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Juin 2012
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29 - 2012, DJS 381 - Convention de financement avec la Communauté d’agglomération Plaine Commune et protocole d’accord relatifs à la réalisation d’un stade aquatique olympique sur le territoire des villes de Saint-Denis et d’Aubervilliers.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2012

29 - 2012, DJS 381 - Convention de financement avec la Communauté d?agglomération Plaine Commune et protocole d?accord relatifs à la réalisation d?un stade aquatique olympique sur le territoire des villes de Saint-Denis et d?Aubervilliers.

 

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DJS 381 concernant la convention de financement avec la Communauté d?agglomération Plaine Commune et le protocole d?accord relatif à la réalisation d?un stade aquatique olympique sur les territoires des villes de Saint-Denis et d?Aubervilliers.

La parole est à Mme Danielle FOURNIER, cinq minutes.

Mme Danielle FOURNIER. - Merci.

Je ferai plus court.

Ce projet de délibération nous propose de participer à la création d?un équipement sportif d?envergure, une piscine, dont Plaine Commune va assurer la mise en ?uvre. Ce projet de délibération nous donne plusieurs raisons de nous réjouir.

Tout d?abord, nous nous réjouissons de l?intérêt pour les clubs et les administrés parisiens.

La piscine complètera le réseau actuel des piscines parisiennes et permettra notamment de mieux satisfaire la très importante demande des usagers du Nord parisien, dont je suis, d?autant qu?une fréquentation annuelle du centre nautique par 150.000 usagers de la capitale, est présentée comme un objectif minimum.

Il faut aussi rappeler que les clubs sportifs ne disposent que de six piscines de 50 mètres, les seules valables pour un entraînement de qualité, dans Paris intra-muros.

Cet équipement sera donc à la fois - le ?à la fois? est très important en matière de fonctionnement d?équipements sportifs au service des clubs, mais aussi des simples amateurs.

Nous nous réjouissons aussi que la Ville de Paris verse une participation importante, de 20 % du total de l?opération, témoignant ainsi, enfin, de son attachement à une conception métropolitaine du sport.

Qu?un grand équipement sportif soit construit en dehors de Paris, au service des Parisiens et des communes limitrophes, est un signe concret de ce que peut être la métropole à venir.

Cela pourra servir d?exemple, a contrario de ce qui s?est fait pour Roland-Garros, où une solution de ce type aurait permis de sauvegarder les serres d?Auteuil.

Enfin, nous nous réjouissons que ce projet, en période de crise des finances publiques, ait été réduit.

Le budget de construction a baissé de 74 à 65 millions d?euros. Néanmoins, Plaine Commune doit céder un terrain évalué à 30 millions d?euros et devra subir un coût de fonctionnement annuel de 2 à 3 millions d?euros.

Pour terminer, je voudrais rappeler, cependant, que ce projet participe aussi d?une politique sportive privilégiant le sport de haut niveau. En effet, d?après la délibération, Paris ne semble pas avoir renoncé à présenter sa candidature pour recevoir prochainement les Jeux olympiques, par exemple en 2024.

Pour notre part, nous continuons à penser qu?il n?y a pas besoin des grandes compétitions internationales et de leur barnum médiatique qui a pour effet de vider les caisses des villes accueillantes, pour construire des équipements sportifs au service des habitants.

D?ailleurs, l?équipement en piscine de proximité à Saint-Denis, Villetaneuse et dans l?ensemble de la Seine-Saint-Denis, comme à Paris, demeure très largement insuffisant et l?amélioration de l?offre doit demeurer un objectif important.

Pour terminer, un regret : nous regrettons que le mode de gestion de cette piscine soit la D.S.P. A Paris, d?ailleurs, toutes les grandes piscines, celles de 50 mètres, sont en délégation de service public. Ce n?est pas une philosophie générale, mais nous pensons que c?est une question qui mériterait d?être posée et reposée que celle de la gestion de ces piscines en D.S.P. et y réfléchir pourrait s?inscrire dans la proposition qui a été faite d?Assises du sport à Paris, que, pour notre part, nous attendons avec impatience.

Merci.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Madame.

La parole est à Mme Marie-Annick BARTHE.

Mme Marie-Annick BARTHE. - Monsieur le Maire, je me fais l?écho auprès de vous d?un très beau projet issu de l?héritage de la candidature de la Ville de Paris à l?organisation des Jeux olympiques qui vont se dérouler à Londres du 27 juillet au 12 août prochain.

Conscients de la faiblesse de l?offre française en matière de bassins d?envergure internationale, l?Etat, la Région, la Communauté d?agglomération Plaine Commune et la Ville de Paris ont souhaité s?associer pour financer la construction d?un centre aquatique olympique.

Il verra le jour en 2016, à quelques encablures du Stade de France, et permettra d?offrir aux nageurs français un équipement à la mesure de leurs performances et de leur talent, capable d?accueillir les championnats d?Europe, du monde et les grands ?meetings? internationaux.

Si la Ville de Paris peut attendre d?importantes retombées économiques et médiatiques de ces grandes compétitions, le projet présente aussi - et c?est là à mon sens également un de ses points forts - un intérêt certain pour les Parisiens, dont les piscines sont toujours citées comme étant l?équipement sportif préféré, et pour le sport de proximité.

Cet intérêt tient au choix du site qui est particulièrement bien desservi par les infrastructures de transports existantes et à venir et à la mise en place à côté du bassin olympique de ses deux bassins d?échauffement et du bassin conçu pour les plongeons, d?espaces extérieurs avec des plages, un solarium et des jeux d?eau, autour d?un bassin découvert de 50 mètres.

