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Mai 2006
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Vœu déposé par le groupe communiste relatif à l’acquisition de la Cité Loubeyre dans le 20e.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2006


 

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous passons à l?examen du v?u référencé n° 72 dans le fascicule, déposé par le groupe communiste, relatif à l?acquisition de la Cité Loubeyre, dans le 20e.

La parole est à Mme GÉGOUT.

Mme Catherine GEGOUT. - Merci, Madame la Maire.

La Cité Loubeyre est un immeuble industriel qui occupe une parcelle qui va du 104-106, rue des Couronnes au 23, rue de la Mare. C?est un immeuble tout à fait remarquable et d?ailleurs, sous réserve d?inventaire, en bon état.

Il est organisé autour d?une cour centrale qui donne sur ces deux rues et il témoigne de l?architecture industrielle des années 30, soit 4 corps de bâtiments et en tout 4.600 mètres carrés utiles. C?est un propriétaire privé qui le possède et il est en partie loué à des entreprises du secteur industriel et tertiaire.

Lors de l?élaboration du P.L.U. il a été -évidemment, il est très connu du quartier, cet immeuble- classé dans les volumes à conserver dans le secteur de l?artisanat et de l?industrie avec une parcelle signalée pour son intérêt patrimonial, culturel ou paysager.

La structure de l?immeuble - et je voudrais insister là-dessus- c?est quand même une chance, est parfaitement adaptée à l?exercice d?activités artisanales ou industrielles en milieu urbain. C?est-à-dire qu?il y a des hauteurs de plafond, des dalles, des monte-charges et qu?on peut faire dans ce lieu - c?est un petit hôtel industriel - des activités industrielles. On peut mettre une imprimerie sans que cela gêne les voisins. C?est quand même un lieu très, très pertinent pour cela et vous connaissez l?attachement des communistes au maintien d?activités industrielles et artisanales compatibles avec le milieu urbain. C?est essentiel. L?emploi à Paris, ce n?est pas pour demain que des bureaux ?dont on ne sait pas ce qu?il y a dedans?? Il y a du tertiaire. Il y a des activités tertiaires qui sont dans les bureaux. Il y a des activités qui sont dans des immeubles industriels. Et je sais que Christian SAUTTER - qui essaie de me faire raccourcir mon intervention - est quand même d?accord avec moi là-dessus.

Aujourd?hui, cet immeuble est vendu aux enchères. On ne sait pas à combien elles monteront. Notre demande est que soit les enchères montent à un niveau raisonnable pour la Ville - je ne sais pas à quelle hauteur il faut le fixer d?ailleurs - et dans ce cas, il serait tout à fait préférable qu?il y ait une préemption de manière à ce qu?on ait la maîtrise des activités qui vont s?y dérouler par la suite. Si par malheur, cela montait très, très haut et que la Ville ne puisse pas acheter, il faudra à ce moment-là trouver un ?deal? avec le propriétaire pour avoir la maîtrise des activités qui s?y déroulent. Parce qu?autant l?immeuble est adapté pour y mettre des P.M.E. P.M.I. surtout avec des loyers bas puisque jusqu?à présent les loyers étaient élevés et c?est bien le problème, autant si nous avions une noria de camions dans ces petites rues, ce ne serait tout de même pas idéal. Il y a vraiment une maîtrise à avoir du type d?activité.

Excusez-moi d?avoir été longue.

Je demande donc que la Ville préempte ou, au pire, maintienne la pérennité de la vocation de ce site.

Je vous remercie.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci.

La parole est à M. SAUTTER.

M. Christian SAUTTER, adjoint. - Madame GÉGOUT, il n?y a pas que les communistes qui s?intéressent à l?artisanat et à cette cité. Je crois que tous les groupes de la majorité et d?autres peut-être sont attachés à cet ensemble immobilier de la cité Loubeyre qui est magnifique d?un point de vue architectural et qui, sur 4.600 mètres carrés, permet de déployer des activités économiques dont chacun connaît l?importance pour l?emploi et pour la vie des quartiers.

D?ailleurs, cela se situe dans un quartier politique de la ville où la défense de l?emploi est particulièrement attentive. C?est aussi dans le périmètre où la SEMA-Est peut intervenir. Il y a donc un parfait accord de l?Exécutif avec la volonté que vous exprimez. Et la manifestation la plus claire, c?est que vous l?avez dit, mais c?est très important : au P.L.U. c?est un ensemble artisanal et industriel à protéger. Et je peux vous dire que nous avons prévenu les différents acheteurs que cette contrainte existait et que même si certains ont une tentation de transformer ces locaux artisanaux et industriels en autres choses, ils ont été prévenus que ce serait impossible. Il y a donc là un garde-fou tout à fait important.

L?adjudication a lieu aujourd?hui. Il y a deux solutions possibles. Soit il y a un acheteur malgré cette contrainte qui a été fixée et dans ce cas-là, la Ville de Paris ne peut que préempter au niveau que l?acheteur aura payé en ajoutant les frais, etc. Soit il n?y a pas d?acheteur et dans ce cas-là, il serait possible d?y réaliser un projet d?intérêt public.

Donc avis favorable à ce voeu qui recouvre une défense qui n?est pas seulement traditionnelle mais qui est aussi porteuse d?avenir des activités industrielles et artisanales dans notre Ville.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Monsieur SAUTTER.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe communiste, assortie d?un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2006, V. 159).