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Avril 2009
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2009, Vœu déposé par Mme Fabienne GASNIER et les élus du groupe Centre et Indépendants relatif à la saleté des pieds d'arbre et des trottoirs due au dépôt de mégots.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2009


 

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Nous allons examiner le v?u référencé n° 58 dans le fascicule, relatif à la dégradation des pieds d?arbre et des trottoirs due au dépôt de mégots, qui a été déposé par le groupe Centre et Indépendants.

Je donne la parole à Mme Fabienne GASNIER.

Mme Fabienne GASNIER. - Les pieds d'arbre subissent de nombreuses dégradations du fait des dépôts de papiers gras et de mégots de cigarette qui s'insèrent et s'entassent dans les grilles d?arbres. C'est une situation qui est devenue problématique, tant sur le plan de la propreté que sur le plan environne-mental. Elle existe depuis plusieurs années sans que l'on parvienne à trouver une solution. Or, la situation s'est encore aggravée depuis la loi interdisant de fumer dans les bars et restaurants. Les gens sortent fumer dehors et les mégots se trouvent pour une bonne partie à s'accumuler au pied des arbres de la Capitale.

Plusieurs systèmes de grille d'arbre ont été testés jusqu'à présent et peinent finalement à trouver satisfaction. Un nouveau système alliant un conglomérat de sable et de granulat semble permettre une amélioration. Le système de grille pleine, qui existe déjà dans certains endroits, est aussi une piste à explorer. L'apparition d'un modèle de cendrier urbain, appelé boule à mégots, pourrait aussi offrir une solution efficace.

Dans cette perspective, nous demandons à la Municipalité d?identifier, en collaboration avec les mairies d'arrondissement, les zones où les pieds d'arbre sont particulièrement vulnérables et pour lesquelles le nouveau système de conglomérat de sable et de granulat ou le système de grille pleine pourrait être généralisé afin de les protéger au mieux des dégradations.

Nous souhaitons également que ces mesures s'accompagnent de la mise en place, à titre expérimental, de cendriers urbains dans les zones identifiées sensibles à ce problème de propreté.

Nous vous remercions.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Madame.

Pour répondre, je donne la parole à François DAGNAUD.

M. François DAGNAUD, adjoint. - Merci bien.

Je me réjouis de constater à quel point la démarche de partenariats, de copilotage de la propreté entre la Mairie de Paris et les mairies d'arrondissement est déjà inscrite dans les esprits et fait déjà son chemin ; l'intervention de Mme GASNIER en est une merveilleuse illustration. Vous avez, chère collègue, parfaitement décliné à la fois la problématique à laquelle nous sommes confrontés... Elle n'est pas nouvelle ! Ce n'est pas depuis 2001 que les Parisiens fument dans les rues, mais c'est vrai qu'après l'interdiction faite de fumer dans les lieux de convivialité et le respect exemplaire et intéressant d'ailleurs par les Parisiens de ces nouvelles réglementations, nous avons vu exploser - si j'ose dire - dans nos rues, le nombre de mégots, ce qui nous amène évidemment à être réactifs et à trouver des solutions nouvelles.

C'est ce que nous avons fait. Vous les avez rappelées : exemption de droit de terrasse pour les exploitants qui installent des cendriers devant leurs établissements, intégration de cendriers de rue dans le nouveau mobilier urbain et dans les nouveaux RDP, nous venons d'en parler tout à l'heure en début de matinée.

Sachez que j'ai souhaité que soient systématiquement intégrées, lors de chaque autorisation de droit de terrasse, l'installation et la gestion de cendriers de rue par les bénéficiaires de ces dites exploitations. Et là aussi, nous avons besoin de travailler en partenariat avec les 20 mairies d'arrondissement parce que nous avons besoin que les mairies d'arrondissement mobilisent, elles aussi, leur réseau de proximité, s'agissant notamment des relations qu'elles ont naturellement avec les associations de commerçants, avec les fédérations d'artisans et avec les entreprises d'ailleurs qui sont aussi concernées.

Sachez enfin que j'ai demandé à Mme la Secrétaire générale de la Ville que la Ville de Paris soit, c'était la moindre des choses, exemplaire sur le sujet et que des cendriers de rue soient installés et gérés devant la totalité des bâtiments municipaux.

Alors, nous avons également - et vous l'avez évoqué, Madame - identifié, élaboré en partenariat avec la D.P.E. et le service de l'Arbre de la DEVE, un dispositif de comblement des grilles d'arbres qui à la fois en facilite l'entretien, qui préserve la vie de l'arbre et qui ne l'asphyxie pas. Nous avons expérimenté ce dispositif dans un certain nombre d'arrondissements. Il a lui aussi vocation à se déployer progressivement et nous en attendons de réels progrès.

Nous sommes en phase sur l'analyse des enjeux, sur la liste des initiatives utiles à prendre et, de ce point de vue-là, je n'aurai naturellement aucune raison de m'opposer à l'adoption de votre v?u.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u déposé par le groupe Centre et Indépendants assorti d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le v?u est adopté. (2009, V. 102).