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Juin 2012
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Conseil Municipal
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59 - 2012, DGRI 18 - Subvention et convention (55.000 euros) avec l’association Moto Action (78 350 Jouy en Josas) dans le cadre de la lutte contre le Sida en Afrique (Cameroun).

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2012

59 - 2012, DGRI 18 - Subvention et convention (55.000 euros) avec l?association Moto Action (78 350 Jouy en Josas) dans le cadre de la lutte contre le Sida en Afrique (Cameroun).

 

Mme Véronique DUBARRY, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DGRI 18 relatif à l?attribution d?une subvention et convention avec l?association Moto Action (78 350 Jouy en Josas) dans le cadre de la lutte contre le Sida en Afrique (Cameroun).

M. GAREL a la parole.

M. Sylvain GAREL. - Merci, Madame la Maire.

Je vais m?exprimer sur ce projet de délibération mais d?abord sur l?ensemble des projets de délibération que nous votons aujourd?hui concernant la lutte contre le Sida en Afrique.

C?est un sujet qui, comme vous le savez, m?est cher. On s?est battu, au niveau du groupe des Verts, pour obtenir qu?il y ait de l?argent versé pour cette lutte qui est déterminante pour ce continent.

Je me souviens qu?en 2001, nous avions dit : ?Il est tout à fait amoral de voter un budget qui donne plus d?argent au P.S.G. qu?à la lutte contre le Sida en Afrique.?

Aujourd?hui, on a inversé les choses et je pense que l?on ne peut que s?en réjouir. Chaque année, nous déposons des amendements budgétaires pour augmenter cette subvention et, chaque année, cette subvention augmente et nous sommes heureux d?entendre les chiffres que M. Pierre SCHAPIRA a cités, du nombre de personnes qui sont aidées grâce à ce programme qui a maintenant, effectivement, 11 ans.

Deux petites choses, avant de revenir sur ce projet de délibération précis.

D?abord, j?apprends qu?un responsable d?ONUSIDA est venu rendre visite à la Ville. J?aurais bien aimé le savoir plus tôt, mais je suis heureux que ce soit arrivé.

Deuxième chose, je pense qu?aujourd?hui, même si malheureusement, ce que fait la Ville ne peut être qu?une goutte d?eau par rapport aux immenses besoins qu?il y a dans la lutte contre le Sida en Afrique, il est encore très important de renforcer cette lutte, pour une raison scientifique très simple : c?est que toutes les dernières études qui ont été faites sur cette maladie terrible montrent qu?aujourd?hui avec les trithérapies, non seulement on arrive à empêcher de mourir une grande partie des gens infectés par ce virus, mais en plus on les rend dans l?incapacité de transmettre le virus. C?est-à-dire que non seulement on arrive à les soigner mais on arrive à faire en sorte qu?ils ne transmettent pas le virus.

On peut donc dire aujourd?hui que, si on y mettait vraiment les moyens, on pourrait faire reculer d?une façon très importante cette maladie et que, peut-être, on a maintenant une chance de pouvoir l?éradiquer dans quelques décennies. Mais cela dépend des moyens, bien sûr, que nous mettrons. Quand je dis ?nous?, ce n?est bien sûr pas uniquement la Ville de Paris, c?est l?ensemble des collectivités, des pays, des associations du monde et en particulier des gens qui ont davantage de moyens parce que, malheureusement, comme vous le savez, beaucoup de pays africains ont des capacités sanitaires extrêmement faibles.

Je vais juste terminer par le projet de délibération sur Moto Action.

Nous nous abstiendrons sur ce projet de délibération, tout simplement parce que nous avons un désaccord sur le fait d?utiliser la moto comme vecteur de la lutte contre le Sida, parce qu?il y a un autre fléau en Afrique qui est la violence routière.

La violence routière en Afrique fait un nombre incalculable et incalculé, d?ailleurs, de morts mais il suffit de voyager dans ces pays, d?écouter les gens et de voir le nombre d?accidents, le nombre de gens qui sont tués sur les routes africaines, pour penser que la moto n?est sans doute pas le meilleur vecteur pour promouvoir une idée sanitaire et de santé.

Je vous remercie.

Mme Véronique DUBARRY, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur GAREL.

Monsieur SCHAPIRA, un mot ?

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Deux.

Mme Véronique DUBARRY, adjointe, présidente. - Allez, deux !

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, rapporteur. - Quand il y a 2 millions d?euros en jeu, quand même, on peut parler deux fois !

Merci, Madame la Maire.

Je vous remercie des paroles que vous avez prononcées sur le rôle que l?on joue. Vous en êtes évidemment les copartenaires puisque nous avions fait cela ensemble dès 2001.

Sur Moto Action, c?est un différend que nous avons, il n?est pas énorme, mais, très honnêtement, si c?était la pollution qui était le problème en Afrique, cela se saurait, d?autant que toutes les O.N.G. non seulement ont des motos, mais aussi des mobylettes et des 4x4 pour pouvoir travailler. C?est vraiment extrêmement compliqué.

Evidemment, le plan Moto Action au Cameroun a pour objectif de toucher les jeunes dont la séroprévalence reste importante. Elle est de 6,8 %. C?est pour cela que nous soutenons depuis plusieurs années cette campagne de sensibilisation itinérante, qui permet de mettre des caravanes qui dressent un village associatif et, ainsi, les jeunes peuvent y venir.

Depuis 2011, la Ville, dans cette action de Moto Action, soutient également un centre de ressources et de documentation à Yaoundé. C?est une sorte de plateforme ouverte à l?ensemble du tissu associatif local des partenaires de la lutte contre le Sida au Cameroun, évidemment, ainsi qu?à des O.N.G. étrangères. C?est donc un centre de ressources, une plateforme dans laquelle tout le monde peut venir travailler.

Ces deux actions (Moto Action et le centre de ressources) se complètent pour le public dans les zones touchées. Cette O.N.G. est également reconnue pour le sérieux de son travail.

C?est pourquoi nous proposons, évidemment, de lui renouveler notre aide pour un montant, comme vous le savez, de 55.000 euros.

Voilà ce que je voulais vous dire.

C?est vrai que l?on peut discuter ad vitam aeternam sur l?histoire des motos. Voilà ! Ils ont trouvé que c?était une bonne méthode, plus facile pour eux d?atteindre les jeunes qu?avec des gros 4x4.

Mme Véronique DUBARRY, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur SCHAPIRA.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DGRI 18.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2012, DGRI 18).