggérerais en conclusion une plus grande communication qui permettrait de mieux faire connaître aux usagers porteurs ou non de handicap ce qui est fait pour améliorer l'accessibilité aux usagers en fauteuil roulant dans les bus, ce qui aurait sans doute pour finalité un plus grand respect de l'espace public et notamment la diminution du stationnement sauvage aux abords de la station de bus qui empêche les conducteurs d'autobus de se placer de façon parfaitement parallèle au trottoir, condition sine qua non d?une utilisation parfaite du système.

Un rapprochement du trottoir serait également utile aux personnes âgées qui ont plus de mal à descendre du bus. Bref, un petit geste de chacun pour le bonheur de tous.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Mme Véronique DUBARRY va vous répondre.

Mme Véronique DUBARRY, ajointe, au nom de la 6e Commission. - Merci Monsieur le Maire.

Merci, Mesdames, de vos interventions.

Je crois que la phrase finale de Karen TAÏEB résume bien l'esprit en tout cas dans lequel nous menons ce travail conjointement avec la R.A.T.P.

Vous avez dit, Madame TAÏEB, dans votre intervention, que l?accessibilité du métro était quelque chose d'utopique. C?est vrai et c'est faux.

C'est vrai en ce qui concerne les personnes en fauteuil roulant. La R.A.T.P. a définitivement fait une croix sur la mise en accessibilité des stations de métro.

En revanche, ce que je trouve intéressant, c'est qu'elle ne s'arrête pas à cela justement, mais qu?elle est bien dans cet esprit d'accessibilité universelle, et qu'elle réfléchit énormément à des dispositifs de mise en accessibilité pour les personnes sourdes d'un côté, et c'est la raison pour laquelle il y a de plus en plus d?affichages lumineux, y compris dans les rames de métro elles-mêmes.

Egalement, pour les personnes aveugles ou malvoyantes, vous avez vu, nous avons tous vu évoluer les signalétiques dans les stations de métro qui répondent à cela, et également dans les métros les annonces sonores, et les affichages lumineux.

C?est la même chose pour les bus, il y a eu ce travail assez impressionnant, qui a été réalisé conjointement par la D.V.D. et la R.A.T.P., de mise en accessibilité des arrêts de bus, mais il y a aussi ce travail absolument nécessaire de réponse "via" le matériel lui-même et, à nouveau, c'est pour cela que nous entendons maintenant des bus qui parlent et qui nous donnent énormément d'informations.

Je ne veux pas me faire l'avocate de la R.A.T.P., c'est vrai que nous avons eu des déboires. Vous avez rappelé, Madame GIBOUDEAUX, le fait que nous sommes obligés de remettre le métier sur l?ouvrage pour deux lignes assez importantes. C'est dommage, j'espère qu'à l'avenir nous n'aurons plus à supporter ces difficultés de réglage entre les uns et les autres, parce que cela coûte cher, parce que, bien que la sagesse populaire dise que "faire et défaire, c'est toujours faire", à un moment donné, il serait bien que cela s'arrête.

En tout cas, sachez que ces partenariats sont fructueux et que nous tâchons de répondre dans l'esprit de la politique menée par la Ville, en termes de réponse d'accessibilité universelle et que nous ne prenons pas en compte seulement l?accessibilité pour les personnes en fauteuil.

De cette façon, pour une ville touristique comme Paris, cela nous permet aussi de répondre aux besoins des touristes, cela nous permet aussi de répondre aux besoins, comme vous l'avez souligné, des personnes âgées, cela nous permet aussi de répondre aux besoins des enfants qui sont aussi des usagers des transports publics et cela me paraît tout aussi important.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci beaucoup.

Un mot d'Annick LEPETIT ?

Mme Annick LEPETIT, adjointe, au nom de la 3e Commission. - Un mot pour compléter puisque, à juste titre, les personnes qui sont intervenues ont salué ce travail extrêmement important.

Je voulais dire que ces aménagements sont subventionnés par le S.T.I.F. à hauteur de 75 % et que la Ville finance les 25 % restant.

Je voulais aussi ajouter un mot, je profite de la présence du représentant du Préfet de police, pour dire que ces aménagements de bus doivent être respectés, je parle des aménagements pour que le bus puisse accoster et permettre aux personnes, celles en tout cas qui ont un handicap physique et qui ont du mal à se déplacer, d'y accéder.

Il faut à nouveau être sévère avec les automobilistes, les camions aussi, qui se garent aux endroits où le bus doit justement avoir de la place pour pouvoir bien accoster.

J'insiste parce que ce travail, ces coûts, ce financement, etc., il faut aussi qu'ils soient utiles pour le quotidien de l'ensemble de nos concitoyens.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Parfait. Merci beaucoup.

Fort de ces explications convergentes, je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 25.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2012, DVD 25).