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Avril 2009
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Conseil Municipal
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2009, DU 13 - Procédure de dialogue compétitif visant à l'acquisition, dans le cadre d'une ligne intégrée de mobilier urbain, d'un modèle de réceptacle de propreté et d'un modèle évolutif de mobilier d'assise.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2009


 

Mme Anne HIDALGO, première adjoint, présidente. Nous passons à l'examen du projet de délibération DU 13.

La parole est à Mme DOUVIN.

Mme Laurence DOUVIN. - Merci, Madame la Maire.

Avec ce projet de délibération, nous touchons à des éléments qui sont important dans la vie urbaine. Je voudrais attirer votre attention sur deux points.

Tout d'abord, en ce qui concerne les corbeilles, nous avons vu installés partout, depuis la mise en ?uvre du plan Vigipirate, ces sacs transparents assez inesthétiques, parfois défaits de leur socle, gisant au sol au milieu de leur contenu ou encore totalement absents du porte-sac.

Plusieurs orateurs de notre groupe sont déjà intervenus sur ce sujet, notamment Jean-Pierre LECOQ, maire du 6e. Nous ne pouvons donc que nous réjouir de voir qu'il est envisagé de commander de nouveaux mobiliers.

Il me semble que Paris est la seule ville où fleurisse ce sac inesthétique. Or, nous ne sommes certainement pas la seule à être menacée d'un risque terroriste ! Il y a donc moyen de disposer d'un matériel qui réponde aux critères de sécurité tout en étant plus discret, plus esthétique et peu encombrant.

J?ai bien compris qu?il devait s?agir d'un sac susceptible d'être enlevé rapidement, comme c'est le cas actuellement pour ne pas augmenter le temps de collecte. Ceci n?empêche pas le choix d'un porte-sac qui soit entouré d'un habillage plus adapté au cadre des rues parisiennes et donc n?attirant pas le regard sur un sac en plastique rempli de papiers et autres détritus, regard imposé à tous.

D'autre part, deuxième partie de ce projet de délibération, est-il possible de saisir l'occasion du remplacement de ce mobilier pour installer des réceptacles qui offrent la possibilité d'un tri sélectif ? Ce serait bon en tout cas de commencer par le faire peut-être dans les jardins et espaces publics.

En ce qui concerne le mobilier d'assise, je ne saurais trop recommander de diversifier les modèles, afin de pouvoir les localiser ensuite selon les caractéristiques de l'endroit envisagé, qui ne sont jamais les mêmes.

Et enfin, pour l'ensemble de ces mobiliers, leur implantation doit se faire impérativement avec l'accord du maire de l'arrondissement concerné, car lui seul est véritablement à même de connaître les besoins locaux et de savoir si l'implantation projetée est pertinente ou si, au contraire, elle doit être envisagée ailleurs ou même annulée pour des questions liées aux problèmes susceptibles d?être rencontrés par les riverains.

Je vous remercie donc des précisions que vous pourrez apporter à mes remarques.

Mme Anne HIDALGO, première adjoint, présidente. Merci.

Madame Claire de CLERMONT-TONNERRE, vous avez la parole.

Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Madame le Maire, mes chers collègues, ce projet de délibération nous laisse espérer qu'enfin les rues et les jardins parisiens disposeront d?un nouveau modèle de réceptacle de propreté et d'une nouvelle ligne de mobilier d'assise, adaptée aux usages de nos concitoyens et à la diversité des paysages de notre Capitale.

Il me semble néanmoins utile de rappeler à l'attention de ceux de nos collègues qui ne siégeaient pas dans cette enceinte sous la précédente mandature, que la procédure de dialogue compétitif qui nous est aujourd'hui proposée est en fait une sorte de recyclage de diverses consultations engagées il y a cinq ans et qui se sont soldées par un échec.

A titre d'exemple, pour les seuls réceptacles de propreté, vous aviez, Madame le Maire, lancé dès 2004 une première consultation pour la réalisation d?une corbeille avec cuve, dont le résultat s'est révélé décevant. En 2006, vous avez alors lancé une deuxième consultation portant cette fois sur un modèle de porte-sac dont le prototype n'a pas convaincu. Les démarches se sont ainsi succédé jusqu'en 2007, sans qu?aucun projet n?aboutisse, sur le plan tant de la fonctionnalité que de l'adaptation au paysage urbain.

En revanche, procédure après procédure, près de 500.000 euros ont déjà été engloutis pour les seules corbeilles de propreté alors que nous en sommes toujours à la case départ. Il faut avouer que les multiples exigences figurant dans les divers cahiers des charges établis par la Ville ne pouvaient que déboucher sur des projets assez moyens, en particulier pour les réceptacles de propreté qui doivent intégrer une multiplicité de contraintes, de nature à brider considérablement le travail des concepteurs.

Ceci étant dit, nous ne pouvons plus nous satisfaire aujourd'hui des 30.000 porte-sac vieillissants dont a parlé ma collègue Laurence DOUVIN, qui, du fait de leur implantation désordonnée et de leur état de dégradation, polluent le paysage ou concentrent les dépôts sauvages à leur pied. Il y a donc désormais urgence à proposer un nouveau modèle de réceptacle qui s?intègre dans les différents quartiers de notre Capitale et de nouveaux mobiliers d'assise confortables et élégants.

En revanche, Madame le Maire, je m?étonne que, pour cet important projet qui impactera le paysage de nos rus et de nos jardins, vous n'ayez ni jugé utile de consulter la Commission du mobilier urbain, ni soumis à ses membres les caractéristiques techniques et esthétiques des mobiliers qui figurent dans le règlement de la consultation annexé au projet de délibération.

Je rappelle à votre souvenir que cette commission, que vous avez d?ailleurs réorganisée en 2008, a pourtant vocation à être saisie de toute question ayant trait au mobilier urbain intéressant l?espace public parisien et à proposer les lignes directrices de la politique municipale en ce domaine. Or, aujourd'hui tout ceci reste lettre morte car cette commission n'a jamais été réunie depuis le début de cette nouvelle mandature.

Merci.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Mme Annick LEPETIT vous répond.

Mme Annick LEPETIT, adjointe, au nom de la 3e Commission. - Rapidement, car je tiens à saluer cette belle unanimité qui montre que la procédure de dialogue compétitif que nous lançons pour justement définir une nouvelle ligne de mobilier urbain, à la fois esthétique et fonctionnelle, est saluée ici sur tous les bancs.

Il s'agit bien évidemment de réceptacles de propreté, mais là je laisse François DAGNAUD en dire un mot.

Concernant les mobiliers d'assise, il s'agit principalement de bancs, mais pas seulement. Il y aura aussi des fauteuils éventuellement. En tout cas, ce qui nous intéresse c'est de pouvoir avoir un choix nouveau de mobilier urbain et nous commençons bien évidemment à la fois par les bancs et les réceptacles de propreté.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Merci beaucoup, Madame LEPETIT.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DU 13.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2009, DU 13).