Ce centre nautique complètera idéalement le réseau actuel des piscines du Nord de Paris. Les prévisions de fréquentation annuelle tablent sur 150.000 Parisiens, ce qui est extrêmement intéressant.

Quant au sport de proximité, les grands clubs parisiens de natation, de plongeon, de water-polo auront accès à ce centre aquatique, en particulier les week-ends, ce qui va élargir considérablement l?offre sportive limitée à six piscines de 50 mètres dans Paris ?intra-muros? et à la seule piscine Vallerey dans le 20e arrondissement pour les compétitions importantes.

Ce projet de 68 millions d?euros, subventionné par l?Etat, par la Région, par la Communauté d?agglomération Plaine Commune et bien entendu par la Ville de Paris à hauteur de 20,7 % pour notre collectivité, est aussi exemplaire de cet Etat partenaire appelé de ses v?ux par le Président de la République dans son discours à l?Hôtel de Ville le 15 mai dernier et de ces réalisations de fait qui concrétisent l?émergence d?une métropole parisienne, capable d?affronter, comme il l?indiquait également, tous les défis qui se présentent à elle à l?échelle pertinente.

Gageons que le partenariat développé avec l?Etat, la Région et ici Plaine Commune, à laquelle la mise en ?uvre de ce projet a été confiée, saura trouver des traductions tout aussi concrètes dans bien d?autres dimensions de Paris Métropole.

Par ailleurs, Monsieur le Maire, j?espère que vous êtes quand même un peu intrigué par des deux imposantes coupes que j?ai sur mon pupitre.

Il est d?usage, lorsqu?un club parisien réalise de belles performances, que communication en soit faite à notre Assemblée. C?est le cas du Sporting Club de Paris, un club du 13e arrondissement qui vient d?être champion de France de Futsal et qui vient de gagner la coupe de France de Futsal.

Pour ce doublé qui a été réalisé pour la deuxième année consécutive par ce club, il a été désigné comme étant le meilleur club parisien de haut niveau par le Comité départemental Olympique et Sportif français.

Il organisera la première phase de la coupe de l?U.E.F.A. de Futsal où il va représenter la France, ceci se fera Halle Carpentier au début du mois d?août prochain.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Vous transmettrez au nom du Conseil de Paris toutes nos félicitations à ce club sportif et au maire qui est un grand sportif, évidemment.

La parole est à M. Jean VUILLERMOZ.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Merci.

Evidemment, je m?associe aux bravos de l?Assemblée pour le Sporting. Je laissais à Mme BARTHE et au maire du 13e arrondissement l?occasion d?en parler et vous noterez que ce sont deux très belles coupes.

Pour ce qui concerne la piscine d?Aubervilliers, merci à Danielle FOURNIER et merci à Marie-Annick BARTHE d?avoir évoqué cette belle réalisation.

Comme cela a été dit, effectivement, c?est depuis la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2012 et après le choix de Londres que la Ville a maintenu son engagement de participer à la réalisation d?un stade nautique olympique, à hauteur de 14,07 millions d?euros, soit 20 % de l?opération H.T.

J?y étais, on y a participé, on en a discuté dès le choix de Londres avec le Maire de Paris pour maintenir un certain nombre de financements pour le sport à Paris, malgré la perte des Jeux olympiques.

La future piscine aquatique d?Aubervilliers, c?est aussi, comme vous l?avez dit, Madame FOURNIER, un exemple de projet à vocation métropolitaine.

Je souligne simplement que nous travaillons aussi sur la dimension sportive de la métropolisation des politiques publiques. Nous travaillons sur la revalorisation des parcs interdépartementaux ainsi que sur les opportunités de mutualiser certains équipements sportifs, mais surtout sur les possibilités de créer des équipements intercommunaux.

Il existe de plus en plus une perméabilité entre Paris et les villes riveraines, permise notamment par les opérations urbaines qui visent à effacer la fracture du périphérique.

Dans le cadre d?une démarche à long terme, il apparaît indispensable de conduire avec les villes voisines une réflexion afin de densifier le maillage du territoire en équipements sportifs et de mutualiser ces équipements au sein de bassins de vie cohérents.

Vous m?avez posé deux questions. Sur la D.S.P., sur la gestion, je vous rappelle que si la Ville de Paris participe au financement des investissements, il n?est pas question pour nous de participer au financement du fonctionnement. Donc, évidemment, le choix de la D.S.P. a été fait parce qu?il y avait des difficultés pour les gestionnaires à pouvoir gérer cet équipement.

En ce qui concerne Paris, les D.S.P., notamment dans les équipements les plus grands en matière nautique, c?est-à-dire les piscines de 50 mètres, permettent tout simplement aujourd?hui d?augmenter la plage horaire de fonctionnement de la piscine.

Vous savez qu?aujourd?hui toutes les piscines parisiennes qui sont gérées en régie ferment à 22 heures, 22 heures 30 maximum, alors que d?être en D.S.P., cela permet d?avoir un élargissement de la plage horaire jusqu?à 23 heures, voire 24 dans certains cas.

Quant aux Jeux olympiques en 2024, il est beaucoup trop tôt pour en parler. Je crois que les deux échecs que nous avons subis, en ce qui concerne Paris, je ne crois pas que ce sera pour la prochaine période, s?il y a une perspective de Jeux olympiques, seulement à Paris, mais au niveau de la Région, au niveau au moins de la métropole, mais cela ne pourra pas être simplement Paris parce qu?aujourd?hui Paris est plein comme un ?uf en matière d?équipements sportifs, je vois mal comment on pourrait continuer à en réaliser.

C?est une question qui viendra certainement, ce ne sera pas directement dû à la Ville de Paris, c?est une discussion qu?il faudra avoir avec le Comité olympique en premier.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Maire.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 381.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2012, DJS 381).