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Avril 2009
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2009, Vœu déposé par Mmes Laurence DOUVIN, Claire de CLERMONT-TONNERRE, Hélène MACÉ de LÉPINAY, Anne-Constance ONGHENA et les élus du groupe U.M.P.P.A. relatif à la présence des adjoints en Commission.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2009


 

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Nous allons examiner le v?u référencé n° 59 dans le fascicule, relatif à la présence des adjoints en Commission et qui a été déposé par le groupe U.M.P.P.A.

Je donne la parole à Mme ONGHENA.

Mme Anne-Constance ONGHENA. - Merci, Monsieur le Maire.

Le Maire de Paris devant cette Assemblée se pose régulièrement comme un super démocrate, respectueux des uns et des autres et de tous en général. Nous notons qu'après un an de début de mandature, ce même Maire de Paris continue d'écorcher les noms de famille des élus de l'opposition, ceux-là même qu'il prétend respecter.

Pour illustrer tous ces bons mots, deux exemples : la 4e Commission du 31 mars où les élus de droite comme de gauche ont attendu les adjoints sans beaucoup d'information. Autre exemple, la 9e Commission du 3 mars qui s'est déroulée sans la présence de l'adjoint concerné.

Alors, notre temps vaut bien le vôtre. Je sais bien que vous allez nous parler de la présence pendant les Commissions. Je voulais vous rappeler que la question des présences pendant les Commissions concerne tous les groupes politiques qui siègent sur cette Assemblée.

En résumé, nous demandons que les intentions de Bertrand DELANOË dépassent les déclarations en séance et que les situations décrites dans ce v?u ne se représentent plus.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépedants).

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci.

Je donne la parole à M. François DAGNAUD. Non, d'abord à MARCOVITCH et, ensuite, François pour répondre.

M. Daniel MARCOVITCH. - Monsieur le Président, mes chers collègues, c'est en tant que Président de la 4e Commission que j'interviens. Il est vrai qu'il y a eu du retard dans le déroulé de la séance de cette 4e Commission qui - je dois le dire - depuis maintenant un an, s'est passée remarquablement bien et avec une grande assiduité des élus, et je ne reviendrai certainement pas sur la présence des élus lors de mon intervention.

Cependant, il est vrai qu'il peut y avoir des impératifs et des impondérables qui font qu'une réunion de l'Exécutif s'est tenue ce mardi à 9 heures. Nous avons essayé le plus vite possible de prévenir les membres de la Commission qu'il y avait un retard d'une heure dans le début de nos travaux.

Les adjoints, en charge des différents projets de délibération sont arrivés progressivement. Il y a eu à un moment une rupture dans la présence des adjoints d'un quart-d'heure environ.

Je pense que cela ne nécessitait peut-être pas tant de manifestations. Il s'agit vraiment de quelque chose de tout à fait exceptionnel. Voilà ce que je voulais dire en tant que Président, qui veut marquer aussi sa satisfaction de la présence de tous les élus.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Madame BERTRAND, Présidente de la 9e Commission, vous avez été attaquée personnellement quasiment, c'est à vous.

Mme Geneviève BERTRAND. - Merci, Monsieur le Maire.

Effectivement, en attaquant Christophe GIRARD, c'est un peu moi qui suis attaquée, j'ose le dire.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, Communiste et élus du parti de Gauche, du Mouvement républicain et citoyen et "Les Verts").

Christophe GIRARD est vraiment, comme tous les adjoints qui participent aux travaux de la 9e Commission, un adjoint exemplaire. Et franchement, utiliser cet argument d'une absence signalée, indiquée, dont j'ai été informée, peut-être n'ai-je pas informé tous les élus avant, c'est vrai, alors que c'est la seule fois en huit ans qu'il a été absent de ladite Commission, je me sens meurtrie personnellement car c'est un adjoint d'une compétence exemplaire, d'une générosité totale, d'une disponibilité absolue et d'une assiduité exemplaire.

Nous pouvons tous, membres de la 9e Commission, rendre un hommage appuyé à Christophe GIRARD. Merci.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, Communiste et élus du parti de Gauche, du Mouvement républicain et citoyen et "Les Verts").

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Madame BERTRAND.

Pour répondre, M. François DAGNAUD a la parole.

M. François DAGNAUD, adjoint. - Que dire après cela, je m'apprêtais à prendre avec honneur la défense de la Présidente Geneviève BERTRAND et du Président Daniel MARCOVITCH, injustement mis en cause par ce v?u. Je crois qu'ils l'ont très bien fait eux-mêmes et je propose donc à Anne-Constance ONGHENA de retirer son v?u.

Je veux lui dire que j'avais le sentiment que ce v?u appartient à la catégorie des v?ux d'humeur trop vite rédigés, trop vite déposés et qu'effectivement, le prétexte pris du retard de quelques minutes de quelques adjoints la semaine dernière ne me paraît pas justifier le dépôt d'un v?u, d'autant que la 4e Commission comme la 9e Commission, sous la haute autorité de leur président respectif, fonctionne de façon tout à fait utile et exemplaire.

D'ailleurs, je veux saluer la participation des élus du groupe U.M.P. à ce fonctionnement intéressant et constructif. Mme ONGHENA et Mme de CLERMONT-TONNERRE notamment, sont des membres assidus de la 4e Commission et leur concours y est précieux.

Je souhaite que ce geste d'humeur soit remis à sa juste place. J'ai d'ailleurs pris la peine, je crois que notre collègue pourra en témoigner, de présenter les excuses des adjoints auprès de nos deux collègues qui avaient manifesté le jour même leur mauvaise humeur. J'ai trouvé normal et courtois de le faire. Je ne pensais pas nécessaire de revenir sur l'incident au détour du dépôt d'un v?u. S'agissant de l'absence excusée, anticipée et parfaitement exceptionnelle de Christophe GIRARD, Mme BERTRAND l'a évoquée.

Christophe GIRARD, en plus, était en mission humanitaire et m'a demandé de le préciser. Il a été, lui aussi, un peu vexé, mais il a la peau dure, de cette mise en cause un petit peu inutile. N'épiloguons pas et je demande à Mme ONGHENA le retrait de ce v?u, s'il n'était pas retiré, je serais évidemment amené à demander son rejet.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Madame ?

Mme Anne-Constance ONGHENA. - Deux petites choses. Personne n'a pas été mis en cause de manière directe, c'est un mode de fonctionnement général qui était précisé. Mme BERTRAND n'était absolument pas visée, quant à Daniel MARCOVITCH, nous avons eu l'occasion d'en discuter.

Effectivement, Claire de CLERMONT-TONNERRE et moi-même avons apprécié le geste de François DAGNAUD de nous téléphoner pour s'excuser. A travers ce v?u, ce que nous souhaitions, c'était non pas un geste d'humeur, mais marquer et entériner que ce mode de fonctionnement ne pouvait pas durer. Je crois que les excuses qui ont été formulées de part et d'autre nous permettent, après avoir entériné l'importance pour nous du respect du mode de fonctionnement des Commissions, de retirer ce v?u.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Madame.